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Publié par Guy Millière le 8 février 2018

Cela ne cesse pas. La grande presse française cultive une haine anti-Trump depuis le jour où, en juin  2015, Donald Trump a présenté sa candidature à l’élection présidentielle américaine. Et depuis que Donald Trump est devenu Président, cela n’a fait que s’accentuer.

La grande presse française n’est pas seule. Les émissions de divertissement contribuent.

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Il suffit, désormais, sur un plateau de télévision de citer le nom, Donald Trump, pour que des ricanements émergent et que des insultes fusent.

Un présentateur a pu aller jusqu’à proférer un appel au meurtre contre Trump sans susciter de réprobation.

Tenter de tenir un propos plus nuancé sur le sujet conduit immédiatement à des réprobations et a des questions venues d’un grand inquisiteur collectif invisible, mais omniprésent.

Il n’y a, ce doit être souligné, rien eu de tel dans l’histoire récente concernant un Président américain.

Ronald Reagan, en son temps, avait été traité d’imbécile et d’acteur raté, et nombre de commentateurs ne comprennent toujours pas pourquoi il est considéré aux États-Unis comme un très grand Président et comme un homme qui a changé le cours du monde pour le meilleur.

George Walker Bush a été présenté comme un crétin alcoolique et un fasciste.

Mais, avec Donald Trump, c’est infiniment pire.

Ce qu’il y a d’absolument malsain en tout cela est qu’il n’y a aucune base rationnelle, logique, factuelle pour fonder en quoi que ce soit la haine disséminée : ce qui se passe constitue un remplacement de l’information par la désinformation et par la propagande la plus vile.

Et il est scandaleux que des gens dont le métier est d’informer se livrent sans retenue à la désinformation et que des gens dont le métier est de divertir se transforment en propagandistes insidieux.

C’est ce que font les uns et les autres sur un nombre croissant de sujets, je le sais bien. Il n’empêche.

L’incitation à la haine, légitimement condamnée lorsqu’elle s’exerce vis-à-vis d’autres personnalités, se donne là libre cours.

Plus délétère encore : derrière la désinformation et la propagande concernant Donald Trump, c’est, en réalité, une opération de désinformation et de propagande xénophobe contre le peuple américain lui-même qui se trouve engagée.

Des gens qui passent leur temps à dénoncer la xénophobie l’exercent sans retenue, dès lors qu’il s’agit des millions d’Américains qui ont voté Donald Trump, et qui sont, comme lui, traités par eux d’ignorants (il peut même y avoir une dimension raciste dans certains articles, puisque les électeurs de Trump y sont qualifiés de « petits blancs »).

Sous la désinformation et la propagande concernant Donald Trump, il y a aussi une volonté de diaboliser la politique américaine, et une volonté symétrique d’exonérer, sans le dire explicitement, des régimes politiques criminels. Cette exonération est particulièrement sournoise.

Kim Jong-Un menace le monde et traite abominablement les Nord-coréens, mais, dès que Donald Trump, au nom des États-Unis, adopte une attitude de ferme dissuasion, c’est Donald Trump, qui se trouve dénigré, et en conséquence, la ferme dissuasion qu’il exerce.

Et ce qui se passe concernant Kim Jong-Un se retrouve lorsqu’il s’agit du régime iranien.

Nombre de commentateurs semblent avoir davantage de mansuétude pour le régime nord-coréen et le régime des mollahs que pour la démocratie américaine.

Ou, pour le moins, ils paraissent considérer que c’est la fermeté à l’égard de ces régimes qui constitue un danger, et non ces régimes eux-mêmes.

Ce qu’il y a de plus sournois encore est que la désinformation et la propagande contre Donald Trump visent (consciemment ou non) à empêcher de comprendre l’ère en laquelle nous sommes.

Le monde aujourd’hui est très instable.

La puissance américaine a été gravement détériorée pendant les années Obama, ce qui a donné un appétit de destruction aux ennemis de l’Occident.

Donald Trump s’efforce de rétablir la puissance américaine. Seule celle-ci aujourd’hui a les moyens et la volonté de résister aux ennemis de l’Occident. Ni la France telle qu’elle est gouvernée, ni l’Europe n’ont la volonté et les moyens requis.

Suggérer que c’est Donald Trump, le dictateur et le psychopathe dangereux équivaut à aider les réels dictateurs et psychopathes dangereux.

© Guy Millière

Adapté d’un article publié sur les4verites.com

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