Publié par Dreuz Info le 14 janvier 2018

La Maison Blanche a lancé hier à l’Iran un ultimatum de quatre mois pour modifier son comportement ou faire face à de nouvelles sanctions.

Le président Trump vient d’accepter de confirmer que l’Iran respectait les modalités de l’accord signé par les six pays pour réduire son programme nucléaire, mais a précisé qu’il le faisait pour la dernière fois. Il a également dévoilé une liste d’exigences auxquelles Téhéran devrait répondre pour éviter la réimposition de sanctions américaines.

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Il s’agit notamment du renoncement «sans limite de date» au nucléaire, au lieu de la suicidaire limite de dix ans prévue dans le présent accord. Téhéran doit également laisser entrer des inspecteurs internationaux “sur tous les sites demandés”, alors que selon les stupides accords, l’Iran doit faire lui-même ses inspections !

Ces deux demandes sont en contradiction avec l’accord et la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne n’en veulent pas.

Le Président Trump a déclaré :

“Malgré ma forte inclination, je n’ai pas encore retiré les Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien. Au lieu de cela, j’ai esquissé deux voies possibles : soit combler les lacunes désastreuses de l’accord, soit les États-Unis se retireront. Si l’Iran ne respecte aucune de ces dispositions, les sanctions nucléaires américaines seront automatiquement réappliquées.”

Mohammad Javad Zarif, le ministre iranien des Affaires étrangères, a qualifié les demandes de M. Trump de «tentatives désespérées de saboter un accord multilatéral solide». L’accord de 2015, a-t-il dit, n’est pas renégociable. Les Etats-Unis doivent se mettre en pleine conformité – tout comme l’Iran.”

Par ailleurs, les États-Unis imposent de nouveau des sanctions économiques non liées à l’accord nucléaire. Elles ciblent 14 individus ou entités iraniens, y compris l’unité du Corps des gardiens de la révolution islamique et Sadeq Larijani, le chef de l’autorité judiciaire. Les Etats-Unis ont rendu M. Larijani responsable des répressions contre les personnes ayant manifesté pour protester contre le régime, entraînant la mort de 21 personnes et l’emprisonnement de milliers d’Iraniens.

Le ministère des Affaires étrangères iranien a déclaré que les sanctions contre M. Larijan ont “dépassé toutes les lignes rouges du comportement dans la communauté internationale… et le gouvernement des États-Unis devra assumer toutes les conséquences de cette manoeuvre hostile”.

Selon les termes de l’accord sur le nucléaire, le président américain doit réaffirmer tous les 120 jours que l’Iran respecte ses conditions. En échange, les sanctions imposées à Téhéran pour son programme nucléaire sont levées. Si la Maison-Blanche ne certifie pas la conformité, le Congrès peut réimposer des sanctions.

Donald Trump ne renoncera pas aux sanctions en mai prochain, à moins que les Européens acceptent un accord “substantiel” qui élimine certaines clauses qui permettent à l’Iran de reprendre l’enrichissement de l’uranium, a indiqué la Maison-Blanche. L’accord devra également contenir des “déclencheurs” qui conduisent automatiquement à la réintroduction de sanctions si l’Iran ne s’y conformait pas.

M. Trump a longtemps soutenu que l’accord négocié par son prédécesseur était faible et permettait à Téhéran de poursuivre d’autres activités militaires, y compris le financement des terroristes, en toute impunité. Il avait raison, la preuve en est apportée régulièrement.

Les alliés américains considèrent l’accord comme le meilleur moyen de contrecarrer les ambitions nucléaires de l’Iran. Le bureau des Affaires étrangères britannique a déclaré avant-hier soir :

“Le Royaume-Uni a une position claire sur l’accord sur le nucléaire iranien: nous le considérons comme un accord crucial qui rend le monde plus sûr en neutralisant la menace d’un Iran doté de l’arme nucléaire”.

Jeudi, l’Union européenne et les ministres des Affaires étrangères de Grande-Bretagne, d’Allemagne et de France ont agi d’une façon très résolue après des entretiens avec M. Zarif à Bruxelles. Le président Macron a appelé M. Trump jeudi et a souligné la détermination de la France à voir “une application stricte de l’accord et l’importance de son respect par l’ensemble de ses signataires”.

La Russie a qualifié que l’accord est le «résultat d’un consensus entre de nombreuses parties».

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a de son coté expliqué au président Macron qu’il a tout intérêt à prendre Trump très au sérieux.

Un jour après que le président Donald Trump eut lancé un ultimatum pour corriger les failles désastreuses d’un accord freinant le programme nucléaire iranien, le premier ministre Benjamin Netanyahu a expliqué au président français Emmanuel Macron, au cours d’un appel téléphonique, que “les remarques de Trump devraient être prises au sérieux, et quiconque veut garder l’accord nucléaire serait sage de le réparer”.

Netanyahu a également expliqué à Macron que le monde libre devrait “condamner fermement les cinq crimes du régime iranien, à savoir :

  1. Ses efforts pour obtenir des armes nucléaires,
  2. La mise au point de missiles balistiques en violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies,
  3. Son soutien au terrorisme,
  4. Ses agressions régionales,
  5. Et la cruelle répression contre les citoyens iraniens”.

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : traduction © Oksana Zvirynska pour Dreuz.info.

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