Publié par Gaia - Dreuz le 28 janvier 2018

La ministre de la Justice Nicole Belloubet a annoncé que l’Etat négocierait si un ressortissant français était condamné à mort en Irak ou en Syrie.

Que va-t-il advenir des djihadistes français détenus en Irak et en Syrie ? Invitée dimanche du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro, la ministre de la Justice Nicole Belloubet a affirmé que la France « interviendrait » en cas de condamnation à mort de l’un de ses ressortissants, arrêtés lors de la déroute de Daech dans la région.

« En tant que ministre de la Justice, je suis évidemment attachée à un procès équitable. Je considère que les règles élémentaires du procès équitable doivent être mises en œuvre, a-t-elle souligné. C’est un traitement au cas par cas qui doit être effectué. […] Bien entendu, s’il y avait une question de peine de mort, l’Etat français interviendrait en négociant avec l’Etat en question. »

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Interrogé mardi au micro de RTL, le procureur de Paris François Molins a estimé à « moins d’une centaine » le nombre d’hommes, femmes et enfants originaires de l’Hexagone détenus en Irak.

La position de la ministre de la Justice va à l’encontre de celle de la ministre des Armées, Florence Parly. « Les djihadistes n’ont jamais eu d’états d’âme, je ne vois pas pourquoi nous en aurions pour eux », avait-elle souligné lundi.

« Si des djihadistes périssent dans ces combats, je dirais que c’est tant mieux, et s’ils tombent entre les mains des forces syriennes, ils dépendront de la juridiction syrienne », avait déjà déclaré Florence Parly en octobre.

Dimanche 21 janvier, une djihadiste allemande a été condamnée à mort par la justice irakienne. Trois Françaises, jugées pour des faits similaires, risquent la même peine. Les avocats de deux d’entre elles ont interpellé Emmanuel Macron à ce sujet mardi.

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Situation complexe en Syrie

François Molins a souligné que Bagdad avait « un gouvernement légitime » et a « tout à fait le droit de décider » de les juger « lui-même » ou « de les remettre » à leur pays.

Mais « la situation est plus complexe » en Syrie, où les Français capturés sont détenus par les forces kurdes ou l’Armée syrienne libre (ASL), des factions qui combattent Bachar el-Assad et « n’ont pas une autorité légitime », a-t-il reconnu.

Deux plaintes pour « détention arbitraire » ont été déposées la semaine dernière contre les autorités françaises par des avocats de familles de djihadistes qui dénoncent le souhait de Paris de les faire juger sur place par des « autorités locales » non reconnues légalement, en l’espèce les forces kurdes en Syrie.

Source : Leparisien.fr

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