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Publié par Danièle Lopez le 18 janvier 2018


Il en a été décidé ainsi par le gouvernement Philippe (du président Macron) qui s’est exprimé à l’issue du conseil des ministres de ce mercredi. L’aéroport, dit du Grand-Ouest ne se fera pas.

Le gouvernement enterre purement et simplement un projet qui a déjà coûté une fortune en argent des contribuables dont les maires avaient fait des avances sonnantes et trébuchantes aux concepteurs du projet. Et en argent de tous les Français en dédommagement des expropriations faites par l’État.

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Selon l’évaluation de certains journalistes « spécialisés », le montant à rembourser, par l’État, pourrait largement dépasser les 400 millions d’euro. Non compris les éventuels procès qui ne manqueront pas de venir s’y ajouter ainsi que les concessions qu’il devra faire, à l’avenir, à ces grosses entreprises qui ont perdu cet imposant marché.

Mais, nous savons tous, aujourd’hui, que l’Etat ne vit que de nos impôts. L’économie du pays étant à son plus bas, les caisses du Trésor ne se remplissent pas au même rythme que ses dépenses. Nous serons donc imputés dans nos impôts des frais de cette reculade.

Cette marche arrière-toute des « républicains en marche » et de son président marcheur, est largement commentée par tous les partis politiques qui le critiquent ou le félicitent selon qu’ils se trouvent dans le camp du pour ou du contre ce projet.

Mais dans le fond, qu’avons-nous à faire de l’avis des partis politiques ?

Ils se retrouvent dans leur grande majorité, sous l’autorité du président, puisqu’ils l’ont rejoint en cours de marche au second tour de la présidentielle. Qu’ils soient de droite ou de gauche, ils ont choisi de rallier la campagne d’un homme inconséquent, à un moment où la France avait un furieux besoin de fermeté. Besoin d’une force disparue qui aurait dû remettre le pays dans le sillage rectiligne d’une réelle démocratie qu’elle n’est plus depuis plus de quarante ans.

La raison du plus fort est toujours la meilleure

Voilà des années que nous entendons les « pro et anti aéroport » se déchirer sans que nous ne nous en inquiétions plus que ça, en tout cas, pour ceux qui n’habitent pas ces régions de l’Ouest.

Effectivement, tout ce battage médiatique n’aurait aucun impact frappant pour le Français lambda, si une bande de zadistes, réfractaires au projet, n’avaient investi les lieux depuis des années, narguant les plus hautes autorités et, surtout, les forces de polices chargées du maintien de l’ordre dans notre pays.

Et c’est bien là où le bât blesse

Dans ce qu’est devenu notre pays, il n’existe plus que deux espèces de « citoyens » français.

Ceux qui vivent dans le respect de la loi et se voient réprimés, par l’État, à la moindre velléité de contestation, devant affronter, à leur corps défendant, les forces de polices et la justice.

Et il y a ceux qui vivent dans l’anarchie la plus totale et font trembler l’État en le menaçant des pires actes que l’on peut assimiler, sous toutes leurs formes, à du terrorisme. Ceux-là ayant le pouvoir d’être craints par l’État qui se refuse à les affronter pour les embastiller manu militari.

Depuis des années, des bandes de terroristes en herbe saccagent nos villes et nos banlieues sans que jamais ne soient prises des dispositions fermes qui annihileraient toute tentative de répétition.

Ceux-là savent qu’ils ne seront pas poursuivis ni pourchassés parce que l’État a peur que cela n’entraîne d’autres mouvements rebelles, de la même engeance, mettant à feu et à sang le pays aux quatre coins de l’hexagone.

Et il y a ceux, non moins dangereux, qu’aujourd’hui on appelle zadistes parce qu’ils sont opposés à tout projet dans une Zone d’Aménagement Différé. Sous-couvert d’écologie ou de préservation de la région, ou simplement parce qu’ils sont antitout, ils occupent illégalement les zones intéressées, s’installant dans la plus totale anarchie.

C’est exactement ce qu’il se passe depuis quelques années, concernant le projet d’aéroport de Nantes. Les lieux ont été investis par des populations de toutes origines, venus sous n’importe quel prétexte, occuper les quelque 37 km² de ce territoire du Grand-Ouest.

Comme cela ne date pas d’hier, nous pouvons nous demander qu’ont fait les présidents ayant précédé celui-là pour faire évacuer cette zone ? Rien.

Rien, puisque nous apprenions hier, dans un reportage télévisuel, que ces « gens » se sont installés durablement, créant leurs propres commerces ou activités et qu’ils n’ont nullement l’intention d’évacuer les lieux. Un ou deux des intervenants interrogés revendiquaient même le fait que, leur entreprise fonctionnant à merveille, il était hors de question qu’on les prive de cette opportunité d’avoir pu créer leur entreprise sans rien demander, en contrepartie à l’État.

Qu’ils ne soient pas imposables puisqu’ils n’existent pas légalement, qu’ils vivent de troc ou de subventions de l’État qu’ils exercent une profession en totale illégalité par rapport au reste des Français imposés, ne les gêne absolument pas. Au contraire, nous devrions les en remercier, disent-ils !

Dans quel pays vivons-nous ?

Jusqu’à preuve du contraire, l’Ouest de la France fait partie intégrante du pays et il ne saurait être question qu’une population, fut-elle minime, occupe cette partie du territoire national qui appartient soit à des propriétaires privés, soit à l’État. Si la loi s’applique à tous, elle ne peut pas laisser place à l’anarchie.

Or, c’est devant cette anarchie que l’État recule. Il hésite à faire respecter la loi de la République.

Il hésite parce que, comme pour ceux qui, plus haut, sèment le chaos dans nos villes, quand bon leur semble, l’État craint des échauffourées qui embraseraient la région voire, même, le pays.

Est-ce que notre pays peut, toujours, se dire démocratique ? Certainement pas.

Puisqu’il y a deux poids et deux mesures pour juger les bons et les mauvais sujets. Deux poids, deux mesures, pour ceux qui obéissent et pour ceux qui résistent. Sachant que ceux qui obéissent sont plus sanctionnés que ceux qui résistent.

La première constatation est que, si ces Français réfractaires obtiennent bien plus qu’ils ne devraient, Philippe vient de nous en donner la preuve, c’est parce qu’ils sont déterminés.

La seconde constatation est que, en s’unissant en grand nombre, si les Français le voulaient, ils pourraient faire plier n’importe quel gouvernement qui déciderait de projets qui ne leur conviennent pas. Et les sujets de contestation ne manquent pas, aujourd’hui, pour les Français qui voudraient retrouver leur France d’antan.

Que ne prenons-nous pas exemple sur eux ?

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