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Publié par Gilles William Goldnadel le 15 janvier 2018

Tandis qu’outre-Atlantique la grand-messe du Bien «télégénique» a trouvé en Oprah Winfrey une nouvelle prêtresse, la France continue de s’agiter après la tribune signée par une centaine d’alter-féministes. Gilles-William Golnadel donne sept conseils à ceux qui veulent résister à la folie médiatique.

Premier conseil: d’abord, ne doutez surtout pas de la folie du temps

À ceux qui souhaitent résister au vent de folie idéologique qui souffle, j’ai, immodestement, sept conseils à offrir.

Premier conseil: d’abord, ne doutez surtout pas de la folie du temps. La semaine passée aura été aussi venteuse que les précédentes. Sur ces deux fronts, qui en fait n’en font qu’un.

Dans l’hebdomadaire de la gauche convenue, on vous a expliqué, un prix Nobel littéraire en tête, que le gouvernement français s’apprêtait à déchoir en prétendant vouloir résister aux grands flux migratoires.

C’est là qu’arrive déjà mon deuxième conseil: n’oubliez pas que ceux que vous lisez n’ont ni complexe, ni humilité, ni mémoire.

Ils se sont systématiquement et monstrueusement trompés depuis des décennies.

  • Ils vous ont dit que le communisme était une bonne idée.
  • Ils vous ont dit que l’immigration était une chance pour la France.
  • Ils vous ont dit que les migrants étaient inoffensifs.
  • Ils vous ont dit que le printemps arabe était une merveille.
  • Ils vous ont dit que l’antisémitisme n’avait rien à voir avec l’islamisme.

Ils continuent ainsi leurs errements esthétiques avec le même narcissisme agréable et gratuit.

Ils savent que ce ne sont pas eux qui en paieront le prix.

Mon troisième conseil est juridique: ils sont en train de dévoyer impunément le droit d’asile.

Celui-ci est réservé exclusivement à ceux qui encourent personnellement dans leur pays les violences de l’État.

Lundi dernier, à la radio active de notre État passif, en présence du responsable administratif de l’OFPRA, on détournait effrontément la loi internationale de l’asile en voulant abusivement et follement l’étendre à l’ensemble des habitants de la planète. On vous expliquait doctement que les migrantes violées par leurs compagnons de traversée, que l’immigrant climatique comme l’économique avaient le droit irréfragable de pénétrer sans droit et comme bon lui semble sur le territoire national.

N’ayez pas honte et soyez même fier d’aimer vos enfants davantage que ceux des autres qui ne sont pas meilleurs

Ici demeure la démence et commence la souffrance pour les hommes de France.

Car mon quatrième conseil est moral: le devoir d’humanité n’est pas réservé exclusivement à l’Autre, sauf à se faire inhumain pour son pays et ses propres enfants. N’ayez pas honte et soyez même fier de les aimer davantage que ceux des autres qui ne sont pas meilleurs. Et de vouloir les protéger contre la dilection névrotique de l’altérité.

L’autre vent de folie est venu, comme désormais après chaque marée médiatique, des Amériques.

On nous a expliqué avec un enthousiasme qui se devait communicatif que lors de la cérémonie des Golden Globes à Los Angeles le 7 janvier, Oprah Winfrey avait «électrisé» son assistance hollywoodienne. Avec un art consommé de la mise en scène empathique, on pouvait voir des acteurs en transe quasi-hypnotique recevoir les imprécations prophétiques d’une télévangéliste noire et féministe.

Le camp du Bien télégénique était de retour sans être jamais parti. Celui d’Harvey Weinstein et celui qui avait couvert les frasques d’icelui. Et la télévangéliste féministe les absolvait et leur promettait des lendemains qui chantent après la pluie. Mais n’oubliez jamais que la nuit américaine est un artifice trompeur. Ceci est mon cinquième conseil.

En France, des femmes courageuses et qui refusent de marcher au pas de l’oie blanche en fureur, ont publié une tribune globalement intelligente pour dénoncer précisément la folle imposture de la traque électronique du porcin dans tous ses états. Il s’est ensuivi une exceptionnelle chasse à la femme libre de vouloir penser autrement qu’en horde déchainée.

Certaines pétitionnaires, comme Élisabeth Lévy, furent insultées en des termes indignes d’un débat civilisé. Le fait de ne pas être d’accord n’autorise pas de telles bassesses.

Michelle Perrot, incarnant l’éternelle féministe, expliqua sans rire que les pétitionnaires coupables avaient attenté à leur obligation de solidarité envers les femmes. Ce qui me conduit logiquement à déduire que les hommes devraient faire montre d’un esprit de corps symétrique envers leurs semblables à double testicules. Ainsi se poursuivrait donc la guerre des sexes qu’elles veulent.

Brigitte Lahaie, ordinairement mieux inspirée, et pour avoir prétendu qu’il était arrivé que des femmes violées connaissent l’orgasme, fut couverte de sarcasmes par Caroline de Haas et paya au prix fort pour toutes les pétitionnaires. La pauvre inonda de larmes les microphones périphériques.

Elle eut bien tort et ce sera mon sixième conseil: femmes courageuses, qui luttez contre la folie du radical-féminisme, ne vous excusez surtout pas.

Quoi qu’il vous en ait coûté, vous avez marqué un coup d’arrêt à l’hystérie sans frein. N’ayez ni honte ni peur. Car vos adversaires n’ont pas de ces pudeurs. Caroline de Haas ne s’est pas excusée pour avoir préconisé l’élargissement des trottoirs afin de lutter contre le violent sexisme migratoire. Et encore moins pleuré de rage après que Houria Bouteldja a expliqué «que si une femme noire est violée par un noir, c’est compréhensible qu’elle ne porte pas plainte pour protéger la communauté noire».

Cette indignation indignement sélective montre combien les deux folies à lier sont alliées.

Il est un angle mort aussi indicible qu’affolant: la chasse au porc, c’est la chasse au mâle blanc.

Et la migration sans résistance aucune, c’est le droit pour l’Autre oriental de pénétrer où il veut, quand il veut sur la terre de l’homme occidental, déchu pour cause de racisme congénital.

Lors d’un récent débat télévisé consacré au lynchage de Champigny-sur-Marne, j’étais le seul à oser questionner ce racisme-là dans les quartiers.

Si l’on veut arrêter cette folie qui s’étend, il faut pourtant impérativement le faire.

Sans être impérieux, c’est mon ultime et insistant conseil.

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié avec l’aimable autorisation du Figaro Vox.

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