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Publié par Gaia - Dreuz le 21 février 2018

L’organisation d’extrême gauche avait touché au moins 18.000 euros d’un organisme gouvernemental pour réaliser un livre et des clips « antiracistes ». Il s’agissait en réalité de propagande anti-israélienne.

L’affaire – révélée en décembre par le centre NGO Monitor de Jérusalem et objet d’une enquête détaillée du journaliste Luc Rosenzweig dans Causeur – autour des pratiques de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP) ne restera pas sans conséquences.

L’organisation d’extrême gauche prétendument pacifiste va devoir rembourser les très importantes subventions – au moins 18.000 euros pour la seule année 2016 – qu’elle était parvenue à toucher du Commissariat Général à l’Egalité des Territoires (CGET), un organisme directement rattaché à Matignon.

Cette affaire n’est pas anecdotique. Elle apporte un éclairage sur la manière dont s’élaborent en France les messages de désinformation, concernant en particulier Israël. Elle témoigne des méthodes de certaines officines qui savent parfaitement utiliser tous les rouages administratifs permettant d’obtenir des subventions publiques avec lesquelles elles financeront leurs activités de propagande.

Ce scandale des « clips vidéo de l’UJFP » illustre aussi l’aveuglement des pouvoirs publics prêts à distribuer l’argent des contribuables, sans trop y regarder, pour peu que les quémandeurs se présentent la sébile dans une main et le drapeau de « l’antiracisme » dans l’autre.

Au fait, c’est quoi l’UJFP ?

Fondée dans les années 90, l’UJFP se présente comme une organisation juive, laïque, progressiste et pour la paix au Proche-Orient.

Un rapide examen de ses statuts et de son site permet de rectifier quelque peu cette appréciation angélique. Proche du Parti Communiste (elle a régulièrement son stand à la Fête de l’Huma), l’UJFP est en réalité une organisation violemment anti-israélienne.

Elle ne regroupe que quelques dizaines de militants que l’on retrouve inlassablement derrières les banderoles de l’UJFP dans les manifestations pro-palestiniennes.

Slogans simplistes et langue de bois stalinienne. On notera au passage que l’UJFP soutient le terrorisme palestinien qu’elle qualifie de « résistance » et qu’elle prône le boycott illégal d’Israël, autant de mots d’ordres très étrangers à une campagne en faveur de la « paix ».

Le projet « Une parole juive contre le racisme »

C’est donc en 2015 que l’UJFP a présenté au CGET un projet intitulé « Une parole juive contre le racisme », visant à éditer une brochure pédagogique à destination des lycéens et des enseignants.

Dans le même cadre, l’UJFP a manifesté son intention de réaliser également des clips vidéo destinés à lutter « contre le racisme ».

Des clips qui assimilent le sionisme au nazisme

Mais à l’arrivée, le résultat ne correspond guère à ce qui avait été annoncé aux pouvoirs publics.

Pour s’en convaincre, il suffit de s’infliger le visionnage fastidieux des 10 clips vidéo qui figurent sur le site de l’UJFP.

InfoEquitable en a sélectionné quelques extraits. Ils sont édifiants !

Cette « parole juive contre le racisme », distillée par une poignée de militants anonymes, n’est en fait qu’un salmigondis de propos haineux, anti-israéliens, qui se résument à une équation aussi perverse qu’absurde : Ce sont les sionistes qui sont responsables de la montée de l’antisémitisme en France.

« Quand j’entends le gouvernement israélien parler au nom des Juifs, la première chose que ça me fait : ça me révulse. C’est une forme d’antisémitisme, c’est une forme d’assignation à résidence. »

« L’Europe avait été vidée d’une partie de ses Juifs par les nazis. Aujourd’hui c’est le sionisme qui aboutit finalement au même effet. C’est insupportable. »

« J’accuse M. Netanyahu d’être un producteur d’antisémitisme. »

« Le sionisme pour moi c’est la question de la séparation du monde en races. Mon judaïsme dit qu’au contraire le juif c’est le juif errant. »

« Le sionisme politique n’a rien à voir avec le judaïsme, c’est du racisme.

L’antisionisme est antiraciste. Le sionisme est raciste. »

Le reste est à l’avenant. On aurait pu imaginer d’autres propos pour éduquer les lycéens au « vivre ensemble » et favoriser la paix dans les cités.

En visionnant ces clips, on en vient même à se demander si ce n’est pas le résultat inverse qui est recherché…

Pour la petite histoire, cette campagne de clips de l’UJFP est aujourd’hui relayée sur le site des Indigènes de la République, une organisation des plus modérées, comme chacun sait.

Ces clips vidéo ne se déchaînent d’ailleurs pas que contre Israël. La République française en prend aussi pour son grade. Toute une série est consacrée à la dénonciation du « racisme d’Etat ».

Quelques extraits :

« Le racisme d’Etat, c’est les réfugiés, les sans-papiers, les contrôles au faciès, les crimes policiers… »

« Le racisme tel qu’il se développe contre les Roms, contre les Arabes, contre les musulmans… est à l’évidence un racisme politique. Il y a des gens comme Manuel Valls qui ont fait de la laïcité un instrument d’exclusion des musulmans. »

« Quand j’entends ces discours qui discriminent, qui attisent la haine contre certains aujourd’hui… ça vient de l’Etat. Ça me rappelle les pogroms. »

« L’antiracisme politique c’est la lutte contre le racisme d’Etat, c’est-à-dire un racisme structurel organisé par l’Etat, et qui a fait mieux que le régime de Pétain… »

On voudrait chauffer les banlieues qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

A Matignon, on s’est étranglé quand Causeur et le journaliste Luc Rosenzweig ont porté la supercherie à la connaissance du grand public.

« Et c’est nous qui avons financé ça ! », s’est lamenté un haut fonctionnaire.

Aujourd’hui, le CGET demande le remboursement des subventions

A la suite de la publication de l’enquête de Causeur (réalisée en collaboration NGO Monitor), le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) a réagi.

Dans un courrier officiel, la directrice de la communication du CGET, Corinne Gonthier, annonce le lancement d’une procédure pour récupérer les subventions indument perçues par les propagandistes de l’UJFP.

A ce propos, la responsable du CGET écrit : Le projet « consistait notamment à réaliser des clips vidéos portant sur la lutte contre le racisme et la déconstruction des discours antisémites de Dieudonné et d’Alain Soral en direction des enseignants, des étudiants des écoles supérieures du professorat et de l’éducation et des agents des centres sociaux. » « Ces clips vidéo ont été mis en ligne fin 2017 (…) mais sans avoir recueilli de validation du CGET. Alerté en décembre dernier sur la teneur de ces clips, le CGET a constaté qu’ils ne correspondent pas du tout au cahier des charges conventionné et ne sont pas admissibles car ils mettent en cause un prétendu « racisme d’Etat ». (…) Le CGET a engagé une procédure de recouvrement de la subvention pour non-respect du cahier des charges ».

On frémit à l’idée que si la manipulation de l’UJFP n’avait pas été déjouée, ces clips auraient effectivement servi à la formation des enseignants.

Aujourd’hui démasquée, l’UJFP va devoir rembourser l’argent qu’elle avait capté pour monter ses campagnes haineuses de propagande.

Source : Infoequitable.org

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