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Publié par Ftouh Souhail le 15 janvier 2018

A en croire le quotidien arabophone tunisien Al-Jarida, qui rapporte l’information, Ankara serait derrière un plan de déstabilisation visant l’Algérie, menée à partir de la Libye, le 12 janvier dernier, jour de l’An amazigh.

Cette tentative avortée a consisté à provoquer des soulèvements dans la plupart des régions berbérophones d’Algérie, l’idée étant de plonger le pays dans une instabilité durable.

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Le média tunisien, proche de certains cercles sécuritaires, explique qu’en grande partie grâce à des renseignements fournis par les services secrets tunisiens, ce plan a échoué.

Le plan devait être exécuté par des éléments armés de plusieurs nationalités, mais dont la plupart sont originaires d’une région berbérophone de Libye. Ce groupe serait dirigé par un chef terroriste algérien.

Toujours selon Al-Jarida, ce plan de déstabilisation prévoyait également de fournir une aide militaire et logistique au groupe terroriste armé se faisant appeler Mouvement des fils du Sahara pour la justice islamique afin de lui permettre de réaliser son projet de séparer une partie du Sahara du reste de l’Algérie.

D’après le journal tunisien, une partie des armes destinées à ce mouvement proviendrait de stocks d’armes destinées à des milices libyennes et acheminées en Libye par le Qatar et la Turquie via le Soudan.

Selon la même source tunisienne, les groupes djihadistes chargés de déstabiliser l’Algérie et qui devaient entrer en action le jour des festivités du Nouvel An amazigh ont tous été neutralisés en Libye, précisant que le Gouvernement libyen d’union nationale a aussi contribué au succès de l’opération. Aucun des assaillants n’a pu mettre le pied en Algérie.

Al-Jarida précise, à ce propos, que c’est justement pour faire le point sur cette affaire que le ministre tunisien de l’Intérieur, Lotfi Brahem, s’est déplacé la semaine dernière à Alger. Cela coïncide avec l’élimination, à Sebha, une ville de Libye capitale de la région historique du Fezzan, du terroriste Abdeslam Tarmoune, qui était justement à la tête du Mouvement des fils du Sahara pour la justice islamique.

Agé de 49 ans, Abdeslam Tarmoune était impliqué dans plusieurs attaques terroristes contre des sites militaires et sécuritaires situés dans le Sud algérien entre 2007 et 2014. Ce mouvement aurait cessé toute activité armée en 2015 et certains de ses membres se seraient rendus à l’armée en 2016. D’autres ont fui en Libye, dont justement Abdeslam Tarmoune qui a été protégé par la branche libyenne de l’État islamique (EI ou Daesh).

Le journal algérien Al-Shorouq a annoncé de sa part que l’armée algérienne a découvert récemment plusieurs bases souterraines et des quantités de munitions appartenant au groupe terroriste Daech.

La Turquie, souvent accusée de sympathie envers les islamistes, est l’un des rares pays à avoir reçu publiquement des représentants des djihadistes libyens comme l' »Aube libyenne« , une coalition de milices salafistes qui ont installé leur propre gouvernement à Tripoli.

Le 5 janvier dernier, le président turc Recep Tayyip Erdogan s’est montré agacé lors du point donné aux côtés de son homologue français Emmanuel Macron au terme de leur rencontre à Paris, en raison de la question d’un journaliste de France 2, Laurent Richard. Ce dernier a osé interpeller Erdogan sur le «double-jeu» des services de renseignement turcs (MIT) en rapport au soutien à certains groupes armés djihadistes.

Les services de sécurité algériens redoutent le rôle de la Turquie dans les territoires libyens

Il est impossible d’être plus clair ; Ankara qui encourage le concept des printemps arabes veut continuer sa politique de soutien aux mouvements islamistes, notamment en Libye, une zone extrêmement déstabilisée au Maghreb.

La présence turque en Libye est considérée par les services de sécurité algériens comme une menace, car ils croient que cette présence est semblable à ce qui se passe actuellement en Syrie. L’Algérie voit aussi d’un mauvais œil l’influence turque à côté de ses frontières comme une tentative de porter atteinte à ses intérêts.

Alger est suspicieux envers le président Erdogan en raison de son soutien au mouvement des Frères musulmans.

Erdogan, qui veut remettre l’Algérie à l’heure ottomane, a déjà réussi son coup en attirant le Soudan dans son camp ainsi que d’autres pays voisins de la Libye, tels que le Tchad et même la Tunisie. Il est possible que sa prochaine cible soit le soutien des islamistes algériens.

Le mois dernier, le Premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, a affirmé que des milliards de dollars ont été investis pour financer la destruction de la Syrie, la Libye et le Yémen.

«L’Algérie est plus grande que le printemps arabe, un plan concocté pour détruire les États-nations. L’Algérie a déjà eu son printemps arabe en mars 1962, lui permettant de se débarrasser du joug du colonialisme» indique-t-il lors d’un meeting électoral.

Le Premier ministre algérien a saisi cette occasion pour tirer à boulets rouges sur certaines voix qui comparent des sit-in de contestation et de revendications, à des manifestations de soulèvement contre le régime.

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