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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 25 janvier 2018

Encore une info que seule la « fâcheuse sphère » aura la liberté de diffuser. Selon le quotidien israélien de gauche Ma’ariv, l’ancien secrétaire d’État John Kerry a dit à Abbas de « jouer le temps », et « de ne pas céder aux exigences de l’adversaire » en parlant du président Trump, « parce qu’il ne sera pas en fonction encore longtemps »

John Kerry a récemment rencontré à Londres Hussein Agha, un proche associé du « président » (il n’a plus cette fonction depuis 10 ans) de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, et lui a dit que le président Donald Trump serait démis de ses fonctions « d’ici un an ».

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La réunion, qui aurait immédiatement été dénoncée comme une haute trahison et aurait fait le tour du monde des médias si elle avait visé un président démocrate– alors que là, la presse mondiale s’empressera de ne pas en parler– s’est tenue pendant que le vice-président Mike Pence était en visite au Moyen-Orient.

Ma’ariv, qui est un média de gauche et pourra difficilement être accusé de servir l’extrême droite sioniste israélienne, a révélé que M. Kerry a demandé à M. Agha de transmettre un message à M. Abbas. Il lui a dit que M. Abbas devait « jouer le temps » et « ne pas céder aux exigences du président Trump parce qu’il y a de bonnes chances pour qu’il ne soit pas président encore longtemps ». On peut supposer que Kerry faisait référence à l’acharnement du Deep State pour obtenir l’impeachment de Trump sur le dossier russe, une accusation d’obstruction à la justice, ou sa santé mentale.

Il faut rappeler ici qu’Abbas a refusé de rencontrer le Vice-Président Pence pendant son voyage, citant la « déclaration sur Jérusalem », lorsque le Président Trump a pris la décision historique de reconnaître que Jérusalem est la capitale d’Israël. Dans l’annonce, il a déclaré que cette décision était « la chose à faire attendue depuis longtemps » et « la bonne chose à faire », ajoutant qu’Israël « comme toute autre nation souveraine a le droit de choisir sa capitale ».

Cette décision a non seulement respecté une promesse électorale du candidat Trump, mais aussi une promesse nationale vieille de 22 ans faite par tous les présidents américains précédents– mais non respectée– à l’égard du principal allié dans la région.

Les Palestiniens ont depuis déclaré qu’il n’était plus acceptable que les États-Unis agissent comme médiateurs dans le processus de paix au Moyen-Orient. M. Abbas a été élu sous le drapeau de l’aile politique du groupe terroriste Hamas, et est en réalité hostile au soutien à une solution à deux États : ce qu’il veut vraiment, c’est la disparition d’Israël, d’où son refus de reconnaître Israël comme un Etat juif, et son instance pour que 5 millions de « réfugiés » palestiniens viennent s’installer en Israël et non dans l’Etat palestinien qu’il entend créer.

Le vice-président Pence a exhorté les Palestiniens à revenir à la table des négociations et a déclaré que l’administration soutiendra une solution à deux États si les deux parties sont d’accord.

 » La paix ne peut venir que par le dialogue », a-t-il dit.

La rencontre entre Kerry et le confident d’Abbas montre que si l’Autorité palestinienne a pour l’instant coupé tout lien avec l’administration américaine, elle a gardé contact avec l’administration Obama sortante, un fait assez perturbant dans la tradition américaine où rarement ex-président ne s’est mêlé d’entraver sur la scène internationale, ou intérieure, la politique du président en fonction.

L’Administration Trump est beaucoup plus pro-israélienne que son prédécesseur, très hostile à Israël et très pro-arabe. Alors que M. Kerry et l’administration Obama collaboraient avec les Nations Unies (ONU) pour combattre ou punir notre principal allié dans la région, la Maison-Blanche Trump fait exactement le contraire.

Dans son discours à la Knesset, le Vice-Président Pence a indiqué que les Etats-Unis soutiennent Israël parce qu’il représente le bien contre le mal, une remarque que les médias n’ont pas osé imprimer, car elle confirme que le narratif d’un peuple palestinien victime est une invention de propagande : les terroristes étant musulmans, pas juifs !

En octobre, le Président Trump a annoncé qu’il avait retiré les Etats-Unis de l’UNESCO, citant des réformes indispensables et un parti pris anti-israélien persistant. L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) est depuis longtemps critiquée pour sa corruption et son biais anti-juif que Dreuz, le seul parmi les médias francophones, ne cesse de dénoncer.

John Kerry, qui s’est présenté en 2004 à la présidentielle contre le président George W. Bush, aurait surpris M. Agha lorsqu’il a indiqué qu’il songeait à se présenter à nouveau à la présidence en 2020 et a affirmé qu’il soutenait les Palestiniens.

 » Il est peut-être temps que les Palestiniens définissent leurs principes de paix et présentent un plan positif », a suggéré M. Kerry à M. Agha.

Et selon le Jerusalem Post (2), Kerry a promis « d’utiliser tous ses contacts et toutes ses capacités pour obtenir du soutien pour un tel plan » et il a demandé que M. Abbas n’attaque pas directement les États-Unis, mais plutôt « qu’il se concentrer sur les attaques personnelles contre Trump lui-même ».

Il a également dit à M. Agha que la communauté américaine du renseignement et la classe politique de Washington étaient très insatisfaites du président Trump à la Maison-Blanche. Il n’a pas dit que Washington vote à 92% Démocrate et qu’il ne s’est pas remis que la candidate Clinton ait perdu une élection qui lui était promise. Kerry n’a pas dit non plus que la communauté du renseignement est maintenant furieuse d’avoir découvert que sa direction soit devenue politisée et agisse dans l’ombre pour détruire le président Trump.

La réunion de Londres n’est pas la première au cours de laquelle d’anciens responsables de l’administration Obama, y compris l’ancien président lui-même, ont voyagé outre-mer pour saper l’actuel président.

Mais cette réunion va encore plus loin, trop loin dans la sédition*.

Il est important ici de faire une pause et de montrer le décalage entre l’élite de gauche américaine pro-palestinienne que représentent Kerry et Obama, et l’écrasante antipathie (84% sont anti-palestiniens) des Américains pour les Arabes palestiniens, qui les mettent en phase avec le président Trump.

Selon le dernier sondage de l’institut Pew Research (3), » lorsqu’on leur pose des questions sur le différend entre Israël et les Palestiniens, 16% des Américains disent qu’ils sympathisent davantage avec les Palestiniens qu’avec les Israéliens » (19% n’ont pas d’opinion, et 46% soutiennent Israël, sans grand changement depuis les premiers sondages sur cette question en 1978).

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Conclusion

Je ne suis pas le moins du monde surpris de cette trahison par Kerry. Les semaines qui viennent vont nous révéler des faits très graves sur l’administration Obama qui auraient dû être inconnus du public si Hillary Clinton avait été élue, et bien que les médias américains soient les organes de propagande du parti Démocrate, ils ne résisteront pas longtemps à l’obligation de rapporter les faits. En France, ce sera silence total – sauf sur Dreuz.

L’affaire Kerry prend cependant toute la dimension de sa complexité si l’on veut bien ne pas ignorer les données suivantes :

Montant des dons à l’UNRWA, l’agence spéciale pour les « réfugiés » palestiniens, chiffres 2016, en million de dollars :

  1. US : 368
  2. Arabie saoudite : 148
  3. Allemagne : 73
  4. UK : 73
  5. Suède : 58
  6. Japon : 44
  7. Suisse : 44
  8. Norvège : 24
  9. Pays Bas : 21
  10. Canada : 18

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Sources :

(1) http://www.maariv.co.il/journalists/Article-619190

(2) http://www.jpost.com/Arab-Israeli-Conflict/Kerry-to-Abbas-confidante-Stay-strong-and-do-not-give-in-to-Trump-539643

(3) https://www.cnsnews.com/blog/michael-morris/46-americans-sympathize-more-israel-16-palestinians

* Le dictionnaire Larousse définit la signification du mot sédition comme suit :

  • Autrefois, soulèvement concerté et préparé contre l’autorité établie. (Il s’agissait d’un crime contre la sûreté de l’État.)
  • Aujourd’hui, attentat, complot, mouvement insurrectionnel.

 

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