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Publié par Dreuz Info le 20 janvier 2018

Défense, immigration, énergie et jusqu’à la gestion des ressources humaines par le président : il n’y a guère de sujet sur lequel vous ne soutenez des thèses antithétiques de ce qu’on lit tous les jours dans le Monde ou même le Figaro

Dreuz. Quand on achève la lecture de l’ouvrage que vous venez de publier sur la première année de mandat de Donald Trump, on a l’impression que vous prenez, sur tous les sujets, le contre-pied de ce que dit la presse traditionnelle. Défense, immigration, énergie et jusqu’à la gestion des ressources humaines par le président : il n’y a guère de sujet sur lequel vous ne soutenez des thèses antithétiques de ce qu’on lit tous les jours dans le Monde ou même le Figaro. Ce contre-pied est-il volontaire ?

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Drieu Godefridi. En aucune façon. Je dois vous avouer que je ne lis plus le Monde, et rarement le Figaro, dont l’anti-libéralisme aveugle relève de ce que j’appelle dans un essai à paraître en juin « Le poison français ». Si je parais prendre le contrepied, c’est seulement parce que je m’en tiens aux faits avant d’exprimer des opinions, tandis que de nombreux journalistes classiques, de nos jours, se figurent que leurs propres opinions sont plus importantes que les faits.

Vous comparez Trump à Reagan, notamment dans le champ de la politique étrangère. Toutefois, la différence notamment de style entre les deux hommes ne saute-t-elle pas aux yeux ?

Je ne suis pas compétent dans le domaine du « style ». Sur le fond, que ce soit dans les relations internationales, la dérégulation ou les « tax-cuts », il existe en effet un grand nombre de convergences. Egalement le fait que Reagan était considéré par la presse– la presse de gauche– comme un subtil mélange de fasciste et d’innocent du village. Mais oui, à n’en pas douter Reagan est, sur le fond des politiques, le président américain dont Trump est le plus proche.

Sur l’immigration, vous saluez la fermeté de Trump. Toutefois, en tant que libéral et pour vous montrer cohérent, ne devriez-vous pas être favorable à l’ouverture des frontières ?

Je ne sache pas que le libéralisme se résume à la pensée de M. Gaspard Kœnig. Milton Friedman constatait qu’immigration libre et Etat providence sont radicalement inconciliables. Et, de fait, nous assistons en Europe à la tentative complètement ratée d’un tel mariage. À Bruxelles, par exemple, 90% des allocataires sociaux sont d’origine étrangère : beau succès ! Le système de santé britannique, qui est socialisé, croule littéralement sous le poids des soins de santé dispensés aux populations immigrées, parfois dès le lendemain de leur arrivée sur le sol anglais.

Autre exemple : en Belgique, jusqu’il y a peu, les immigrés avaient le droit– ce n’est plus le cas maintenant– de faire venir leurs ascendants. Souvent issus de pays pauvres et de santé médiocre, ces ascendants se mirent à dépendre des soins de santé les plus en pointe, et les plus coûteux : un enfant verrait que ce n’est ni tenable, ni finançable, ni souhaitable. Friedrich Hayek nous invitait à distinguer la libre circulation des marchandises– à laquelle nous sommes favorables– et celle des personnes, qui n’a en aucune façon à être imposée à ceux qui n’en veulent pas, en raison de considérations élémentaires de l’ordre de la propriété et de la fiscalité. Et, bien sûr, de la démocratie. Elections après élections, nous constatons que les classes moyennes occidentales rejettent l’anarchie migratoire qu’on leur inflige depuis 20 ans. Quelle est cette définition de la démocratie qui permettrait de la leur imposer ? La vérité est que cette anarchie migratoire a abîmé nos démocraties et qu’il faut se réjouir qu’aux Etats-Unis comme dans de nombreux pays d’Europe centrale, une nouvelle génération de dirigeants y mette un terme.

Vous écrivez également qu’en sortant les Etats-Unis de l’Accord de Paris, le président américain « sauve le monde ». N’est-ce pas excessif ?

Le mot n’est pas de moi, mais de l’auteur britannique James Delingpole. La substance de l’Accord de Paris prévoit le transfert de 100 milliards de dollars chaque année de la poche des contribuables occidentaux– déjà agonis d’impôts et de dettes– vers des chefs d’Etat asiatiques et africains. Alors oui, je pense qu’il y a trahison des intérêts de nos peuples dans leur sens le plus élémentaire et que si le président américain n’a peut-être pas sauvé le monde, il est certainement en train de sauver l’Occident !

Le président français Macron n’offre-t-il pas une alternative crédible à Trump ? N’est-il pas voué à prendre en quelque sorte de « leadership » du monde libre après l’effacement de Merkel ?

Macron ne parvient à maîtriser ni la dépense publique, ni les prélèvements obligatoires, ni l’extrême prolifération réglementaire, il brime la liberté d’expression, témoigne régulièrement d’une volonté d’apaisement face à l’islam radical et chevauche, dans le domaine de l’énergie, les thèses écologistes les plus extrêmes. Alors oui, vous avez raison, Macron offre une alternative à Trump. Les résultats des deux pays seront immanquablement fort divergents. Rendez-vous dans 4 ans !

Au-delà de la politique, y a-t-il de votre part une adhésion à la personnalité controversée de Trump ?

Je ne me suis jamais posé cette question. Quand je lis les meilleures plumes de la presse commenter la couleur des cheveux ou la coiffure du président de ce qui reste dans tous les domaines et de loin la première puissance mondiale, je souris.

Merci !

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Drieu Godefridi, La révolution Trump, Texquis, janvier 2018.

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