Publié par Guy Millière le 2 février 2018

 

Les titres des grands journaux ne cessent de le montrer, il reste impossible de parler logiquement et rationnellement de Donald Trump en France et dans le contexte francophone.

Mon livre La Révolution Trump ne fait que commencer* a été très soigneusement boycotté par les grands médias, alors qu’il a longtemps été le seul à rétablir des faits élémentaires ignorés partout ailleurs.

Dreuz a besoin de votre soutien financier. Cliquez sur : Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution.

Quand au mois d’octobre dernier, lors d’un bref passage à Paris, j’ai parlé d’écrire un autre livre sur la présidence Trump à un grand éditeur français, j’ai eu le sentiment que j’avais évoqué le diable.

Je n’écrirai le livre que si je discerne qu’un public est prêt à l’acheter.

Je crains dans ces conditions que le livre de Drieu Godefridi, qui vient de paraître, La révolution Trump*, soit ignoré.

Ce serait terriblement logique. Ce serait aussi dommage.

Drieu Godefridi énonce la vérité en quelques pages lapidaires et apporte un complément utile à ce que j’ai écrit moi-même. Et, en attendant que j’écrive éventuellement un Ce que veut Trump (ce que je m’obstine à vouloir faire), le livre de Drieu constitue une lecture salubre et indispensable.

Après avoir balayé d’un revers de main, et comme elles le méritent, les rumeurs ineptes, infondées, et la plupart du temps débiles, disséminées concernant Donald Trump, Drieu passe au cœur du sujet, et explique, point par point, minutieusement, les raisons qui font de Donald Trump un révolutionnaire qui marquera l’histoire des Etats-Unis et, sans doute celle du monde.

Trump, dit Drieu, a, dès son discours d’entrée en campagne rappelé qu’un pays n’existe que s’il a des frontières et si son gouvernement est au service de sa propre population. Il a, ce faisant, placé les Etats-Unis et le peuple américain, l’identité américaine et l’immigration au cœur de son projet. Il a discerné d’emblée que ces thèmes étaient essentiels, et il n’a cessé de revenir vers eux. Il a commencé à agir aux fins d’en finir avec l’immigration illégale. Celle-ci a diminué, en un an, de plus de soixante-dix pour cent. Ce n’est qu’un début. Comme l’écrit Drieu, «la révolution de l’immigration initiée par Trump «est enclenchée. Trump est le premier chef d’Etat occidental à avoir osé l’enclencher. Cette révolution «aura des effets partout en Occident, et plusieurs dirigeants européens entendent s’en inspirer”.

Trump a ensuite proposé une révolution économique destinée à, comme il l’a énoncé d’emblée là encore, à rendre l’Amérique grande à nouveau. Cette révolution là a reposé sur trois grands axes qui sont d’ores et déjà mis en œuvre et qui portent leurs fruits : la dérégulation, la baisse des impôts, et le refus des asphyxiantes lubies écologiques.

Pour ce qui concerne la dérégulation, Trump a, dès sa prise de fonction, signé un executive order (décret) stipulant que deux réglementations devraient être abrogées pour chaque nouvelle règle adoptée, et, comme l’écrit Drieu, «dans la réalité, ce furent 22 règles abrogées pour une instituée «. Jamais un Président dans l’histoire des Etats-Unis, pas même Ronald Reagan, n’avait été aussi loin dans la déréglementation, et donc dans le retour à la liberté de décider et d’entreprendre.

Pour ce qui concerne la baisse des impôts, Trump vient d’obtenir l’adoption par le Congrès d’une loi de réforme fiscale qui est, elle, la plus profonde et la plus radicale à avoir été mise en place aux Etats-Unis. Les impôts de quasiment toutes les personnes physiques vont baisser. Les impôts sur les bénéfices des entreprises vont être presque divisés par deux. Un impôt sur le rapatriement des capitaux d’entreprises américaines laissés à l’étranger complète l’ensemble et va permettre le retour aux Etats-Unis de centaines de milliards de dollars qui vont être réinvestis dans l’économie américaine. Ce retour est en cours, et s’accompagne de la perspective de création de millions d’emplois. La perspective de la réforme fiscale a fait que des centaines d’entreprises ont commencé à investir des l’élection de Donald Trump et ont embauché, ce qui fait que le chômage est à son plus bas niveau aux Etats-Unis depuis plus de deux décennies (les Etats-Unis sont en situation de plein emploi), que la croissance est désormais à un niveau supérieur à trois pour cent (une récente évaluation la situe à plus de cinq pour cent en ce moment !), et que la bourse vole de record en record.

Pour ce qui concerne le refus des lubies écologiques, outre la suppression de multiples restrictions mises en place par l’agence de protection de l’environnement sous Obama, Trump a fait sortir les Etats-Unis des coûteux et destructeurs Accords de Paris par le biais desquels les pays d’Europe occidentale sont en train de se «saigner à blanc», au nom de la lutte contre un réchauffement global d’origine humaine qui n’existe pas. Les Etats-Unis sont depuis quelques mois un pays exportateur de pétrole et de gaz naturel, et ce n’est qu’un début.

Trump entend non pas établir un protectionnisme américain, comme l’écrivent ici ou là des gens dont les connaissances en économie relèvent de l’analphabétisme, mais renégocier les accords commerciaux entre les Etats-Unis et les divers pays de la planète en ne dissociant pas l’économie de la géopolitique et en agissant en entrepreneur efficace, sans laisser de coté les droits de propriété intellectuels lorsqu’ils sont violés ou des dévaluations de monnaie destinées à fausser les règles du marché. Les renégociations sont en cours. Comme l’écrit Drieu : «Si l’on va au fond des choses, au lieu de s’arrêter à des slogans comme le font tant de journalistes européens, on voit que ce que veut Trump, en fait, est que les travailleurs américains, la classe moyenne des Etats-Unis, récoltent une part plus significative des fruits de la prospérité «.

Trump, en supplément de tout cela en revient à une politique étrangère reaganienne, reposant sur le principe de paix par la puissance (peace through strength), renforce considérablement l’armée américaine, qui n’a cessé d’être la première et la plus puissante armée du monde (les armées russes ou chinoises sont faibles par comparaison : les dépenses militaires américaines représentent quarante pour cent des dépenses militaires sur la planète), et libéré les capacités de décision des chefs militaires américains. Trump entend récompenser les amis de l’Amérique (à condition qu’ils se conduisent en amis), et punir les ennemis : ce qui passe par un endiguement de ces derniers, et par une asphyxie graduelle de ceux-ci, si nécessaire : c’est la stratégie employée vis-à-vis de la Corée du Nord et de l’Iran. C’est aussi la stratégie qui commence à être utilisée vis-à-vis de la Chine. Trump ne pratique pas l’apaisement vis-à-vis du terrorisme et sait, à la différence des Européens, faire la différence entre une entité terroriste telle que l’Autorité palestinienne et une démocratie telle qu’Israël. Il sait rappeler les conditions requises pour être un ami de l’Amérique : la mutation de l’Arabie Saoudite résulte d’un rappel de ce genre, opéré a Riyad au mois de mai dernier.

Trump, enfin, et Drieu écrit des pages très pertinentes sur le sujet, a su remarquablement gérer les médias américains, dont il connaît les positions de gauche, et il utilise Twitter pour communiquer en direct avec la population américaine, sans intermédiaire et sans filtre. Il sait, par Twitter, utiliser la plaisanterie et la provocation en virtuose. Les journalistes américains, pour la plupart, trépignent et enragent, bien sûr. Trump gère aussi les ressources humaines comme le grand entrepreneur qu’il est : il n’y a jamais eu de chaos à la Maison-Blanche, contrairement à ce qu’ont écrit hâtivement de piètres analystes. Il y a eu une mise en concurrence d’individus et l’utilisation de personnes aux positions parfois contradictoires aux fins de parvenir aux positions les plus optimales. Je cite Drieu : «le fait de s’entourer de gens de qualité sans chercher à prévenir à tout prix les conflits est bel et bien une technique de gestion, du reste assez classique «. Des gens ont aussi été embauchés à l’essai. Certains ont fait leurs preuves, d’autres non et ils ont alors été licenciés.

Drieu explique très bien l’immense hostilité que suscite Donald Trump, et dit que cette hostilité est précisément due à ce qu’il est un révolutionnaire.

Trump, au sein des Etats-Unis, perturbe l’ordre établi, et a dès lors contre lui l’establishment républicain, le parti démocrate, les grands médias, les entrepreneurs qui profitaient sous Obama du crony capitalism et des circuits de corruption, mais aussi ce qu’on appelle le deep state, les gens de l’appareil d’Etat, dont bon nombre ont été mis en place par son prédécesseur.

Il perturbe l’ordre établi à l’échelle mondiale aussi : dictateurs, dirigeants de régimes autoritaires ou totalitaires, groupes terroristes, islamistes, partisans de l’apaisement et de la soumission, membres des divers establishments politiques et des grands médias en Europe. Cela fait beaucoup de monde.

Drieu écrit : «La première année du mandat Trump est révolutionnaire par l’ampleur et la substance des mesures adoptées».

Il ajoute : La «révolution peut-elle être enrayée ? À ce stade, je ne vois qu’une seule possibilité : la mort de Trump».

Trump est en parfaite santé, au désespoir visible de ses ennemis. Il est très bien protégé, par des agents privés qu’il a lui-même recrutés.

Ceux qui parlent d’impeachment ne semblent pas s’être aperçus que le dossier vide de la «collusion «avec la Russie est en train de se retourner contre ceux qui l’ont lancé aux fins de cacher la réelle collusion, celle entre le clan Clinton, l’administration Obama et la Russie, et aux fins d’occulter les comportements totalitaires de l’administration Obama finissante.

Il est vraisemblable que l’explosion d’un scandale infiniment plus important que le Watergate est imminente. Je l’ai déjà écrit. Le mémorandum qui devrait enclencher l’explosion devrait être publié dans les heures qui viennent.

En attendant que l’explosion soit effective, lisez Drieu Godefridi.

Puis-je l’ajouter ? Donald Trump a dit récemment sur le ton de l’ironie qu’il était un génie. Des journalistes incapables de comprendre l’ironie (les idées de gauche nuisent gravement au cerveau) en ont tiré des conclusions hâtives et parlent de mégalomanie.

En deçà de l’ironie, il n’en reste pas moins qu’il y a du génie chez Donald Trump.

La révolution en cours repose entièrement sur lui. Il a su s’entourer. Il a su décider, trancher et tracer des orientations essentielles.

Il a su aussi, après avoir bâti une entreprise de dimension planétaire, se donner les moyens de gagner face à des politiciens expérimentés, face aux médias, face à l’immense appareil de désinformation et aux sommes astronomiques dont disposait son adversaire. Il a compris dix-huit mois avant l’élection de novembre 2016 que la seule possibilité pour un républicain de gagner était de l’emporter dans des Etats définis par les experts politiques comme impossibles à gagner par un républicain, et il les a désignés d’emblée : Pennsylvanie, Michigan, Wisconsin. Il l’a emporté dans chacun de ces Etats. Il a compris que pour gagner, un républicain devait retrouver l’électorat appelé sous Reagan les Reagan democrats, et il a su, magistralement, retrouver cet électorat.

Donald Trump est un visionnaire. Et il se bat.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

* En achetant le livre avec ce lien, vous soutenez Dreuz qui reçoit une commission de 5%. Cette information est fournie pour assurer une parfaite transparence des conséquences de votre action, conformément à la recommandation 16 CFR § 255.5 de la Federal Trade Commission.

Inscrivez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour notre newsletter dans votre boîte de réception

Si vous êtes chez Orange, Wanadoo, Free etc, ils bloquent notre newsletter. Prenez un compte chez Protonmail, qui protège votre anonymat

Dreuz ne spam pas ! Votre adresse email n'est ni vendue, louée ou confiée à quiconque. L'inscription est gratuite et ouverte à tous