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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 7 février 2018

Lorsque le 16 juin 2015, Donald Trump a annoncé qu’il se présentait à l’élection présidentielle, Bill Kristol, directeur « éloigné » de la rédaction du Weekly Standard qu’il a fondé en 1995, souvent considéré comme l’un des héritiers du mouvement néoconservateur, a vu sa chapelle de verre se briser sous ses yeux.

Il a alors mené une sorte d’expérience auprès de ses fidèles lecteurs, dont j’ai été, sur la façon dont leur loyauté tiendrait le choc avant d’exploser, en choisissant l’orthodoxie conservatrice aux dépens du bon sens, le camp démocrate et la corrompue Hillary Clinton plutôt que Donald Trump.

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Les lecteurs du Weekly Standard sont enclins à la loyauté, affirme Benjamin Wallace-Wells dans le Weekly Standard : « ils sont restés aux côtés de Kristol lorsqu’il a poussé à l’invasion de l’Irak, ils lui sont restés fidèles lorsqu’il a encouragé John McCain à choisir Sarah Palin comme candidate à la vice-présidence », mais ils lui ont tourné le dos lorsque lui a tourné le dos à Donald Trump.

Wallace-Wells : « Lorsque les primaires étaient presque terminées, Kristol a cherché une alternative à droite comme candidat indépendant. Il a contacté Mitt Romney, Ben Sasse et James Mattis, qui ont tous décliné. » Aucun n’a voulu être le soldat kamikaze de Kristol.

Alors qu’il a été pendant 10 ans une des éminences grises de Fox News, Kristol a qualifié le réseau de « ridicule » et a déclaré l’émission de Tucker Carlson « proche du racisme ». Kristol était à la dérive.

  • Selon l’étude de l’université d’Harvard, Fox News est la chaîne d’information la plus neutre et la moins biaisée : l’analyse montre que 52% de ses émissions sont négatives contre Trump, 48% positives, alors qu’en comparaison, 93% des interventions de CNN sur Trump sont négatives.
  • Concernant Tucker Carlson, un commentateur politique dont je regarde chaque jour l’émission depuis son lancement, Kristol divague : il n’y a pas eu un seul mot raciste, même pas un dérapage ou un soupçon de soupçon raciste dans la bouche de Carlson. En revanche, il a plusieurs fois invité des universitaires et des élus qui ont tenu des propos racistes. Un détail, les propos étaient racistes contre les blancs.

Kristol a plusieurs fois affirmé que « Donald Trump est fou », et que « le GOP qui l’a endossé est dérangé ».

Là, ses lecteurs ont commencé à s’agiter. Kristol délirait.

Lorsque Trump a commenté la manifestation blanc-suprémaciste de Charlottesville, en août 2017, il a déclaré qu’au milieu des manifestants des deux bords, il y avait aussi des gens modérés. Mais Kristol n’a pas écouté Trump. Il a préféré entendre et se laisser influencer par les interprétations tronquées des commentateurs anti-Trump. Il a alors pensé que les leaders républicains qui avaient passé des mois à débiner Trump en privé rompraient finalement avec le Président. Ce n’est pas arrivé.

Furieux, c’est un Bill Kristol dérisoire et sa femme Susan Scheinberg qui ont envoyé un don de deux cents dollars à la campagne du Démocrate Ralph Northam, qui se présentait au poste de gouverneur de Virginie contre le Républicain Ed Gillespie– un ami de Kristol.

Quand Northam a remporté la course au poste de gouverneur de Virginie, en novembre 2017, Kristol a déclaré « je me suis senti heureux ». Dans quelle partie de cette phrase se trouve la défense des idées conservatrices ?

Concernant les élections de mi-mandat de 2018, Kristol a déclaré : « Je suis un peu surpris par mes propres réactions au cours des deux ou trois derniers mois dans ce sens. Je pourrais vraiment faire valoir que le pays serait mieux avec les Démocrates qui dirigent la Chambre, parce que si les Républicains ne sont pas prêts à contrôler Trump, quelqu’un doit le faire. »

Là, le mouvement néoconservateur venait de sombrer, et j’en suis bien aise. Un mouvement qui se rigidifie autour de l’orthodoxie de ses idées, au point de refuser toute inflexion, et se jette dans les bras des tenants des idées adverses pour ne pas « polluer » la pureté des siennes, ne rappelle rien d’autre que l’extinction des dinosaures il y a 65 millions d’années, incapables de s’adapter aux changements, fussent-ils bénéfiques. Bon vent.

Bill Kristol a donné, avec Weekly Standard qu’il a cofondé, un deuxième souffle aux idées néoconservatrices de son père, le célèbre intellectuel Irving Kristol. Il leur a maintenant donné leur dernier souffle.

Chaque fois que le conservatisme et le pouvoir coïncidaient, Kristol était à proximité :

  • En tant qu’architecte intellectuel de la guerre en Irak,
  • en tant que conseiller influent des campagnes de McCain et Romney (qui ont tous les deux été balayés par Obama, ce n’est pas assez rappelé).

Son contrat avec Fox News ayant été résilié il y a quelques années, c’est sur les réseaux de la gauche radicale comme MSNBC et maintenant CNN qui est passée du centre gauche à l’extrême-gauche depuis l’élection de Trump que Kristol intervient encore. Si vous regardez les débilités et les insanités qui sont diffusées quotidiennement sur ces deux chaînes– que je me force à regarder– c’est tout dire.

Tout faux, toujours

On a souvent demandé à Kristol de prédire ce qui se passera en politique.

  • En 2002, il a déclaré que l’action militaire en Irak « déclencherait une réaction en chaîne dans le monde arabe qui serait très saine ».
  • Il a indiqué que les réductions d’impôt de Bush allaient alléger le déficit, le déficit a explosé, car les réductions d’impôts étaient minimes et mal pensées.
  • En 2008, il a prédit qu’Obama ne gagnerait pas une seule primaire présidentielle.
  • En 2011, il a déclaré que Rudy Giuliani serait candidat pour la présidence.
  • En 2015, il a annoncé que Joe Biden serait candidat à la présidentielle.
  • Il a plusieurs fois déclaré que Jennifer Granholm, l’ancienne gouverneure du Michigan, allait être choisie comme juge à la Cour suprême, et qu’elle risquait de se retrouver sur un billet national en tant que vice-présidente d’Obama.
  • En 2015 durant la campagne, il a prédit que « Trump ne resterait pas longtemps en tête des sondages ».

Non seulement Donald Trump fut élu, mais il tourna en ridicule 30 ans de théories de politique étrangère de Bill Kristol :

  • Trump qualifia l’intervention en Irak de « désastre », considéré comme le diamant de la politique étrangère de Kristol,
  • il dénonça la stupidité des rapports avec l’OTAN dont l’Amérique paye la plus grosse partie des dépenses sans demander de ses partenaires qu’ils assument leurs parts– alors que « l’OTAN protège leurs enfants et ils ne veulent pas payer pour ça », a très justement rappelé le Président Trump,
  • il a tourné le dos à la stupide idée néoconservatrice d’imposer la démocratie aux pays arabes, et déclaré en toute sagesse qu’il ne veut pas imposer le mode de vie américain au reste du monde,
  • Et il a bien entendu dénoncé la caste des élites à laquelle Kristol appartient, comme étant totalement coupée de la population américaine, de ses préoccupations, et surtout de ses intérêts.

Kristol s’est positionné en leader du mouvement conservateur #NeverTrump. Il a qualifié Trump de « charlatan », de « démagogue », il l’a traité « d’être répugnant » et « d’escroc », et il a vu un après l’autre ses 15 concurrents républicains s’écrouler durant les primaires.

Pour Trump, Kristol fait partie de l’establishment qui a pollué Washington et pourri l’Amérique. Il incarne la corruption du mode de pensée de l’élite à qui il allait régler son compte. Et Trump n’avait pas tort.

Bill Kristol, aveuglé par ses préjugés, prétend combattre pour la défense de ses valeurs, sans voir que Trump les met en œuvre– mais au bénéfice des Américains, pas de l’élite : baisse des taxes, juge constitutionnaliste à la Cour suprême et dans les tribunaux fédéraux, baisse des réglementations, réduction de l’influence de l’Etat fédéral, et par-dessus tout, une politique étrangère puissamment assise sur une armée extrêmement forte.

Donald Trump a fait exploser les contradictions de la pensée néoconservatrice, parce qu’une pensée qui s’accroche à son dogme est destinée un jour ou l’autre à se heurter à une dure réalité : le monde n’est pas fait de pensées mais d’hommes. Cette dure réalité s’appelle Donald Trump.

Certains disent que la répétition des erreurs et de l’influence de Bill Kristol a libéré les forces Républicaines qui se sont rangées derrière Trump. Kristol l’ignore. Et il a peut-être raison de dire que Trump va démolir le parti Républicain. Je n’ai pas souvenir que ce parti, quand il a eu la majorité au Congrès durant la présidence Obama, en ait fait un quelconque usage : tout ce que voulait le gauchiste Obama est devenu réalité.

Kristol a définitivement fixé sa haine de Trump lorsqu’il a déclaré que John McCain n’était pas un héros de la guerre du Vietnam, parce qu’un prisonnier n’est pas un héros. Mais McCain a endossé le candidat Trump en mai 2016, en déclarant qu’il « faudrait être bête pour ignorer la volonté du peuple ».

Ecoutez votre ami McCain, Bill Kristol, il faut être bête pour ignorer la volonté du peuple.

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