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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 19 février 2018

Claude Askolovitch est un homme délicat. Attentionné même.

Je m’explique avant que vous m’insultiez :

Pour ne pas faire le jeu des islamophobes, vous ne le verrez jamais parler de « terrorisme islamique ». Un jihadiste poignarde des passants sur les Champs-Élysées ? C’est un fou, un détraqué, certainement pas un pieux musulman ! Attentionné.

Pour ne pas faire le jeu de la droite, jamais le délicat ne dénoncera les horreurs du communisme. L’État policier de Cuba, les tortures des opposants politiques : c’est « romantique » ; la misère au Vénézuéla ? C’est la faute à Conchita !

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Pourquoi, me demandais-je alors, n’a-t-il pas cette délicate attention pour éviter de faire le jeu des antisémites ?

Pourquoi répond-il toujours présent quand la gauche réclame un juif pour excuser les dérives antisémites des musulmans ?

Pourquoi court-il à leur secours, à ces saletés qui vomissent leur haine du juif ? Pourquoi offre-t-il aux musulmans la caution juive qui les innocente ?

Car c’est exactement ce que fait Claude Askolovitch au point que je n’ai pas pu résister à ma gentille moquerie sur son prénom : contrairement à lui, peu m’importe qui est l’auteur d’une insulte judéophobe : un antisémite est un antisémite et inversement.

Je n’excuse pas plus Amena Khan qu’Alain Soral, Medhi Meklat ou Faurisson. Lui pas. L’étrangeté de son mental refuse d’entendre les propos antisémites et répréhensibles d’une musulmane, ils lui valent même son amitié, et ceux d’un militant d’extrême-droite, ses attaques. Est-ce une pure perversion relativiste, le syndrome de Barenboim (le grand chef d’orchestre israélien demanda la nationalité palestinienne, mais il reste encore trop juif pour le Qatar, qui lui interdit de se produire dans le petit État arabe intégriste), ou une haine de soi post-shoatique ?

Lorsque nous avons fait éjecter la belle Amena Khan de la campagne de L’Oréal en raison de ses tweets antisémites, Askolovitch lui a témoigné publiquement son amitié, et s’est plaint qu’au nom du judaïsme, nous ayons dénoncé la peu charmante.

Subitement, et pour défendre au débit de la vertu une musulmane qui s’est sentie assez coupable pour présenter ses excuses et se retirer, Askolovitch renonce aux valeurs que jadis il défendait.

Amena Khan admet que ses propos sèment la division ? L’Oréal se sépare d’elle parce que l’entreprise œuvre pour la tolérance qu’elle n’incarne pas ? Askolovitch ne veut rien entendre. Habité de cette condescendance néo-colonialiste qui m’inspire du dégoût, il l’infantilise et la rend irresponsable de ses paroles — comme Mehdi, qu’il décrit comme un « gamin qui tweetait des blagues nazes » — comme Mennel, innocente parce que c’est une « enfant ».

Car voilà qu’il soutient maintenant Mennel Ibtissem ! La jeune fille justifie, comme tout islamiste qui se respecte, l’attentat de Nice ? Mais non ! C’est une « enfant… sur laquelle convergent peurs et exorcismes » dit Askolovitch.

Prenons du recul. Lorsqu’un idéologue décide qu’un antisémite ne peut être que néo-nazi — alors qu’avec toute la saine détestation que j’ai pour eux je constate qu’ils n’ont pas touché à un seul cheveu juif depuis fort longtemps, ni chez vous en France, ni chez moi aux États-Unis ni ailleurs en Europe, il perd sa capacité à voir le mal s’insérer dans les interstices de l’antiracisme. Askolovtich ne veut pas le voir : tous les juifs assassinés en France au 21e siècle l’ont été par des musulmans. Une coïncidence, des cas isolés ? La réalité est priée de se soumettre au dogme, car le dogme ne saurait être contredit par la réalité.

Askolovitch regrette qu’au nom de son judaïsme, Dreuz ait dégommé la mal intentionnée de L’Oréal, et je regrette moi, qu’au nom de son islamophilie, il fasse les gorges chaudes des antisémites qui nous tiennent collectivement pour responsables et complices du Grand remplacement islamiste en cours. Complice il se fait, complices les antisémites nous jugent tous.

Mais il ne craint pas, Askolovitch, en soutenant les musulmans qui font l’apologie du terrorisme, de faire le jeu des identitaires antisémites qui accusent les juifs d’être des apatrides, de participer à la destruction de l’identité nationale, d’œuvrer pour ouvrir les frontières à l’immigration africaine.

Évidemment il faut un juif pour lui dire cela. Et je ne me prive pas.

Pour reprendre ce mot qu’il doit regretter de m’avoir un jour lancé : « Sheket Askolovitch ».

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