Publié par Guy Millière le 15 janvier 2018

Le soulèvement du peuple iranien appartient sans doute au passé. Le régime des mollahs semble être parvenu à étouffer le mouvement de colère qui a embrasé le pays.

Renverser un régime totalitaire est une entreprise difficile. Le régime des mollahs dispose d’une police politique omniprésente et d’outils de répression très efficaces. Comme en 2009, tirer dans la foule et tuer quelques dizaines de manifestants, en arrêter et en torturer quelques centaines d’autres, couper l’accès aux moyens de communication, a été suffisant.

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Le régime des mollahs, cela dit, ne sort pas indemne de ce qui vient de se passer et sa victoire est vraisemblablement très provisoire.

Le soulèvement, cette fois s’en est pris au principe de la république islamique lui-même, a désigné les dictateurs, Khamenei et Rohani, par leur nom, et a dénoncé le soutien du régime au terrorisme islamique.

La seule possibilité pour le régime d’éviter un nouveau soulèvement serait d’améliorer les conditions économiques intérieures et de changer sa politique extérieure.

Or, c’est impossible.

D’une part, l’argent versé au régime par l’administration Obama a été très largement dilapidé, et est parti vers le terrorisme islamique, vers les actions de guerre en Syrie, en Irak et au Yémen, et vers les comptes en banque à l’étranger des dirigeants du régime, et n’est donc plus disponible. L’économie iranienne est, par ailleurs, dans un état bien plus grave que les articles édulcorés paraissant en langue française ne le disent, et se dirige vers un désastre de grande ampleur: pénurie d’eau, banques en faillite, vieillissement accéléré de la population, etc.

D’autre part, le régime ne peut changer d’orientation. C’est un régime révolutionnaire islamique qui tire sa légitimité auprès de ceux qui le soutiennent de ce qu’il est: et révolutionnaire et islamique. Il ne peut renoncer à être ce qu’il est, renoncer au terrorisme, au djihad et aux perspectives apocalyptiques qui l’imprègnent sans se perdre.

Le régime parait dès lors condamné à être confronté à un nouveau soulèvement bien plus intense.

Il parait condamné aussi à poursuivre sur sa lancée délétère.

Résulte la perspective de futurs bains de sang en Iran (le régime ne tombera sans doute pas sans se battre) et à l’extérieur de l’Iran (le régime ne tombera sans doute pas sans tenter d’activer davantage les groupes qu’il finance: Hezbollah, Hamas, milices Houthi, etc).

L’administration Trump a fait preuve de lucidité, de courage et de sens stratégique en agissant pour endiguer le régime, en commençant à remettre en cause l’accord passé en juillet 2015 (que l’Iran ne cesse de violer), en mettant en place une alliance d’endiguement Israël-Arabie Saoudite-Egypte-monarchies du Golfe, en dissociant le peuple iranien du régime qui l’opprime, et en se situant du coté des opprimés, non du coté des oppresseurs.

L’Europe occidentale a, elle, adopté une position irresponsable, honteuse, et criminelle.

Ses dirigeants ont appelé au “calme” pendant le soulèvement, et donc implicitement accepté la répression. Ils n’ont pas renoncé à entretenir des relations cordiales avec le régime, et ont accueilli à Bruxelles le ministre des affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif pour lui dire qu’ils étaient de son coté, sans même lui reprocher d’oeuvrer pour des crapules qui font tirer dans la foule.

Ils ont fait comme s’ils ne savaient pas que l’Iran viole sans cesse l’accord de juillet 2015.

Ils ont fait comme s’ils ignoraient que l’Iran est le principal financier du terrorisme islamique sur terre aujourd’hui, et comme s’ils ignoraient qu’Ali Khamenei et Hassan Rouhani ont pour (vain) projet de rayer Israël de la carte du monde.

Ils veulent signer des contrats et tenter de grapiller l’argent qu’ils peuvent encore espérer trouver dans les caisses du régime. Rien d’autre ne leur importe.

Macron se conduit en collaborateur minable, je l’ai écrit, mais il n’est pas le seul. Sigmar Gabriel et Angela Merkel en Allemagne, Boris Johnson et Theresa May au Royaume Uni ne valent pas mieux et n’ont pas davantage de droiture et de sens des responsabilités que le lamentable président français.

Federica Mogherini, qui dirige la diplomatie de l’Union Européenne, a une mentalité collaborationniste absolument répugnante et ne cesse de le montrer.

L’Europe occidentale prétend être le continent des droits de l’homme.

Elle montre une fois de plus qu’elle est prête à piétiner les droits de l’homme et à se montrer servile devant les pires régimes de la planète, et qu’elle est à vendre, pour pas très cher.

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Que des gens comme Macron, Sigmar Gabriel, Angela Merkel, Boris Johnson, Theresa May, Federica Mogherini prétendent donner des leçons à Donald Trump serait risible si ce n’était aussi sordide.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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