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Publié par Eduardo Mackenzie le 26 février 2018

Nous les Colombiens avons du mal à admettre que le Venezuela, c’est-à-dire la dictature bolivarienne, a massivement pénétré l’actuel processus électoral colombien.

Les services de Nicolas Maduro travaillent d’arrache-pied pour empêcher la Colombie de changer d’orientation gouvernementale et de mettre fin au tristement célèbre transfert de pouvoirs aux FARC perpétré par Juan Manuel Santos dans ses deux gouvernements.

Les majorités, toutes les couches sociales colombiennes, presque sans exception, veulent que les élections de mars et de mai 2018 brisent la politique du président Santos et permettent le rétablissement de l’état de droit, démantelé par la coalition des minorités de gauche au pouvoir.
Cependant, Maduro s’y oppose. Un triomphe des forces luttant contre le statu quo en Colombie accélérerait grandement la chute de la narco-dictature vénézuélienne. Pour cette raison, ce régime détesté, et son parrain cubain, ont décidé de s’immiscer dans le théâtre électoral colombien.
L’application intégrale en Colombie des accords Santos-Farc est l’enjeu politique le plus urgente de Nicolas Maduro. Un gouvernement colombien sous la botte des FARC est ce que recherchent Maduro et Raul Castro. C’est, en ce moment, plus crucial pour le chef bolivarien que remporter les élections qu’il tente de tenir au Venezuela le 22 avril 2018.

Si Maduro impose son contrôle final sur la Colombie en mars / mai prochain, son régime sera plus solide et plus agressif que jamais et tous les pays du continent, à commencer par les États-Unis, connaîtront une situation hémisphérique ultra compliquée, plus encore que celle créée par Cuba lors de la consolidation de la dictature de Fidel Castro après la crise des missiles et la négociation Kennedy-Khrouchtchev en 1962.
Pour la première fois, Caracas et La Havane contrôleraient deux pays pétroliers d’une surface totale de plus de deux millions de kilomètres carrés disposant de grandes ressources naturelles. Et, surtout, avec des villes, des ports et des aéroports regardant vers deux océans. Une telle configuration est intéressante pour les puissances anti-américaines telles que la Chine, la Russie, l’Iran et la Corée du Nord.

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Maduro joue donc sur deux scenarios. En Colombie, il manipule une série de leviers –de la violence extrême aux dispositifs les plus sophistiqués de fraude électorale–, pour pulvériser la volonté des Colombiens.
Maduro a une force armée en Colombie (les guérillas ELN et FARC, maintenant appelées « dissidences », les forces d’autodéfense Gaitanista et d’autres bandes de trafiquants de drogue) et une force électorale de choc voulant s’emparer de la majorité du Congrès (Sénat et Chambre des Représentants) en mars, et harponner, en mai / juin prochain, la présidence de la République.

La combinaison de ces instruments dissemblables est déjà faite avec une habileté incroyable.

L’état-major de l’ELN est au Venezuela. Il ne lance aucune action sans l’approbation des services de Maduro. Le gouvernement de Santos fait semblant d’intensifier son « offensive » contre cette guérilla castriste après l’échec des négociations « de paix » en Equateur. Au sein de l’ELN, agissent des guérilleros des FARC, comme l’ont vérifié récemment les renseignements militaires colombiens. Bogota a également admis, le 18 février, que l’ELN planifie ses attaques terroristes depuis le Venezuela. Pire, des soldats vénézuéliens participent aux attaques de l’ELN en Colombie. L’un d’entre eux a péri début février, selon Bogota, alors qu’il plaçait un explosif de l’ELN entre les villes de Pamplona et Cúcuta. Santos dissimule la gravité de ces faits en disant que l’ELN « recrute des Vénézuéliens » pour les utiliser dans leurs méfaits. Ces soldats entrent en Colombie cachés dans le flux de réfugiés qui traversent la frontière chaque jour.

Le chef de la « dissidence » armée des FARC, Miguel Botache Santillán, alias Gentil Duarte, semble être aussi au Venezuela, où il serait, selon la presse de Bogota, en relation avec des dirigeants de l’ELN et des chefs narcotrafiquants du Brésil et du Mexique. Pour l’ensemble de ces organisations criminelles, un changement d’orientation en Colombie serait une très mauvaise nouvelle. Tous sont, donc, prêts à accomplir les ordres avec discipline.

Selon le chercheur américain Douglas Farah, l’argent des FARC « quitte ou a quitté la Colombie vers Cuba, et de là vers le Salvador et le Nicaragua, et de là vers des sociétés fantômes au Panama« . Farah a dénoncé cela lors d’un forum de l’Institut inter-américain pour la démocratie (IID). En 2017, Farah a déclaré devant le Sénat américain que « la principale structure de blanchiment d’argent des FARC est la compagnie pétrolière du chavisme PDVSA« , et que cette opération utilise un « réseau parallèle » intégrant des entreprises créées au Nicaragua avec des fonds véhiculés à travers l’Alba, sous le contrôle du gouvernement de Daniel Ortega, « et Alba Petróleos, avec des capitaux de même origine, au Salvador« .

Le butin des FARC, amassé pendant des décennies de crimes, est énorme et il est escamoté avec l’aide de Maduro. Le parquet [Fiscalia] de Colombie a déclaré le 20 février que « le montant des biens qui ont été acquis illégalement par les FARC se monte à 2,9 billions de pesos » et que le parquet avait saisi, entre 2011 et 2018, « un total de 5 632 biens appartenant aux FARC et à leurs hommes de paille« . Ces fermes, terrains, établissements commerciaux, investissements, sociétés commerciales, véhicules et bétail n’apparaissent pas, dit le bureau du Procureur, dans l’inventaire que les FARC ont rendu aux autorités au moment de la signature de la paix. Le trésor de guerre des FARC pourrait donc être encore plus grand.

Dès que l’ELN a lancé sa nouvelle vague d’attaques (la dite « grève armée ») pour se venger de la suspension des pourparlers à Quito, les forces armées de Maduro ont soutenu l’ELN par l’envoi de troupes supplémentaires le long de la frontière où le phénomène de la migration vénézuélienne en Colombie est plus aigu. La diaspora vénézuélienne en Colombie oscille déjà entre 600 000 et 800 000 personnes.

La presse a parlé lors de l’envoi de « 111 militaires de l’armée (vénézuélienne) de l’Etat de Monagas à Táchira pour mener des actions de garde-frontières » et a ajouté que ladite « mobilisation » fait partie du Plan Centaure Noir de « défense contre une incursion militaire étrangère« .

Nicolas Maduro a profité de la visite en Colombie du secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, suivi de Kurt Tidd, chef du US Southern Command, également en février –dont l’objectif était de discuter avec les pays de la région de l’application de sanctions pétrolières qui provoquent un départ négocié du Venezuela–, pour gesticuler avec son seul allié Evo Morales que cette tournée préparait une « invasion impérialiste » du Venezuela.

Tel fut le contexte dans lequel Maduro a ordonné d’effectuer immédiatement des « exercices militaires dans chaque état de la République » pour « enrôler les gens dans la défense contre d’éventuelles attaques terroristes« . La presse de Caracas estime que le « déploiement final » aura lieu le samedi 24 février et que « toute la force armée, soit environ 328 000 miliciens, 150 000 militaires de toutes les composantes et 550 000 personnes y participeront« .

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À son tour, le président Santos, qui fait semblant d’être en désaccord avec Maduro pour ne pas détériorer encore plus son image devant Donald Trump, et ne pas se trouver en minorité dans l’OEA et dans le Groupe de Lima, accuse le dictateur vénézuélien de « ne pas accepter de se présenter à des élections libres et transparentes parce qu’il sait qu’il va les perdre« . Mais Santos s’abstient de prendre des mesures efficaces (de contre-intelligence, militaires et judiciaires), pour démanteler le réseau subversif installé par Maduro en Colombie pour fausser les élections et consolider son influence.

Santos fait mine d’ignorer que Nicolas Maduro joue son avenir en Colombie et qu’il a, à part des organisations narco-communistes, quatre candidats à la présidence colombienne déterminés à achever la « mise en œuvre » des concessions de Santos aux FARC. Ces candidats promettent évidemment « l’équité » (le mot clé du socialisme du 21ème siècle) et de construire un monde meilleur. Tous répètent la baliverne de Tirofijo, des années 1960, sur le « changement de structures ». Personne n’admet que l’expérience chaviste s’est terminée par une catastrophe.

Gustavo Petro, le candidat principal à l’élection présidentielle colombienne, est un ancien membre amnistié du groupe terroriste M-19. Sénateur et conseiller d’Hugo Chavez avant et pendant son gouvernement, Petro est l’homme clé de Nicolas Maduro et des FARC dans cette élection. La candidature de Rodrigo Londoño, alias Timochenko, n’était qu’un ballon d’essai.

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Les forces qui soutiennent Petro, un des pires maires que Bogota ait eu, sont toujours minoritaires. Cependant, selon les sondages d’opinion, Petro apparaît comme celui qui a le plus de chances (23,5%) d’être élu président de la République. Les Colombiens sont terrifiés par ce que Chavez a fait au Venezuela. Toutefois, le candidat le plus intoxiqué par l’idéologie qui a créé ce désastre, Petro, celui-là même qui annonce sans rougir que son but est d’exproprier tout ce qu’il pourra, est le favori des Colombiens. Le mystère de ces sondages reste entier.

En cas de naufrage de Petro –comme cela est arrivé à Timochenko, qui a suspendu sa campagne à cause des émeutes de rejet populaire que sa présence provoquait–, pour l’impunité insultante dont il jouit sans la mériter et pour le fait que les FARC ont trahi leurs promesses par rapport à leurs victimes–, Maduro compte sur trois autres candidats : Piedad Córdoba, Humberto de la Calle (11%) et Sergio Fajardo (20,2%). Comme Petro, les trois soutiennent Santos et veulent poursuivre sa politique, mais ils ont perdu la face lorsque la Colombie a rejeté, lors du plébiscite du 2 octobre 2016, l’accord de La Havane qu’ils souhaitaient voir ratifié ce jour-là.

Par contre, selon les sondages, le candidat Ivan Duque du parti de droite Centre Démocratique qui a dirigé, sous l’impulsion de l’ancien président Alvaro Uribe, la lutte contre l’approbation plébiscitaire des accords de La Havane–, obtient 9,2%. Quant au candidat catholique et conservateur Alejandro Ordoñez, autre grand combattant du Non lors du plébiscite, qui a eu le courage, comme procureur général, de faire limoger Gustavo Petro pour ses illégalités commises quand il était maire de Bogota, il est à peine mentionné par la presse libérale. Ordoñez effectue sans aucun doute la campagne la plus dynamique. Pourtant, les sondages le créditent de chiffres très bas. Il pourrait être la surprise de l’élection, comme cela vient de se passer au Costa Rica, le 4 février, avec la victoire de Fabricio Alvarado au premier tour de la présidentielle : les sondages donnaient à Alvarado, un prédicateur évangélique, 2% des intentions de vote. Enfin, Marta Lucia Ramírez, ancienne ministre de la Défense d’Álvaro Uribe, n’est pas non plus favorisée par les sondages.

Il est évident qu’il y a une guerre médiatique et de sondages contre les candidats de droite et qu’il y a un effort pour exciter les querelles au sein de la droite, en même temps qu’il y a un effort de propagande pour gonfler les candidats de gauche.

Ce panorama est encore plus compliqué lorsque les médias décrivent le processus électoral actuel comme relativement normal, en paix, avec des partis stables et avec des perturbations mineures. L’activité de Maduro sur la scène colombienne est délibérément ignorée. Ils annoncent que ces élections conduiront à un renouvellement du personnel politique, mais pas nécessairement à un renforcement des formations de droite au Congrès. Ils estiment qu’un nouveau président « de centre-gauche » apportera la prospérité économique et « sauvera la paix » avec les FARC. Ces dernières sont décrites comme une force « progressiste » qui se limitera à la vie parlementaire.

Cette description est irréaliste. La campagne électorale est noyautée et les bonzes au pouvoir ne veulent pas céder d’un millimètre. Du nord au sud du pays il y a des opérations de l’ELN et des FARC, des attaques terroristes (déjà 11 attentats contre les infrastructures énergétiques depuis le début de 2018), des attaques sanglantes contre la police (9 morts et 46 blessés le 27 janvier dernier dans les villes de Barranquilla, Soledad et Santa Rosa del sur, le jour même du lancement de la candidature de Timochenko), des actes de harcèlement judiciaire contre des dirigeants de l’opposition parlementaire, en particulier contre l’ancien président Alvaro Uribe (la Cour suprême vient de disculper des actions illégales d’Ivan Cepeda, un sénateur pro-FARC, et a demandé d’ouvrir une enquête contre Uribe pour avoir accusé Cepeda).

Il y a des sanctions prononcées à l’encontre des journalistes d’opposition (le cas de Ricardo Melo Puentes), des menaces de censure contre les réseaux sociaux, des assassinats ciblés de « leaders sociaux », des pamphlets menaçants contre les électeurs de vastes régions agricoles du pays et des mobilisations militaires à la frontière avec le Venezuela.

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C’est donc une campagne sous les pires auspices. Si l’ordre et la loi ne sont pas rétablis, il n’y aura pas d’élections libres en Colombie. Les agences de contrôle qui pourraient prendre les mesures correctives ont été affaiblies. L’organisme officiel qui organise les élections (RNEC) n’a pas pu dévoiler les manœuvres illégales (une fausse vidéo) et la fraude qui a volé, en juin 2014, le triomphe d’Oscar Ivan Zuluaga, candidat du CD. Selon la Mission d’observation électorale (MOE), les actes de violence et de fraude dans les municipalités a augmenté de 8% aux élections de 2014. Cette même ONG dit qu’il y a des risques de fraude dans 111 bureaux de vote à Bogotá. La RNEC n’a pas tiré les leçons de tout cela. Au lieu de cela, elle est prête à utiliser à nouveau les dispositifs de vote électronique controversés dans une partie du processus électoral de 2018. La fraude par vote électronique a été largement utilisée par Hugo Chavez et Nicolas Maduro. Pourquoi Santos accepte-t-il que ce système discrédité soit introduit subrepticement en Colombie? Pourquoi veut-il lever l’interdiction de la consommation d’alcool le jour du scrutin?

L’ombudsman Carlos Negret a déclaré quant à lui que l’ELN et les autres bandes criminelles pourraient « affecter les élections législatives et présidentielles dans 287 municipalités de 29 départements« . Un tel fait est suffisant pour fausser les deux élections.

La relation évidente entre la campagne électorale et les outrages violents et institutionnels, les actions visant à influencer les électeurs d’une manière ou d’une autre, surtout dans les territoires reculés et sans sécurité, sont éclipsées par la presse. Quelques observateurs avertissent que la Colombie risque de perdre ses libertés, comme les ont perdus pendant tant d’années les Cubains en 1959/1960 et les Vénézuéliens en 1998/1999. Mais, si l’on en croit les curieux sondages d’opinion, tout se passe très bien dans le meilleur des mondes.

Cette tranquillité n’existe que sur le papier. Rex Tillerson, lors de sa tournée en Amérique latine, a reconnu la préoccupation de Washington sur ce que la Chine et la Russie pourraient faire au Venezuela, compte tenu de la crise de direction dans ce pays. Les élections d’avril pourraient être l’occasion d’un coup de main. Le journal El Mundo, de Medellin, a repris ce thème dans son éditorial du 8 février. Il rappelle que la possibilité d’interférence par d’ingérence de la part de la Russie et de la Chine « n’est pas tirée par les cheveux » et que Tillerson lui-même a dit au Mexique que Washington « a reçu des rapports dans ce sens des alliés européens« . L’éditorial invite à prendre en compte « l’énorme dette du régime de Maduro avec les deux pouvoirs, les liens de la Chine en Amérique centrale et les approches que la Russie a cherché à renforcer dans la région« .

Le secrétaire d’Etat a dit à Santos que la Colombie est un « acteur très important » pour le retour de la démocratie au Venezuela. La question est de savoir si la Colombie peut rendre la démocratie au Venezuela avec un président comme Gustavo Petro. Une blague de Tillerson? Avec Petro, le contraire se produira: la Colombie n’exportera pas la démocratie au pays voisin, mais celui-ci imposera son fléau destructeur en Colombie. En tout cas, les Colombiens peuvent dormir paisiblement: encore une fois la Havane, Caracas, Moscou et Pékin semblent vouloir décider pour eux.

© Eduardo Mackenzie (@eduardomackenz1) pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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