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Publié par Guy Millière le 12 janvier 2018

J’ai, dès le moment de la campagne électorale, dénoncé l’imposture que constituait la candidature d’Emmanuel Macron.

J’ai, lorsqu’il a été élu, continué à dénoncer l’imposture.

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Nous sommes, sept mois plus tard, dans la continuation de l’imposture.

Emmanuel Macron persiste à prononcer des discours vides et vagues, agrémentés parfois d’inepties et d’abjections.

Il prend la pose et imite les Présidents des États-Unis lorsqu’il signe des lois, mais ces lois relèvent du simulacre.

La réforme du Code du travail ne change pas grand-chose à celui-ci, et ceux qui y voient des surcroîts de flexibilité à même de redonner du dynamisme à l’économie et de la flexibilité aux entreprises se contentent d’infiniment peu.

La loi anti-terroriste est du même acabit, et constitue une gesticulation destinée à cacher l’immobilisme : elle ne nomme même pas les dangers, et propose des mesures qui sont semblables à celles qui existaient déjà dans d’autres lois, et portent tout juste des noms différents.

Macron incarne, non pas un renouveau pour la France, mais une déliquescence prolongée, un déclin en pente douce qui conduit vers la faillite et vers l’extinction

Les changements dans la fiscalité sont du même ordre : certaines taxes sont supprimées, d’autres sont considérablement alourdies, et le résultat est donc nul.

Quand il ne signe pas des lois qui relèvent du simulacre, Macron brasse du vent et montre qu’il ne manque pas d’air : il se prend pour plus important qu’il n’est en réalité et organise des sommets coûteux, inutiles et grandiloquents, tels que, récemment, le “One Planet Summit” (Sommet Une Planète) censé mettre en place les moyens de sauver l’humanité contre un “dérèglement climatique” qui n’existe pas.

Quand il parle de la France, Macron s’efforce vite de changer d’échelle et de passer à un discours sur l’Europe et un “projet européen” qu’il entend, dit-il, élaborer avec l’Allemagne.

Mais il ne dit, bien sûr, pas que l’Allemagne est dans une situation difficile et dans un crépuscule préoccupant.

Quand il parle de politique étrangère, il s’affirme porteur de grands principes, mais il trahit aussitôt ces principes en s’affichant avec des criminels musulmans criminels et corrompus, tels Recep Tayyip Erdogan, Hassan Rohani, ou Mahmoud Abbas.

Il peut continuer sur sa lancée, parce qu’une non-pensée quasiment monolithique, débile et débilitante, règne de manière hégémonique en France, et parce qu’en conséquence, les mots perdent leur sens.

Macron peut, ici ou là, ainsi, se trouver qualifié de “libéral”, ce qu’il n’est pas une seule seconde, sauf aux yeux de ceux qui ne connaissent rien de la pensée libérale ou qui ont trop lu Lénine.

Il peut continuer sur sa lancée aussi parce qu’il est parvenu à susciter une décomposition de la vie politique, et parce qu’il n’a pas en face de lui une opposition claire, établie et structurée.

Il incarne, non pas un renouveau pour la France, mais une déliquescence prolongée, un déclin en pente douce qui conduit vers la faillite et vers l’extinction, sans heurts apparents pour le moment.

Il est le vecteur, non pas, comme cela se dit ici ou là, d’une soumission de la France à un ordre mondial qui se mettrait en place, mais de la gestion d’une euthanasie.

Pas une seule fois dans ses discours, il n’a évoqué les réels problèmes auxquels la France est confrontée, sinon de manière vague et insignifiante.

Il y a, en France, aujourd’hui, plus de huit millions de personnes vivant dans l’extrême précarité, sinon la misère, et une croissance asthénique résultant de prélèvements obligatoires écrasants et de réglementations liberticides.

Rien n’est fait pour amoindrir la précarité par la création d’emplois productifs, ou pour diminuer les prélèvements obligatoires et réduire le nombre des réglementations liberticides et relancer l’investissement.

Il y a une islamisation préoccupante, l’expansion des zones de non-droit, et un phénomène de partition du pays entre deux populations étrangères l’une à l’autre : l’une musulmane et de plus en plus éloignée de l’intégration (et incluant en son sein des groupes prédateurs), l’autre non musulmane et de moins en moins chrétienne, en perte complète de repères, condamnée à subir.

Des discours sirupeux et faux sur l’islam ne peuvent en aucun cas conduire à une solution, la fréquentation servile d’autocrates islamiques non plus.

La situation était déjà préoccupante sous François Hollande.

Elle est désormais désespérée.

Je ne veux pas déduire que les Français, en ayant porté Emmanuel Macron au pouvoir après François Hollande ont choisi le suicide.

Il m’arrive néanmoins de le penser.

Y a-t-il quelqu’un pour arrêter les engrenages enclenchés ? Je n’ai pas la réponse.

Je ne vois personne.

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© Guy Millière, Adapté d’un article publié sur les4verites.com

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