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Publié par Bernard Martoia le 21 janvier 2018

Le cas désespéré de l’Afrique du Sud

Quand régnait l’Apartheid (développement séparé des communautés ethniques), ce pays était maudit par la gauche. C’était un régime abominable avec la domination de la race blanche sur des tribus noires hétéroclites. Comme il était au banc de la société internationale, ses excellents athlètes ne pouvaient pas participer aux jeux olympiques.

L’Apartheid ne vit le jour qu’en 1948 lorsque la guerre froide culmina, et que l’agitation-propagande de l’URSS faisait craindre que ce pays stratégique pour les routes maritimes avec le contrôle des caps de Bonne Espérance, d’Agulhas et de Saint Francis, et pour son riche sous-sol en minerais rares et en pierres précieuses, ne tombe, à son tour, dans sa sphère d’influence.

Avec la décomposition de l’empire du mal, le gouvernement de George Bush père laissa tomber cet allié embarrassant sous la pression de l’agit-prop de la gauche américaine.

La transition progressive du pouvoir entre le président Frederik Willem de Klerk (Afrikaner) et l’icone Nelson Mandela se fit dans l’allégresse de toutes les gauches du monde. Mandela fut l’arbre qui cacha la forêt avec son charisme marqué par sa volonté de rassembler la nation avec le pardon accordé à la minorité blanche.

On connaît l’histoire officielle mais on méconnaît la réalité du pays

Depuis que j’ai pris ma retraite, j’ai fait la connaissance d’une voisine qui s’appelle Margaret Atwood. Cette Sud-Africaine a quitté avec son mari son pays dès que l’Amérique a abandonné son soutien à l’Apartheid. Son mari (décédé entre temps) était comme elle un pessimiste qui ne croyait pas du tout à la diversité. Ils ont pu quitter leur pays en vendant tous leurs biens. Margaret a une grande maison et un champ clos où paissent quatre lamas qui passionnent mes deux chiens jumeaux. L’exilée est désespérée car elle a perdu tous ses amis qui, contrairement à elle, étaient optimistes. Elle correspondait régulièrement avec eux. Ils croyaient sincèrement à la réconciliation de la nation. Dans l’indifférence générale, ils ont tous été assassinés, dans leurs fermes, par des maraudeurs.

Comme Margaret Atwood, Stefan Zweig était un pessimiste. Il comprit très tôt le danger mortel que représentait la montée du parti national socialiste des travailleurs allemands pour la communauté juive autrichienne dont il faisait partie. Il retourna à Vienne pour tenter de convaincre ses amis et sa famille de quitter l’Autriche au plus vite. Sans succès. Personne ne prit au sérieux ses conseils car ils étaient tous optimistes. Dépité, il retourna en Angleterre avant d’émigrer au Brésil où il apprit que toute sa famille et tous ses amis avaient disparu. Il se suicida en prenant du Veronal, un barbiturique, ainsi que sa jeune et influençable compagne Lotte, le 22 février 1942, à Persepolis.

Conclusion, les pessimistes ont survécu mais les optimistes sont morts. Les blancs d’Europe de l’Ouest ne veulent pas connaître la vérité. Ils subiront le même sort que celui des blancs sud-africains quand ils seront minoritaires en raison des invasions migratoires programmées par la commission européenne et l’ONU.

Le miracle du Chili

Comme pour la NEP (nouvelle politique économique) lancée par le X congrès du parti communiste en 1921, le but du socialisme justifie toutes les horreurs commises pour y parvenir. Le socialisme est responsable de la mort de 100 millions d’individus mais la gauche n’a toujours pas digéré le coup d’État au Chili de 1973 qui porta au pouvoir une junte militaire. La répression ne fit que 3197 victimes, majoritairement des syndicalistes et des militants gauchistes, selon le rapport Rettig de 1991.

La gauche feint d’ignorer la parabole de la paille et de la poutre dans l’Evangile de Saint Matthieu : «Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ?»

Le documentaire partisan des gauchistes Carola Fuentes et Rafael Valdeavellano en 2015, largement rediffusé par toutes les chaînes françaises, met l’accent sur la répression féroce de la junte militaire. Il accuse aussi les Chicago Boys de complicité. La plupart d’entre eux ont esquivé l’accusation en prétendant ne pas savoir ce qui se passait dans le pays. Un seul a eu le courage de dire ouvertement ce qu’il pensait de la démagogie du reporter : Il fallait bien nettoyer ce pays de merde qu’était devenu le Chili sous le gouvernement socialiste d’Allende. Oui, c’était une très bonne nouvelle pour nous d’apprendre le coup d’Etat. Dont acte !

Les généraux chiliens ne prirent le pouvoir qu’après qu’une majorité civile leur eût démontré qu’elle avait un programme économique alternatif pour redresser la situation catastrophique du pays. Il était plongé dans la pénurie et le rationnement par la faute de la fixation des prix de base par le gouvernement socialiste qui avait nationalisé toute l’économie.

Le Chili est devenu le pays le plus riche d’Amérique du Sud avec la potion ultra-libérale appliquée par les Chicago Boys. Sous cet anglicisme, il s’agissait d’étudiants chiliens qui avaient fait leurs études à la prestigieuse université de Chicago influencée par le duo Milton Friedman et Arnold Harberger.

Parmi eux figure une de mes connaissances. José Pinera a été nommé ministre du travail et des retraites (1978-1980), et ensuite des Mines (1980-1981). Il a mis en place le système de retraite par capitalisation qui n’a jamais été remis en cause par les socialistes qui sont revenus au pouvoir, en 2006, avec l’élection à la présidence de Michelle Bachelet. Malheureusement après le passage au pouvoir des socialistes, le ratio de la dette du Chili par rapport à son PNB est passé de 4.9% en 2008 à 21.3% en 2016. (1) Heureusement que Sebastian, le frère de José, vient d’être réélu président de la république chilienne ; son investiture aura lieu le 11 mars prochain. On peut compter sur lui pour assainir les finances publiques.

José Pinera est venu à Paris, en décembre 2009, faire la promotion de la retraite par capitalisation. Il n’a été reçu par personne, à l’exception de Claude Reichman avec qui nous avons organisé une émission télévisée.  Son programme était trop libéral pour les Français attachés à leur chère sécurité sociale que le monde entier nous envie. Il l’est également pour les Américains à qui  il a proposé de privatiser la sécurité sociale sur la chaîne Fox News en 2010. (2)

Le ratio de la dette française par rapport à son PNB frôle 100%. L’État français emprunte allégrement sur les marchés financiers avec 187 milliards levés en 2017. Tant que les taux d’intérêt restent négatifs dans la zone euro avec le gouverneur italien de la Banque Centrale Européenne Mario Draghi, la France continuera de vivre à crédit. Mais comme disait Letizia Bonaparte à propos de l’enchaînement des victoires militaires de son fils prodigue : Pourvou qu’ça doure !

Sources

(1) https://tradingeconomics.com/chile/government-debt-to-gdp

(2) https://www.youtube.com/watch?v=jVmCdS57xqw

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© Bernard Martoia pour Dreuz.info.

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