Publié par Christian Larnet le 24 janvier 2018

Une douzaine de bêtes ont été refusées parce que leurs propriétaires ont utilisé du Botox pour les rendre plus belles.

Tradition peu mentionnée dans les médias occidentaux, des dromadaires ont défilé devant les juges d’un concours de beauté d’Arabie Saoudite. Ces derniers notaient la taille de leurs lèvres, de leurs joues, de leurs têtes et genoux. Des foules d’hommes observaient depuis les gradins, hurlant quand les bêtes représentant leurs tribus se promenaient sur la piste.

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Une douzaine de bêtes ont été cependant disqualifiées du concours saoudien de beauté, cette année, parce que leurs propriétaires ont utilisé du Botox pour les rendre plus belles.

« Le chameau », a expliqué le juge en chef du concours, Fawzan al-Madi,« est un symbole de l’Arabie Saoudite. On le conservait par nécessité, maintenant on le conserve comme passe-temps. »

Beaucoup de choses changent en Arabie Saoudite: le pays a maintenant des salles de cinéma. Bientôt, les femmes pourront conduire. Les autorités espèrent également diversifier l’économie pour l’éloigner du pétrole qui a été son moteur pendant des décennies.

Cependant qu’elles cherchent à transformer le royaume, les autorités saoudiennes s’efforcent de faciliter la voie des réformes en mettant l’accent sur les aspects traditionnels de leur culture. Et pour les Bédouins d’Arabie, rien n’est plus essentiel et symbolique que le chameau, utilisé depuis des siècles pour la nourriture, le transport, comme machine de guerre et compagnon.

Ainsi, les autorités ont développé le festival annuel des chameaux, qui dure maintenant un mois, et s’est déplacé l’année dernière depuis le désert lointain vers les faubourgs de la capitale.

Sur un plateau désertique rocailleux, le gouvernement a érigé un site permanent pour accueillir les grands événements : courses et concours de spectacles avec des prix à gagner de 213 millions de riyals. (57 millions de dollars).

La fête dispose aussi d’une vente aux enchères où les meilleurs chameaux peuvent se vendre des millions de riyals, des stands de restauration, des boutiques de souvenirs, un zoo de « freaks » avec les chameaux les plus hauts et les plus courts du monde, un musée avec des sculptures de chameaux en sable grandeur nature, des tentes pour déguster du lait et de la pisse de chameau, des stands de vente de textiles de poils de chameaux, et un planétarium montrant comment les Arabes parcouraient le désert à dos de chameau guidés par les étoiles.

Les organisateurs affirment que ce « village patrimonial » prendra de l’expansion dans les années à venir, car le Prince héritier Mohammed bin Salman – héritier du trône, ministre de la défense et chef de la politique pétrolière et économique – prend les rênes par le biais d’un nouveau club officiel du chameau créé par décret royal l’année dernière.

Le salon, avec le concours de beauté en point d’orgue, attire environ 300 000 personnes, a déclaré Fahd al-Semmari, un membre du conseil d’administration du Camel Club.

« Notre vision est que le (festival) devienne un forum mondial pour tous, pour le divertissement, la connaissance et la compétition. »

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Christian Larnet pour Dreuz.info.

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