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Publié par Gaia - Dreuz le 18 février 2018

« Mais quelle mouche l’a piqué? », s’étonne un sarkozyste pourtant bienveillant à l’égard de Laurent Wauquiez. Alors que le président des Républicains pouvait savourer une embellie dans les sondages et qu’il venait d’engranger deux victoires dans des législatives partielles, il a provoqué une mini-tornade politique et a même dû ­s’excuser auprès de ­Nicolas Sarkozy… pour s’être un peu trop lâché lors d’une conférence devant des étudiants de l’école de management de Lyon. « Il faut que tout ce que je dise reste entre nous […]. Sinon ce que je vais vous sortir sera juste le bullshit [la connerie] que je peux sortir sur un plateau ­médiatique », les avait-il prévenus. Raté. Enregistrés à son insu, ses propos ont été diffusés dans l’émission Quotidien sur TMC vendredi soir.

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Brutal, cynique et vulgaire

« C’est déloyal – parce qu’un étudiant enregistre un prof à son insu – et malsain – parce qu’il donne l’enregistrement à un média. C’est doublement malveillant », s’est ­insurgé le secrétaire général délégué de LR Geoffroy Didier, quand le porte-parole Gilles Platret évoquait des « bouts de phrases sortis de leur contexte ». On y entend le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes décrire un Sarkozy paranoïaque qui avait mis ses ­ministres « sur écoute pour pomper tous les mails, tous les textos ». ­Expliquer qu’Angela Merkel manque de charisme ou qu’Emmanuel Macron aurait contribué à une « cellule de démolition » du candidat François Fillon pendant la campagne présidentielle. Quant à Gérald Darmanin, visé par une plainte pour « abus de faiblesse », « il va tomber », prétend Wauquiez.

Valérie Pécresse ne veut pas commenter « des propos qui se passent de commentaires »
Ses détracteurs n’en demandaient pas tant. Alors que la majorité s’en donnait à cœur joie samedi – « il y a de drôles d’enseignements dans de drôles d’écoles de commerce », a ironisé ­Darmanin –, c’est d’abord un grand silence consterné qui, à droite, a accueilli ces propos. Sollicitée, la présidente d’Île-de-France, Valérie Pécresse, « refuse de commenter des propos qui se passent de commentaires », selon son entourage. Sous couvert ­d’anonymat, les mots sont durs. « C’est un fou furieux, s’indigne un élu LR. C’est une faute de gamin de 14 ans qui se lancerait en ­politique. » « Il montre son vrai visage : brutal, cynique et vulgaire », assène un responsable de LR. « Wauquiez a lui-même ­officialisé tout ce qui fait que les Français se méfient de lui : il ne pense rien de ce qu’il dit », estime un ancien ministre LR, qui évoque « une énorme sortie de route ».

Plus grave sans doute aux yeux d’une base militante sarkolâtre, Sarkozy n’a pas du tout apprécié. Et l’a fait comprendre. Les deux hommes se sont téléphoné samedi matin et Wauquiez « s’est excusé » auprès de l’ancien président, lequel « en a pris note », a fait savoir l’entourage de Sarkozy. Le président de LR s’est fendu d’un communiqué pour assurer qu’il « n’a jamais été question dans [son] esprit de soutenir qu’on ait fait surveiller des membres du gouvernement ». Il y dénonce par ailleurs la diffusion de propos « enregistrés de façon illégale », menace de « suites judiciaires » et, sur le fond, évoque une « discussion libre avec des étudiants, parfois sur le ton de l’humour ».

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Cela montre qu’il est cash

Son entourage s’efforçait samedi de minimiser : « C’est microcosmique. » « Ce sont des propos tenus à huis clos à des étudiants qui attendaient des anecdotes croustillantes », relativise Brice ­Hortefeux. Parallèlement, l’équipe de Wauquiez relayait la tribune de soutien rédigée par un des élèves du cours, Anatole ­Flahault, qui évoque « une discussion à cœur ouvert, avec des questions des ­étudiants qui étaient tout aussi cash ». Un proche du président de LR ­positive : « Cela montre qu’il est cash et ça fait partie des bons aspects de sa personnalité. » ­Atterré, un élu LR peu suspect de sympathie pour Wauquiez se montre sceptique sur d’éventuels ­dégâts sur son image : « Cela va simplement accentuer la polarisation autour de lui entre ceux qui l’aiment et ceux qui le détestent. Un peu comme pour Trump aux Etats-Unis ».

Source : Lejdd.fr

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