Publié par Sidney Touati le 28 février 2018

 

Pourquoi l’Europe et ses dirigeants font-ils si peu cas des frontières, de la terre, des peuples ?

La terre n’est plus la source de la richesse.

Le Traité de Rome fondait le processus d’Union des nations européennes non sur la base de valeurs fondamentales de la civilisation occidentale, mais sur l’unique critère de l’économie. Le libre développement des échanges et de la production entre les pays de l’Union, était présenté comme vecteur paix, de progrès et de développement culturel.

Soixante dix années se sont écoulées. Les dirigeants successifs se sont effectivement focalisés, jusqu’à la caricature, sur le dogme issu de la doxa marxiste du primat de l’économie sur tout le reste. Qu’en est-il résulté ?

Le processus qui a été engagé à la naissance du capitalisme industriel et par lequel, progressivement, la terre et le foncier en général ont perdu de leur importance, arrive à son terme. Aujourd’hui, la terre, y compris du point de vue agricole, n’a plus de réelle importance. Les pays les plus technologiquement développés n’ont plus besoin d’elle. Toute la culture deviendra hors sol. Seuls quelques produits comme la vigne continueront à être enracinés dans la terre et à donner de la valeur à cette dernière.

Les sièges sociaux des multinationales et des grands groupes expriment symboliquement ce rejet de la relation à la terre en ce qu’ils sont pour la plupart situés dans des gratte-ciels. La direction du monde économique est « hors-sol ».

Le modèle capitaliste le plus pointu qui domine en Europe implique une nouvelle forme d’exploitation fondée sur la rupture totale d’avec le sol, d’avec la terre et toutes les symboliques qu’elle véhicule. Enfermés dans le monisme économiste, les dirigeants européens édifient une structure qui s’éloigne de plus en plus du périmètre de valeurs issues de la Bible au point de faire basculer les peuples européens dans un espace civilisationnel nouveau, inconnu.

Le dogme de l’économisme aveugle a conduit les responsables du processus de construction européenne à faire du déracinement un principe qu’ils ont étendu à l’histoire elle-même, puis à l’homme lui-même produisant ainsi une nouvelle forme de totalitarisme.

La rupture d’avec la terre devient rupture d’avec l’histoire.

Cette rupture avec la terre implique pour les dirigeants de l’Europe un déracinement humain, qui se manifeste par une dénationalisation de l’espace, de la culture et de l’histoire.

Cette dénationalisation de l’espace entraîne à son tour la destruction de toutes les identités humaines liées au terroir, au sol, à l’historicité. Le citoyen Français attaché à son pays est l’objet de railleries ; il est traité de « franchouillard », de « Dupont-Lajoie ». Il est progressivement dépossédé de ses droits, de ses biens et du produit de son travail par une fiscalité confiscatoire.

La production des richesses devenant de plus en plus abstraite, de plus en plus « virtuelle » entraîne une vision de l’homme perçu comme étant lui-même de plus en plus abstrait, coupé de toutes ses racines, un être désidentifié auquel on a retiré y compris sa différentiation sexuelle. L’homme dans cette optique n’est que volonté pure, expression d’une sorte d’ego transcendantal vide de toute détermination.

L’homme vidé de sa dimension historique

Ce qui donne une dimension historique à l’homme est sa qualité de citoyen, sa religion, ses traditions, ses filiations. Dans la nouvelle religion des droits de l’homme, il n’y a plus de place pour le citoyen, pour la tradition. L’homme est ici un être déraciné, un être à l’image de la production elle-même, il est « hors-sol ». D’où la valorisation extrême des « sans » et du « migrant » servis comme modèle. D’où la fébrilité à l’égard de la Procréation Médicalement Assistée ou la Gestation Pour Autrui qui va encore plus loin dans ce processus puisque l’homme est réduit à une équation chimique, une production de laboratoire. Les nouvelles pratiques de la psychologie et de la psychiatrie, avec le rejet de la psychanalyse et la valorisation de l’éthologie, vont dans le sens du primat de la biochimie et de la filiation à l’animal. L’histoire individuelle est progressivement évacuée.

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Pourquoi les dirigeants européens n’ont-ils pas peur de l’Islam ?

Les musulmans qui occupent telle ou telle portion du territoire, quantité de quartiers, sont perçus par les populations locales comme une agression, voire comme un envahissement. A l’inverse, ce phénomène n’inquiète nullement les dirigeants actuels dont la richesse ne vient plus de la propriété physique de la terre, n’est plus contenue dans des limites géographiques particulières, mais résulte d’un processus de transformation de plus en plus complexe, telles les nouvelles technologies de la communication notamment, ou de jongleries spéculatives dans laquelle la marchandise elle-même devient une abstraction. En France, la « loi » suit ce processus de complexification constante et devient totalement incompréhensible au citoyen.

Pour nos dirigeants, dans un tel contexte, l’Islam peut bien envahir le monde, la source de la richesse lui échappe. Cette source se trouve dans les laboratoires et les centres de recherche. L’Islam n’y a pas accès. Par contre, nos dirigeants tirent profit des pays musulmans en récupérant le pétrole et les dollars qui vont avec. Dans leur problématique, on ne mesure le poids des réalités que rapporté à leur valeur économique. Hors pétrole, le poids de l’économie musulmane est proche de zéro.

De l’insignifiance économique, nos dirigeants passent à l’insignifiance tout court. A leurs yeux, l’Islam est un quasi-néant. Ils n’hésitent pas à le présenter cyniquement, comme une variante du christianisme dans lequel Dieu est amour. Pour quiconque à lu le Coran, cela ne peut que provoquer un immense éclat de rire.

Lorsqu’on lui parlait du Vatican, Staline répondait : le Vatican, combien de divisions ?

Mutatis mutandis, nos dirigeants font de même : le monde musulman, combien de milliards à l’exportation (hors pétrole) ? Rien ou presque. Donc ce monde est inexistant concluent-ils.

Pas un prix Nobel de physique, de chimie, attribué à un musulman. Pas une seule grande découverte imputable à l’islam. Pas une seule université du monde musulman d’où seraient issus des grands savants. Seul le mythe d’un Islam des Lumières ayant jadis existé permet de faire croire qu’Islam et savoir scientifique sont conciliables. La réalité, hélas, dément cruellement le mythe.

Pour parler de la conquête islamique, pour ne pas effrayer les peuples européens encore attachés à la terre, à la nation, les dirigeants européens ont inventé un nouveau mythe.

Apparition d’un nouveau mythe : le « migrant ».

Les dirigeants européens ont forgé un nouveau mythe qu’ils appellent « migrant ». Le mot a remplacé celui d’immigré, d’étranger qui fait implicitement référence à un lieu d’origine, à une nationalité.

A l’inverse, « Migrant » met l’accent sur le fait de se déplacer. A l’instar des « oiseaux » et autres animaux migrateurs, l’homme est perçu comme étant un être dont l’existence est liée au déplacement. Pour survivre, il doit se déplacer. L’oiseau migrateur est chez lui aussi bien au Sud, qu’au Nord…la cause de son errance, de son déplacement est naturelle.

Lorsque l’on dit « migrant » on présuppose que la nature de ces hommes est dans l’errance, le déplacement d’un pays à l’autre. L’évocation de ce mot, permet d’éviter de raconter que ces hommes ont été chassés de chez eux par des guerres intrinsèquement liées à l’Islam… On gomme la dimension historique de leur drame. Or leur « migration » n’en n’est pas une. Ils ne sont pas des « migrants » ; ils sont des « réfugiés ». Ils sont des centaines de millions à vouloir fuir le chaos islamiste.

Par le terme de « migrant » on veut également faire croire que l’invasion du monde programmée par l’Islam est naturelle.

L’Islam et l’obsession de la terre, de la géographie.

L’Islam est littéralement obsédé par la géographie, par le sol, par le domaine, le « Dar ».

Dans la tradition musulmane, le monde est divisé en trois parties : Dar al-Islam ou « domaine de la soumission à Dieu », celui des musulmans et des vrais croyants ; le Dar al-Harb, le « domaine de la guerre », celui des non-musulmans, des impies… Le Dar al-Kufr désigne les territoires où la charia a été appliquée, mais ne s’applique plus, comme dans le cas de l’Espagne après la Reconquista ou de l’État d’Israël accusé d’occuper une terre musulmane.

Toute la mécanique de l’expansion islamique repose sur la quête, conquêtes de territoires et d’hommes nouveaux à envahir, à convertir au besoin par la ruse, par la force, par le mensonge. L’Islam est animé par une boulimie territoriale et une soif inextinguible de conversions. Que fait-il de ses conquêtes ? Principalement des bases pour de nouvelles conquêtes.

Opposition radicale des Juifs et des musulmans.

L’Islam qui fonctionne dans la relation à la « géographie » est ici aux antipodes de la démarche Juive qui fonctionne essentiellement dans « l’histoire », dans la filiation. Centralité du phénomène de l’engendrement dans la réalisation de « l’homme ». Le philosophe Pascal résume cet esprit en disant : « Je crois au Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob »

Les Juifs ont vécu pendant deux mille ans sans terre, sans Etat. Une telle réalité est tout simplement inconcevable pour l’Islam qui ne fonctionne, lui, principalement que dans l’unique rapport à la possession de territoires de plus en plus vastes.
Les Juifs revendiquent un minuscule bout de terre parce que ce bout de terre est porteur de leur histoire. Ils n’ont jamais revendiqué aucune autre terre que ce minuscule désert. Ils n’ont jamais menacé d’envahir les autres, de les convertir.

Démarche inconcevable pour les adeptes de la religion de Mahomet qui est principalement, une religion de convertis et de guerriers conquérants.

Un appétit destructeur

Les musulmans veulent Jérusalem parce que cette ville est par essence, c’est-à-dire historiquement, la ville des Juifs. L’Islam déteste l’histoire des autres qu’il ne peut intégrer, qu’il ne sait que détruire.

Les musulmans revendiquent la terre entière et aspirent à régner et à convertir toute l’humanité. Envahir la terre des autres, envahir les autres hommes par la conversion, est le but suprême de cette religion.

Une fois terre et humains envahis, leur action consiste à gommer l’histoire des peuples qui les ont précédés, à détruire méthodiquement les restes des civilisations antérieures.

« Déjà l’Islam me déconcertait… le souci de fonder une tradition s’accompagnait d’un appétit destructeur de toutes les traditions antérieures. » (Claude Levi-Strauss, Tristes Tropiques)

Le sens de l’existence Juive est de fonctionner dans la relation à l’histoire ; celui des musulmans est lié à la géographie et à un Dieu hyper-transcendant dont le message peut seul donner sens, écrasant l’homme dans sa condition terrestre misérable. Dans la Bible il est écrit que Dieu a fait l’homme et la femme à son image. Dans le Coran il est écrit que l’homme n’est que le fruit d’un peu de sperme.

Ironie de l’histoire. La richesse actuelle du monde musulman est, pour l’essentiel, dans le sous-sol. Ce sous-sol dans lequel tout musulman aspire à s’enfermer pour l’éternité, le plus vite possible. Culte de la mort propre à cette religion, oblige : « osez désirer la mort, si vous êtes sincères » (Le Coran, Sourate II, v.88)

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Pourquoi l’écologie politique est-elle compatible avec l’Islam et le capitalisme déraciné ?

L’écologie politique ne valorise qu’une nature sans homme, une nature non travaillée ou faiblement transformée. Une nature hors histoire.

Les écologistes sont en extase devant une nature vierge. Ils interprètent l’histoire qui est processus de transformation de la nature, comme une succession de crimes commis contre la nature. Ils rendent l’homme occidental responsable de tous les maux qui affectent la planète, quand bien même l’occident est animé par le souci de sa préservation.

La haine de l’écologie politique à l’égard de l’homme occidental recoupe celle que voue l’Islam à ce dernier.

Deux conceptions du monde s’affrontent aujourd’hui : celle d’une « gouvernance » mondiale « déracinée » qui laisse l’occupation du sol à l’Islam (les dirigeants de l’Europe actuelle et Obama) ; celle d’une direction politique enracinée dans les nations et les peuples, c’est-à-dire dans l’histoire. (les dirigeants d’Israël, Trump et ceux qui n’acceptent pas la nouvelle dogmatique).

Si l’Europe ne prend pas en compte les intérêts et les réalités des hommes et des peuples, si elle persiste dans la dogmatique de l’économisme, elle est vouée à disparaître.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Sidney Touati pour Dreuz.info.

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