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Publié par Ftouh Souhail le 28 janvier 2018

Le Président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a annoncé, le 26 janvier 2018 dans un discours, être candidat à un deuxième mandat, lors de l’élection présidentielle de mars 2018.

Il s’agira du troisième scrutin présidentiel depuis la chute en 2011 du régime de Hosni Moubarak, chassé du pouvoir à la demande de Barack Obama par une révolte populaire.

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«Je vous annonce en toute honnêteté et transparence (…) et en espérant que vous l’accepterez, ma candidature pour le poste de président de la République», a-t-il dit dans ce discours prononcé lors d’une conférence pour détailler les réalisations de sa présidence retransmise en direct par la télévision publique.

Les aspirants à la présidentielle ont jusqu’au 29 janvier pour enregistrer leur candidature. La campagne présidentielle doit débuter officiellement le 24 février et finir le 23 mars 2018.

M. Sissi, élu en 2014, a sauvé le pays de la dictature islamique des Frères musulmans après la destitution de l’ancien président Mohamed Morsi en 2013 par l’armée, suite à la plus grande manifestation de rejet populaire de l’histoire égyptienne. Lorsque ce dernier a été déchu, des dizaines d’églises coptes à travers le pays (entre 60 et 80 selon les sources disponibles) ont été l’objet d’attaques, et parfois complètement détruites.

Les Frères musulmans commanditaires des attaques anti-chrétiennes de 2013

Les témoignages rapportés par des centres de recherches et des ONG sont unanimes sur l’implication des Frères musulmans dans les attaques anti-coptes : les manifestants pro-Frères musulmans étaient encouragés par des membres de la Confrérie à s’en prendre aux chrétiens, lesquels sont publiquement accusés d’être «à l’origine de la conspiration qui a amené au renversement du président Morsi».

Ainsi, le 17 juillet 2013, la BBC rapportait le témoignage du Père Ayoub Youssef sur la nuit ayant suivi la destitution du président Morsi :

«Il y avait beaucoup de gens, environ 500. Ils ont pris d’assaut l’église en scandant des slogans accusant les chrétiens d’avoir fait campagne contre Morsi comme ‘Honte à vous chrétiens : Vous êtes des traîtres, des comploteurs. Vous êtes condamnés !’. Ils ont tout pillé –les bancs, les ventilateurs, les fenêtres et même les toilettes. Ils ont brisé une statue de la Vierge Marie, avant de mettre le feu à tout le bâtiment.»

Plusieurs vidéos, photos et témoignages ont documenté les attaques dont étaient victimes les chrétiens d’Égypte. Pour enflammer la rue contre les Coptes, les réseaux sociaux aussi avaient aussi joué un rôle déterminant.

  • Le 14 août 2013, la section de la ville d’Helwan du Parti de la Liberté et de la Justice –la vitrine politique des Frères musulmans– avait publié un violent réquisitoire contre le patriarche de l’Église copte orthodoxe, accusant l’Église d’être «en guerre contre l’Islam et les musulmans» et ajoutant qu’il ne faut pas s’étonner, après cela, de voir les églises incendiées ! «Pour chaque action, il y a une réaction», disait le communiqué de presse.
  • Comme l’expliquait l’historien Tewfik Aclimandos qui a travaillé pendant vingt-cinq au Centre français d’études et de documentation économiques, juridiques, et sociales (CEDEJ) au Caire, l’animosité de la Confrérie à l’égard des Coptes est profondément enracinée dans son idéologie :

«Le discours en interne des Frères attribue la chute de Morsi à un complot armé fomenté par des Coptes. Ce qui esquive la question de savoir pourquoi autant de musulmans détestent les Frères. Et ce qui permet de se convaincre que ce conflit est une guerre sainte et qu’il est licite de tuer ses ennemis. Plus généralement, la Confrérie est farouchement antichrétienne

  • Ainsi, les partisans délinquants de Mohamed Morsi avaient brûlé des Églises coptes dans le but de répandre la violence et le désordre alors que d’autres milices pro-Frères musulmans avaient violé des jeunes femmes de la minorité chrétienne dans la ville de Gerga à Minya, 245 km au sud du Caire.

Plusieurs auteurs de ces violences sont aujourd’hui en prison.

En danger, les Coptes d’Égypte sont aujourd’hui la cible des djihadistes musulmans

Aujourd’hui le pays est en proie à une vague d’attaques menées par la branche égyptienne du groupe djihadiste État islamique (EI) dont la proximité idéologique avec les Frères musulmans est évidente.

Des centaines de policiers et soldats, ainsi que des civils ont été tués. Les attaques à répétition contre les Coptes ont fait d’eux une cible de choix pour l’EI, qui ne se contente plus seulement de viser les membres des forces de sécurité.

Les Coptes représentent 10% des quelque 96 millions d’habitants de l’Égypte et sont présents dans tout le pays.

  • La série noire a démarré en décembre 2016 avec un attentat suicide contre une église du Caire contiguë à la cathédrale Saint-Marc, siège du pape de l’Église copte orthodoxe Tawadros II. Bilan, 29 morts.
  • Puis, sous la menace d’extrémistes, des dizaines de familles coptes ont fui en février la région bouclée du Nord-Sinaï.
  • En avril 2017, deux autres attentats, contre deux églises à Tanta et Alexandrie (nord), ont fait 45 morts.
  • En mai 2018, au moins 28 personnes, dont de nombreux enfants ont été tués dans l’attaque d’un bus transportant des pèlerins vers un monastère copte, dans la province de Minya, à plus de 200 km au sud du Caire.
  • Dernière attaque en date, une fusillade revendiquée par l’EI a fait neuf morts dans une église au sud du Caire en décembre 2017.

A Noël, le président Sissi s’est efforcé de rassurer la communauté copte en insistant sur l’unité de l’Égypte : «Vous êtes notre famille, vous êtes des nôtres, nous sommes unis et personne ne nous divisera», a-t-il dit.

Le voyage du Pape François en Égypte, les 28 et 29 avril 2017, est à inscrire dans ce contexte. Le fait qu’il ait été invité à la fois par la présidence de la République égyptienne, les évêques catholiques, Sa Béatitude Tawadros II patriarche des Coptes orthodoxes, et le cheikh Ahmed Mohammed el-Tayyib grand imam de la mosquée d’Al-Azhar, souligne la volonté du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi de garantir un avenir pour le christianisme égyptien.

Une énième opération de propagande

Al-Sissi est actuellement victime d’une effroyable campagne de diffamation dans les médias, notamment par l’islamologue suisse Ramadan, qui est aussi le petit-fils d’Hassan Al-Banna –le fondateur de la Confrérie des Frères musulmans– des accusations mensongères sont portées contre le président. Ce sont de vieilles méthodes de propagande des islamistes, et qui passent très bien en Occident.

Al-Sissi n’est pas un dictateur, c’est un héros de la guerre contre les fanatiques islamistes. Dans cette partie du monde, la société est moins éduquée… et donc plus violente. La culture d’un peuple conditionne son mode de gouvernance. C’est pourquoi toutes les tentatives, dans les pays musulmans, visant à instaurer la démocratie, sont vaines.

La démocratie implique que le peuple soit suffisamment éduqué et civilisé. Si le peuple n’est pas prêt, alors il faut un dirigeant fort, ce à quoi on assiste en Égypte et ailleurs. Car les Arabes ne respectent que les plus forts.

Outre le problème du peuple non éduqué que sont les Arabes, ils ont également la soif du pouvoir. Chez ces gens, le plus fort doit gouverner. Entendez par là : les hommes qui viennent des institutions militaires. Ne demandez donc pas au peuple, par voie d’élections, la possibilité de gouverner.

Autre raison : l’islam n’est pas compatible avec la démocratie. C’est le problème. L’islam refuse toute interprétation du dogme, depuis le XIe siècle. La loi divine l’emporte toujours, comme le combat pour étendre l’islam (le djihad) l’emporte sur l’interprétation pacifique (l’ijtihad).

Une des voix les plus brillantes du monde musulman est celle de l’universitaire tunisien Abdelmajid Charfi, qui avait longuement analysé le retard historique de l’islam.

Au vu de ce décalage, il est préférable de prôner la mise en place d’une forme de gouvernance propre aux Arabes, à leur culture et à leurs modes de pensée. Dans chaque pays arabe il faut trouver, sinon cloner, des al-Sissi pour couper l’herbe sous les pieds des islamistes.

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