Publié par Guy Millière le 1 février 2018

Le discours sur l’état de l’union prononcé par Donald Trump a été un grand et superbe discours. Ce ne sera dit par aucun commentateur en France, et c’est pour cela que je dois le dire ici. 

Donald Trump a repris point par point l’ensemble de ses accomplissements en une année de présidence, et ces accomplissements parlent d’eux-mêmes. L’économie américaine ne s’est jamais portée aussi bien depuis des décennies. La sécurité revient dans le pays. L’immigration clandestine est très largement jugulée. Au Proche-Orient, l’Etat Islamique est démantelé. Je ne vais pas tout énumérer. La liste serait longue.

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Donald Trump a aussi mis en avant les réformes qu’il entendait mener à bien et faire voter par le Congrès dans les semaines à venir, et il a insisté en particulier sur la réforme de l’immigration, qui implique des changements fondamentaux, et devrait mettre fin au système de loterie et au regroupement familial très large qui existe aujourd’hui, et privilégier le choix des immigrants les plus qualifiés.

Donald Trump a, surtout, mis l’accent sur ce que le peuple américain peut accomplir lorsqu’il est uni, fraternel et va de l’avant, et lorsqu’il incarne la liberté éclairant le monde, et il a invité à assister à son discours des gens qui incarnent le meilleur du peuple américain, à qui il a rendu hommage de manière récurrente: policiers, pompiers et soldats héroïques, entrepreneurs opiniâtres, parents de victimes.

Donald Trump a aussi souligné ce qui fait des États-Unis un pays guidé par des valeurs éthiques et par la résistance au totalitarisme et, après avoir réaffirmé son soutien à Israël et au peuple iranien, il a évoqué l’abominable tyrannie nord-coréenne avec des mots forts et touchants, et en citant un jeune homme présent dans la salle qui est l’incarnation du courage le plus extrême.

Le taux d’approbation de son discours a été très éloquent: soixante-quinze pour cent des Américains qui l’ont regardé ont approuvé.

Les journalistes de gauche des grands médias se sont efforcés de faire la grimace, et ils y sont parvenus sans difficulté. Ce qui n’a pas été une prouesse de leur part. Ils font la grimace tous les jours depuis le 8 novembre 2016.

Mais il y a eu pire que les journalistes de gauche des grands médias.

Les représentants et sénateurs démocrates présents dans la salle ont semblé touchés par une grave épidémie d’ulcères gastriques. Sur leurs visages, ce n’était que contraction des traits et torsions de la bouche. Leur désagrément intérieur était tel qu’ils n’ont à peu près jamais applaudi, même lorsqu’il s’agissait des principes fondateurs du pays, du drapeau, de l’hymne national, des actes dignes d’admiration accomplis par des Américains ordinaires. Quand Trump a annoncé que le chômage des noirs n’avait jamais été aussi bas depuis que les statistiques existent, les démocrates noirs du Congrès ont semblé saisis de crampes très douloureuses.

Je ne doute pas que les Américains qui ont regardé le discours ont vu l’attitude des représentants et sénateurs démocrates. Je doute qu’ils se soient sentis représentés par ces gens. Je doute qu’ils aient pensé que ces gens étaient victimes d’une épidémie d’ulcères gastriques. Je pense qu’ils ont détecté une crise de gauchisme aigu (ce qui n’est pas meilleur pour la santé), et je doute qu’ils aient senti de l’empathie pour des gens en proie au gauchisme aigu.

Outre le gauchisme aigu, il y a eu sans aucun doute autre chose à l’œuvre: représentants et sénateurs démocrates savent que le mémorandum qui met au jour une partie des turpitudes crapuleuses d’Obama et de Hillary Clinton va être publié et que ce sera le début d’une période très difficile pour eux.

Il y a eu dès lors autre chose encore: comme l’a dit un auteur conservateur américain, représentants et sénateurs démocrates ont très vraisemblablement compris qu’ils en avaient encore pour sept ans, et qu’ils devraient assister à des discours de Donald Trump jusqu’en janvier 2025.

Discernant qu’ils n’ont pour l’heure à offrir pour la prochaine élection présidentielle qu’un ramassis de gens bientôt octogénaires et passablement lugubres, ils ont choisi de faire donner la réplique à Donald Trump par un Kennedy de trente-sept ans qui, physiquement, ressemble beaucoup à son oncle Ted, décédé il y a quelques années. Sans doute ému, le jeune Kennedy, Joe, bavait pendant qu’il parlait: prendre un candidat trop jeune et oublier de lui mettre son bavoir est impardonnable.

Pour accentuer la ressemblance avec son oncle Ted, Joe avait choisi de parler devant une voiture accidentée datant des années 1960: j’ai immédiatement pensé, comme des millions d’Américains, à la soirée d’ivresse au cours de laquelle l’oncle Ted, rentrant vers un hôtel avec sa maîtresse, voyant double, avait manqué un pont, propulsé sa voiture dans une rivière et laissé sa maîtresse se noyer sans lui porter secours.

Joe a un avenir prometteur. Les démocrates aussi. Un film sur l’accident de l’oncle Ted et sur la mort de sa maîtresse va bientôt sortir au cinéma, Chappaquiddick. Joe voulait peut-être faire la promotion du film.

J’ai de la compassion en général pour les gens qui souffrent, mais je n’arrive pas à avoir de compassion pour les démocrates.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

PS. Ayant parlé des commentateurs en France, je donnerai quelques citations.

  • “C’est le ‘Trump-téléprompteur’ qui a parlé” (Le Point)
  • “Un programme populiste” (Le Figaro)
  • “Honteux, triste, décourageant” (Libération).

Je me garderai, moi, de commenter ces commentaires. Ils parlent d’eux-mêmes.

L’inénarrable Philippe Gélie, du Figaro, écrit aussi:

“Les efforts du président et de ses alliés républicains pour discréditer les enquêtes le concernant empoisonnent le climat politique à Washington”.

Les enquêtes ne sont pas discréditées par des comportements crapuleux qui commencent à être mis au jour: non, bien sûr… Le climat politique à Washington n’est pas empoisonné par ces comportements crapuleux, non encore… Philippe Gélie est un comique qui s’ignore. Je le verrais bien aussi présenter le journal télévisé à Pyong Yang. Il devrait apprendre le Coréen, mais il serait plus à son aise que dans un journal censé informer.

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