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Publié par Magali Marc le 16 janvier 2018

Khawlah Noman, une écolière de Toronto, âgée de 11 ans, a raconté vendredi avoir été attaquée par un homme qui aurait découpé des parties de son hijab à l’aide de ciseaux.

Cet incident, disait-elle, l’avait terrifiée et désorientée. La Police de Toronto a mené son enquête et conclut lundi que cet incident ne s’est jamais produit.

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La jeune Khawlah Noman soutenait qu’en se rendant à l’école publique Pauline Johnson, à Scarborough (est de Toronto) le vendredi matin 12 janvier, avec son frère cadet, Mohammad Zakarijja, un homme qui les suivait avait baissé le capuchon de son manteau et avait commencé à couper le bas de son hidjab.

Elle avait raconté que l’agresseur avait pris la fuite, mais qu’il était revenu un peu plus tard et avait recommencé son manège. La jeune fille soutenait que l’agresseur lui avait souri avant de s’enfuir.

«C’est terrible. Je n’aime pas cela, avait-elle déclaré lors d’une conférence de presse qui s’était déroulée à son école quelques heures après l’incident. J’étais confuse, apeurée, terrifiée.»

Elle disait avoir peur de marcher vers l’école. L’appui de son école et de sa famille l’avait consolée.

«Ce que vous faites, c’est vraiment mal. Vous ne devez pas agir comme cela. De plus, je ne suis qu’une enfant», avait-elle dit en s’adressant à son agresseur.

Khawlah, qui avait emprunté le voile d’une amie, a indiqué que son vêtement bleu pâle avait été découpé sur une longueur de 30 centimètres.

Alertée par la direction de l’école vers 9 h 15, la police disait être à la recherche d’un suspect âgé de la vingtaine.

La mère de la fillette ne décolérait pas. Elle s’est toutefois dite soulagée que son enfant n’ait pas été physiquement blessée au cours de l’agression. «Je ne sais pas pourquoi il a fait cela, avait commenté Saima Samad. Je me sens en sûreté dans ce quartier, mais (cet individu) doit se faire soigner».

Le Premier ministre Trudeau avait aussitôt condamné l’agression :

«Je ne peux pas m’imaginer jusqu’à quel point elle a eu peur, a-t-il dit. Je veux que sa famille, ses amis, sa communauté et elle sachent que cela ne représente pas le Canada. Cet individu ne représente pas ce que sont les Canadiens.»

Il ne savait pas si bien dire.

Finalement, la Police de Toronto qui s’était mise en frais de rechercher un suspect et disait considérer l’affaire comme un crime haineux, a conclu que les allégations n’étaient pas fondées, et a annoncé que son enquête est close. Aucune accusation ne sera par ailleurs portée contre la jeune fille.

Le chroniqueur du Toronto Sun, Anthony Furey, trouve cela un peu court.

Il décrit dans sa chronique du 15 janvier comment les médias se sont emparés de cette histoire troublante alors que des équipes de tournage se sont précipitées à son école de Scarborough pour une conférence de presse, plusieurs heures après la soi-disant attaque.

Lors de la conférence de presse, Noman était flanqué de son jeune frère, témoin de l’acte méprisable, et de sa mère– qui était en larmes.

Les réactions publiques sont tombées comme un déluge. Le maire de Toronto, John Tory, la Première ministre de l’Ontario, Kathleen Wynne, le Premier ministre Justin Trudeau, tous ont publié des déclarations.

Même le Toronto Sun a présenté l’histoire en première page.

Lundi 15 janvier, la police de Toronto a émis la brève déclaration suivante : «Après une enquête détaillée, la police a déterminé que les événements décrits ne se sont pas produits notre enquête est terminée.»

Donc c’était un canular. (…) Le soutien public que cette fille a reçu montre que les Canadiens sont des gens compatissants. Ils prennent au sérieux les allégations de ce type d’intolérance. Pourtant, on a abusé de leur générosité.

Selon Furey, il reste trop de questions pour que les policiers en restent là.

En août dernier, la police avait envisagé d’inculper un homme de la région de Durham pour l’avoir induite en erreur au sujet d’une fausse plainte portée contre un «islamophobe».

L’article 140 du Code criminel couvre les méfaits publics. Il dit que «faire une fausse déclaration qui accuse une autre personne d’avoir commis une offense» pourrait valoir jusqu’à cinq ans de prison. Ils ont même arrêté un SDF, pour découvrir plus tard que l’histoire du plaignant ne tenait pas la route.

Khawlah Noman est âgé de 11 ans et donc ne sera pas inculpée.

Mais qu’est-ce que sa mère savait ? En visionnant à nouveau la déclaration vidéo de la jeune fille, on voit qu’elle était bien préparée.

On doit donc se demander : a-t-elle été «coachée» ?

«Note émouvante : une amie lui a donné un autre hijab à porter», a tweeté Ali Chiasson, journaliste de la CBC, lors de la conférence de presse. «Celui qu’elle portait est retenu comme preuve par la police.»

Que signifie cette «preuve» maintenant ? Est-ce que quelqu’un a fabriqué des preuves ? Cela ne fait qu’empirer le problème.

Le triste résultat de cette histoire est que des Canadiens décents et justes, qui ont été émus par cette jeune fille, verront la prochaine attaque avec méfiance. Et cette fois, ce pourrait être vrai.

La famille, la police et la commission scolaire nous doivent des explications. Et Khawlah Noman et sa famille doivent des excuses au Canada.

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