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Publié par Magali Marc le 21 février 2018

Pendant qu’Eliot Cohen dans The Atlantic, se désole de la débâcle des élites globalistes en Europe, le Premier ministre canadien, dont le parti a bêtement encouragé les séparatistes sikhs à des fins électorales, se promène en Inde sans même avoir été accueilli par le Premier ministre Modi.

En fait, Justin Trudeau qui voyage avec toute sa famille a été accueilli à l’aéroport de Delhi le 17 février par un ministre junior, le ministre d’État à l’Agriculture, Gajendra Singh Shekhawat.

Le lendemain, M. Trudeau a été ignoré par les hauts fonctionnaires du gouvernement lors de sa visite du Taj Mahal avec sa femme Sophie Grégoire. Des médias ont souligné que le ministre en chef de l’Uttar Pradesh, Adityanath, n’a pas salué le leader canadien lors de cette visite au Taj Mahal.
M. Modi, qui se trouvait à Karnataka, n’a pas non plus rencontré Trudeau lorsque celui-ci s’est rendu lundi au Gujarat, l’État d’origine du Premier ministre.

Cette tiédeur contraste avec l’accueil réservé à d’autres chefs de gouvernements étrangers par le premier ministre Modi, au pouvoir depuis 2014. En janvier, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a été chaleureusement accueilli à l’aéroport par M. Modi lui-même, qui avait aussi reçu personnellement le président américain Barack Obama en janvier 2015 et le prince héritier d’Abou Dhabi, Cheikh Mohammad bin Zayed Al Nahyan, en janvier 2017.

Les deux Premiers ministres ne doivent se rencontrer que vendredi, à la fin de la visite d’une semaine de M. Trudeau.
De là à conclure que le Premier ministre canadien est traité en quantité négligeable par les Indiens, il n’y a qu’un pas.

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L’ancien haut-commissaire indien au Canada, Vishnu Prakash, lors d’une interview au site Scroll.in, a admis qu’il y avait de l’inquiétude en Inde au sujet du gouvernement libéral de M.Trudeau qui a courtisé le vote des Sikhs canadiens pendant la campagne électorale sans décourager les éléments khalistanais séparatistes.

En fait, le séparatisme khalistanais serait au coeur du problème.

M. Trudeau, qui compte quatre ministres sikhs dans son cabinet, ne dénonce pas assez fortement au goût du gouvernement indien les radicaux khalistanais et le mouvement indépendantiste sikh.

Il y a quelques jours, le ministre en chef du Punjab, Amarinder Singh, a déclaré à un magazine indien qu’« il semble y avoir des sympathisants khalistanais au sein du cabinet Trudeau ». Il avait refusé, l’an dernier, de rencontrer le ministre canadien de la Défense, Harjit Sajjan, alléguant qu’il était « un sympathisant khalistanais », tout comme le ministre de l’Infrastructure Amarjeet Sohi – ce que les deux ont nié.

Les sikhs constituent une importante communauté d’un demi-million de personnes au Canada, au sein de laquelle existe un soutien au mouvement du Khalistan. Ce dernier réclame l’indépendance de la région indienne du Pendjab (nord), terre du sikhisme, et y a mené une féroce insurrection, finalement écrasée dans les années 1990.

La CBC, toujours à la solde des Libéraux, s’ingénie à montrer les poses de Trudeau et de sa famille costumée devant le Taj Mahal, l’ashram de Sabarmati ou le temple Akshardham.
La télévision d’État a choisi de se concentrer sur les protocoles d’entente que les deux pays devraient signer et sur l’importance du commerce bilatéral (les compagnies canadienne et indienne ont signé 66 nouvelles ententes totalisant $ 1 milliard qui devraient contribuer à créer 5,800 emplois au Canada).

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Moins complaisants, les médias britanniques et indiens (BBC, Times of India, etc.) soulignent pour leur part que plutôt que d’être pris en photo avec le Premier ministre canadien, la plupart des leaders politiques indiens ont choisi de garder leur distance.Un ancien diplomate indien a déclaré à Hindustan Times, sous couvert de l’anonymat, que dans sa longue expérience de visites bilatérales, il n’avait jamais vécu un voyage de cette nature, où le dignitaire en visite passait si peu de temps avec ses homologues du gouvernement indien.
Un conseiller politique canadien, quant à lui, a décrit pour The Times of India l’accueil discret que Trudeau a obtenu jusqu’ici comme démontrant « à peu près le même enthousiasme que pour un moustique du paludisme ».

Selon David Malone, recteur de l’Université des Nations unies à Tokyo depuis 2013 et envoyé du Canada en Inde de 2006 à 2008, « la philosophie politique de [Stephen] Harper, qui a passé du temps en Inde depuis son retrait de la scène politique canadienne, serait probablement plus proche que celle de M. Trudeau des orientations politiques de M. Modi ».

Les six ministres qui accompagnent M. Trudeau en Inde ont peu d’engagements officiels, hormis la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, qui s’entretiendra avec son homologue Sushma Swaraj avant la rencontre des premiers ministres, à New Delhi, le 23 février.
« C’est un gaspillage énorme d’argent des contribuables puisque peu de travail sera accompli », estime le professeur Dehejia de l’Université de Carleton.

Mis à part une poignée de voix dissidentes, la plupart des médias au Canada ont choisi d’adopter une approche attentiste.
Au cas où les visites prévues de Trudeau avec Modi et Amarinder se passeraient bien, ce séjour en Inde pourrait finalement être considéré positivement par les médias canadiens et internationaux.
Toutefois, un échec prouverait que Trudeau n’a rien fait d’autre que de passer une semaine de vacance en famille, aux frais des contribuables canadiens.

Sources: Scroll.in, Breitbart, First Post.com, La Presse, le Journal de Montréal, Canadian Broadcasting Corporation

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