Publié par Ftouh Souhail le 8 février 2018

Un haut responsable islamique palestinien a appelé les pays arabes et islamiques à fournir une aide financière à l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) suite à la décision du gouvernement américain de réduire le financement de l’agence.

Sans aucune gêne, le sheikh Ekrima Sabri, l’ancien mufti de Jérusalem, a lancé l’appel lors de son sermon de vendredi dernier à la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem.

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Sabri a déclaré à des milliers de fidèles musulmans que la position de l’administration américaine à l’égard de l’UNRWA n’était pas surprenante, surtout après l’annonce du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale de l’État juif.

«Nous assistons à des conspirations contre Jérusalem et la question des réfugiés», a déclaré le sheikh Sabri. Ils veulent liquider la question des réfugiés, a prétendu l’hypocrite.

«Les pays arabes et islamiques devraient financer l’UNRWA sans dépendre d’aucun autre pays jusqu’à ce que les réfugiés rentrent chez eux

La semaine dernière, le Commissaire général de l’UNRWA, Pierre Krahenbuhl, a également lancé un appel similaire aux pays arabes pour qu’ils financent son agence. Il s’exprimait lors d’une réunion de la Ligue arabe des ministres des Affaires étrangères au Caire.

La Russie et neuf pays européens avaient convenu d’accélérer leurs contributions pour aider à combler la baisse annoncée par la décision de l’administration Trump de réduire le financement américain.

Ils veulent le pain des peuples arabes au nom de la cause palestinienne !

Les Palestiniens n’ont aucun égard par rapport à la situation difficile des peuples de la région. Non seulement ils vivent par l’aumône, mais aussi ils veulent toujours plus d’argent au nom de leur sacro-sainte cause.

Environ 55% de la population des pays arabes, soit 170 millions de personnes, vit en dessous du seuil de pauvreté, selon le rapport du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et de la Ligue arabe rendu public en décembre 2017 au Caire.

Ce document met également l’accent sur l’importance du chômage des jeunes qui représentent “plus de 50% de la population sans emploi dans la plupart des pays arabes“. Le monde arabe se retrouve ainsi en tête des régions du monde pour le chômage des jeunes.

On constate aussi que la région fait toujours face à de nombreux défis dans la réalisation de la sécurité alimentaire et la nutrition et dans la préservation de sa base fragile de ressources naturelles, y compris la raréfaction des ressources en eau douce, la croissance démographique, la forte dépendance aux importations et l’impact des conflits et des crises.

Plusieurs pays arabo-musulmans sont incapables d’éradiquer la faim ou améliorer la nutrition des enfants.

Pire encore, le monde arabe est en tête du hit-parade mondial de l’analphabétisme.

Sur les 300 millions d’individus qui constituent la population arabe, il y a environ 100 millions d’analphabètes selon l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (ALECSO) dont le siège est à Tunis. Ce sont les femmes qui sont le plus touchées par ce fléau, puisque la proportion des analphabètes avoisine 60% parmi les personnes de sexe féminin.

Même le continent africain fait mieux que les pays arabes !

Cet état des lieux, à la fois triste et alarmant, a été fait à l’occasion de la célébration de la Journée arabe de lutte contre l’analphabétisme, le 12 janvier dernier.

La célébration de cette journée procède de notre conviction profonde que la lutte contre l’analphabétisme constitue la clef pour éradiquer le sous-développement, l’exclusion et l’ignorance et partant, édifier une société plus heureuse et moderne. Alors, au diable la question palestinienne !

Le rapport publié par l’ALESCO souligne aussi et surtout que le phénomène ne risque pas d’être endigué dans les prochaines années au vu du rythme où vont les choses.

Ainsi, des pays comme la Syrie, la Tunisie, la Libye, l’Égypte, le Yémen, l’Algérie, le Soudan et le Maroc pataugent toujours dans ce fléau. Pis, ces cinq pays groupés totalisent à eux seuls 78 % des analphabètes du monde arabe !

Cet état des lieux montre la relation entre l’analphabétisme et le terrorisme. Il est même à craindre que la situation s’aggrave. En Tunisie par exemple, qui est citée dans le rapport de l’ALESCO, l’éradication de l’analphabétisme n’est pas pour demain. Les efforts du gouvernement et de la société civile achoppent sur le phénomène de la déperdition scolaire surtout après la révolte de 2010.

Au Maroc aussi, plus de 400 000 élèves quittent les bancs de l’école chaque année. Selon le même rapport, un million d’enfants marocains ne trouvent pas de place au sein de l’école chaque année.

De plus, selon une étude de la banque mondiale, 47% des élèves des pays arabes terminent leurs cinq premières années à l’école sans avoir acquis les compétences nécessaires en matière de lecture, d’écriture et de calcul.

C’est dire qu’il est primordial se concentrer sur nos vrais problèmes, et arrêter les surenchères sur la question palestinienne. Encore une fois, au diable la Palestine !

Le salaire moyen d’un Palestinien est trois fois plus élevé qu’en Tunisie et le double du Maroc, et six fois supérieur à l’Egypte

Selon des données récentes récoltées par le site mondial Numbeo, et analysées par le journal arabophone basé à Londres El-arabi-al jadid, le Palestinien touche 6 fois plus qu’un salarié en Égypte.

  • Huit pays arabes enregistrent un salaire mensuel moyen inférieur à 1000 dollars par mois.
  • Le salaire moyen d’un marocain est de 402 dollars.
  • L’Algérie occupe la 13e place du classement avec un salaire mensuel moyen d’environ 295 dollars.
  • Suit la Tunisie avec 286 dollars par mois,
  • L’Égypte, 161 dollars
  • Puis la Syrie, 99 dollars.
  • Les Palestiniens ? Ils touchent 705 dollars par mois en moyenne…

L’ironie est là. Ceux pour qui le monde se mobilise perçoivent un salaire moyen dans les territoires de l’Autorité palestinienne de 2,5 fois supérieure à ceux d’Algérie, le double du Maroc, et 3 fois plus qu’en Tunisie.

Finalement, les arabes de Palestine sont une des populations les moins pauvres des pays arabes (hors riches pays pétroliers du Golfe).

Et les dirigeants palestiniens sont immensément riches.

Rappelons que les Palestiniens pompent les aides des pays européens, et que des familles assistées à Gaza vivent gratis tous frais payés. Les Palestiniens mangent le pain des Maghrébins.

Au lieu de se lamenter pour la cause palestinienne qui nous coûte des fortunes, les peuples arabes feraient mieux de pleurer sur leur propre sort. Une dernière fois, au diable la Palestine !

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