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Publié par Magali Marc le 14 février 2018

Comme la mémoire est une faculté qui oublie, les médias américains presque tous sympathisants des Démocrates (à l’exception de Fox, Breitbart, le New York Post et le Washington Times) se sont empressés de reprocher à Trump et à Nunes (et son mémo) de salir les institutions américaines telles que le FBI et le Ministère de la Justice, sans jamais reconnaître la responsabilité ou les torts de l’ex-président Obama.

À part Guy Millière, J.P. Grumberg et moi-même sur Dreuz-Info, personne n’a cru bon dans les médias francophones de souligner le rôle qu’a joué Obama dans cette sombre histoire d’enquêteurs du FBI et de membres du Ministère de la Justice sous son Administration, utilisant un dossier concocté par les Démocrates pour obtenir frauduleusement des mises sur écoute d’un opposant politique et lancer des accusations d’espionnage sans fondements.
Voici qu’enfin, le quotidien The Hill publie dans la page d’opinion des lecteurs un article de Monica Crowley* publié le 12 février.

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Les abus de pouvoir commis par l’Administration Obama risquent de ruiner son héritage

Dans toutes les discussions sur l’utilisation du Ministère de la Justice et du FBI comme bras armés politiques, la corruption présumée aux plus hauts échelons de ces agences et l’abus en série du processus secret du tribunal de la FISA lors des élections de 2016, un nom a été remarquablement absent : celui du président Barack Obama.

Des hauts fonctionnaires et d’autres acteurs majeurs de ces agences – qu’Obama supervisait – sont de plus en plus mêlés au scandale grandissant : James Comey, Loretta Lynch, Andrew McCabe, Andrew Weissmann, Sally Yates, Peter Strzok, Lisa Page, Bruce Ohr.

Étant donné le contrôle serré exercé par Obama sur chaque partie de son Administration et de son agenda, l’idée que l’un de ces loyaux fonctionnaires ait pu exercer ses activités sans au moins son approbation tacite ou celle de sa Maison Blanche nous laisse incrédules.

Ces cas d’abus de pouvoir n’ont rien de nouveaux, étant donné la longue histoire de ce type d’inconduite de la part de l’Administration Obama. De l’attaque terroriste de Benghazi à l’abus politique de l’IRS, ils ont utilisé les organismes gouvernementaux les plus redoutables pour cibler, surveiller et probablement démasquer illégalement leurs opposants politiques, y compris des membres du Congrès, des journalistes écrivant des reportages défavorables, des alliés de Trump et des Américains moyens.

Ces obscures infractions institutionnelles ne se sont pas matérialisées à partir de rien. L’une des critiques faites au président Nixon était que même s’il n’était pas au courant de l’effraction du Watergate, il avait créé un environnement dans lequel une telle action était possible.

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Des décennies plus tard, Obama a créé un climat dans lequel les actions illégales posées par le Ministère de la Justice et le FBI, actuellement mises à jour, étaient non seulement considérées comme acceptables mais peut-être même encouragées, donnant lieu à ce qui pourrait être le scandale le plus dangereux de l’histoire américaine.

Il est de plus en plus évident que ces abus de pouvoir récemment exposés avaient deux objectifs ostensibles: 1) asseoir la candidature d’Hillary Clinton en la protégeant des poursuites découlant de son utilisation d’un serveur privé non autorisé et 2) faire dérailler la candidature et la présidence de Donald Trump.

Mais quelque chose d’autre, quelque chose de plus profond, était à l’origine de leurs efforts : l’urgence de préserver ce qu’Obama avait appelé «la transformation fondamentale de la nation» – un grand projet beaucoup plus grand qu’Obama lui-même ou que toute autre figure politique.

Il a largement accompli le projet de longue date des gauchistes de changer l’orientation de la nation, seulement pour voir Trump menacer de la changer une fois de plus : non pas pour la ramener là où elle était avant Obama, mais afin de détruire l’ordre corrompu existant qui a permis aux gauchistes de faire avancer leur projet.

Obama et le mouvement de gauche qu’il a présidé ne pouvaient tolérer un tel renversement de leurs efforts (par Trump, en plus !). Alors ils se sont mis au travail.

Sur le plan offensif, ces fonctionnaires d’Obama – qui manifestement détestent Trump, comme en témoigne l’antipathie flagrante dans les textes de Strzok-Page et les communications des autres – ont entrepris de le démolir.

Trump, pensaient-ils, leur donnait beaucoup de matériel avec lequel travailler, en plus ils jouissaient de la complaisance des médias sympathisants qui se tenaient prêt à amplifier les moindres récits dont ils pouvaient les alimenter sans que leur véracité soit mise en cause.

L’acquisition de plusieurs mandats du tribunal secret de la FISA – on sait maintenant qu’ils étaient basés sur un dossier non vérifié préparé par un espion étranger, utilisant des associés russes anonymes et des proches de Clinton et payés par sa campagne et le Comité National Démocratique – afin de faire obstacle et d’empêcher la candidature de Trump, a réussi au-delà de leurs rêves les plus fous.

Sur le plan défensif, des efforts herculéens ont été déployés par le Ministère de la Justice et le FBI pour bloquer l’enquête Clinton, non par amour pour Hillary, mais parce qu’ils devaient assurer la victoire des Démocrates et la poursuite de leur programme «transformateur». De plus, avec Clinton à la barre, la preuve de tous leurs méfaits antérieurs ne verrait jamais le jour.

D’où la marche en avant pour la protéger.

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En octobre 2015, Obama a déclaré à l’émission «60 Minutes» que, tandis que Clinton avait commis une «erreur» en utilisant un serveur privé, « on n’était pas dans une situation où la sécurité nationale américaine était menacée.» Le signal envoyé à ses lieutenants chargés de d’application de la loi qu’ils devaient reculer ne pouvait être plus clair.

Comme Andrew McCarthy, de la National Review, l’a rapporté, Obama a sciemment et à plusieurs reprises envoyé des communications à Hillary Clinton par l’intermédiaire de son service de courriels et de son serveur non sécurisés.

On suppose que ces courriels contenaient des informations classifiées, pas des horaires de cours de yoga.

Cela signifiait que si Clinton était coupable d’avoir commis des crimes, Obama l’était aussi.

Parce qu’ils étaient étroitement liés concernant cette controverse et d’autres controverses toxiques, tels que Benghazi, elle avait besoin de protection afin de le protéger aussi.

Aujourd’hui, ils vont survivre ou tomber ensemble.

D’où le soutien d’Obama pour sa candidature plutôt que pour son favori, Joe Biden, et le «cover-up» de l’affaire des emails.

Obama et ses alliés n’ont jamais perdu de vue le véritable enjeu. Ils ne pouvaient pas permettre que leurs avancées «progressistes» soient effacées (et remplacées par des politiques économiques et de sécurité nationale bien plus efficaces) et que leurs méfaits antécédents soient exposés. N’ayant jamais prévu une victoire de Trump, les équipes d’Obama et de Clinton lui ont tout jeté à la tête, y compris l’évier de la cuisine dans le but de se protéger – et d’essayer de soutenir leurs réussites «transformatrices» durement obtenues.

La restauration de cette « révolution progressiste » est aussi la raison pour laquelle les loyaux soldats d’Obama, tels que Biden et Eric Holder, envisagent de se présenter aux présidentielles de 2020 afin de reprendre la Maison Blanche.

En attendant, ils doivent essayer de détruire Trump, son agenda et les enquêtes qui sont en train de se retourner contre eux.

Après tout, si Trump ne se contente pas de durer, mais en plus réussit, Obama, Clinton, leurs brigades et le mouvement gauchiste auraient perdu des décennies d’efforts.

*Monica Crowley, ex-commentatrice de Fox, est chercheuse senior au London Centre for Policy Research, un groupe de réflexion de New York.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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