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Publié par Ftouh Souhail le 19 février 2018

Dans un revers massif pour le camp anti-juif en Tunisie, une loi judéophobe visant à criminaliser toute relation avec l’État hébreu ne sera pas votée par les députés à l’Assemblée des Représentants du Peuple.

La loi, sponsorisée par le mouvement antisémite BDS (boycott, désinvestissement et sanctions) et qui aurait ouvert la porte à une crise avec les Etats-Unis, a été placée près du bas de l’ordre du jour par le Président du parlement tunisien.

C’est une victoire importante pour les forces de la justice et de la paix dans ce pays musulman. L’État juif, qui est l’unique démocratie du Proche-Orient, reste le seul porteur des valeurs du monde civilisé dans une région dominée par la barbarie.

Des députés communistes anti-israéliens du Front populaire ont tenté de faire passer la loi plus haut dans l’ordre du jour le 13 février 2018 matin, mais ils ont été défaits devant la détermination du bloc laïque de Nidda Tounes, du chef du gouvernent Youssef Chahed, mais aussi la maturité exceptionnelle pour cette fois des islamistes tunisiens du parti Ennahdha.

Les communistes du Front populaire n’ont apparemment rien de mieux à faire dans la Tunisie en 2018 qu’à passer temps et énergie à vouloir criminaliser toute relation avec l’État hébreu. La criminalisation est inscrite au cœur de leur programme. Devant la situation économique actuelle pour le moins préoccupante dans le pays, le bouc émissaire traditionnel invoqué chez eux est Israël, comme si c’était là une priorité ou comme si cela avait un sens.

La décision courageuse annoncée le 6 décembre dernier par le Président américain, M.Donald Trump, de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël avait provoqué un tollé général et une réaction en chaîne aussi bien au plan officiel que populaire en Tunisie. Les communistes tunisiens ont profité de cette situation pour glisser la loi.

Le chef des communistes tunisiens et porte-parole du Front populaire, Hamma Hammami, avait ouvert le bal et il a fait le tour de tous les médias pour répéter son leitmotiv  » La criminalisation de la normalisation avec Israël est un devoir », « Al Qods (Jérusalem) est la capitale éternelle de la Palestine. »

Son principal mots d’ordre est le boycott de « l’apartheid israélien » et le combat contre la normalisation arabe avec Israël. Ce stalinien, très habile dans les slogans et les discours, a même lancé un effort de mobilisation populaire encourageant les masses incultes à boycotter les États unis, en accord avec l’« Union générale tunisienne du travail» (UGTT) et l’Association « Ansar Falastin » (Les Partisans de Palestine).

Le Secrétaire Général de l’UGTT, Noureddine Tabboubi, a déjà proposé de riposter à la décision états-unienne de transférer son ambassade à Jérusalem par une résolution syndicale visant, à l’échelle internationale, à refuser de décharger les cargaisons des navires marchands battant pavillon américain (1). Ce syndicat qui a fait son adhésion au mouvement international BDS a subit une défaite cinglante.

Durant une séance spéciale sur la proposition de loi sur “la criminalisation des relations avec l’entité sioniste”, un député antisémite du Front Populaire, Ammar Amroussia, a déchiré le mardi 13 février 2018 une photocopie du drapeau d’Israël en pleine plénière.

Cette loi discriminatoire, si elle était adoptée, constituerait un grand triomphe pour les lobbies antisémites  pro-palestiniens, sachant que les Tunisiens n’ont pas de conflit frontalier avec Israël et ce pays n’est pas une partie du Proche-Orient.

La loi anti-israélienne aurait été une récompense pour Al-Qaïda et le Hamas 

Le mouvement islamiste palestinien, qui contrôle la bande de Gaza, a appelé à une intensification du boycott suite à la décision souveraine du peuple américain de reconnaître officiellement la capitale de l’État juif.

Le Hamas, qui cherche à détruire Israël et le remplacer par un État islamique, soutient la campagne antisémite de boycott et estime que cette mesure ne suffit pas. Le Hamas veut que les partisans du BDS intensifient leurs activités pour qu’il puisse atteindre son objectif d’éliminer les juifs. Un objectif partagé avec Al-Qaïda.

Il y a quelques jours, un chef d’Al-Qaïda a prôné la mort des Juifs.

Khalid Batarfi, basé au Yémen dans le gouvernorat d’Abyan, a publié une vidéo dans laquelle il disait aux musulmans de tuer les Israéliens et les Américains avec toutes les armes à disposition en réponse à la décision prise par le Président M.Donald Trump de reconnaître Jérusalem en tant que capitale israélienne.

Ce haut-commandant d’al-Qaida dans la péninsule arabique (AQPA) a été placé sur la liste noire des terroristes mondiaux du département d’Etat, vingt-quatre heures après cette appel.

Le 22 janvier 2018, dans une vidéo diffusée, Batarfi a déclaré que la décision de Trump était une « déclaration de guerre de la part des Juifs et des croisés », disant que les musulmans ont le devoir de « libérer » la ville sainte, a fait savoir l’observatoire du renseignement SITE.

Dans cette vidéo de 18 minutes, ce haut-commandant de la puissante branche d’Al-Qaïda dit qu’ « Aucun musulman n’a le droit de céder Jérusalem, quoi qu’il arrive. Seul un traître abandonnerait ou livrerait la ville ».

« Que les musulmans se dressent et attaquent les Juifs et les Américains partout », ajoute-t-il.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Ftouh Souhail pour Dreuz.info.

(1) Écouter l’interview de Noureddine Tabboubi sur Shems FM (8.12.2017 – en arabe).

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