Publié par Ftouh Souhail le 18 février 2018

Ce vendredi, 16 février 2018, le film La Bataille d’Alger du réalisateur et journaliste communiste Gillo Pontecor a été projeté dans la métropole québécoise. Cette projection a été suivie d’une séance de débat dans le cadre des activités intitulées «Films et débats», de la Maison communiste canadienne Norman Bethune.

Ce film insultant pour la mémoire de la France retrace les épisodes de la violence et le discours qui y est véhiculé, digne d’un tract ou d’un communiqué du Front de la libération nationale (FLN) dans la Casbah d’Alger, incarne donc un outil de propagande contre les anciens combattants.

La Maison canadienne Norman Bethune prétend que cette projection vient dans  un programme spécial consacré à la présentation des «films marquants qui, en plus de leurs mérites propres, contribuent significativement à l’enrichissement du débat politique.»

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La Maison Norman Bethune prévoit même d’organiser prochainement une conférence sous le thème «Histoire de la guerre d’Algérie : guérilla contre la France coloniale».

Il est légitime ici de se demander quel est l’avantage de transplanter le lourd souvenir de la Guerre d’Algérie jusqu’à Montréal, la deuxième ville française au monde ? Est ce qu’Alger oeuvre pour que les québécois soient réceptifs aux thèses du FLN ?

Il faut d’abord rappeler que ce film comporte une grande charge de violence, des attentats, des bombes, des policiers tués ainsi que des personnes civils, des tortures…

Par ailleurs, il faut prendre en compte le fait que le Québec est une société pacifiste. Les Québécois ont le pacifisme dans les gènes (1) et n’ont jamais connu la guerre. Au cours de leur histoire, ils auraient, selon certaines personnes qui valorisent ce trait de caractère national, à peu près toujours refusé les solutions violentes. Les Québécois sont plutôt de gens favorables à la paix.

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Par contre l’Algérie traine derrière elle un long passé sanglant de violence et de haine. Même encore aujourd’hui il  y tant de violences dans la société algérienne, tant de haine envers eux-mêmes et envers les autres. Cette violence, qui s’est tant manifesté dans histoire du pays, est congénitale à la nation algérienne. Il suffit juste de constater ce qui se passe dans leurs rues, leurs stades, leurs écoles, à leurs mosquées, dans leurs foyers, dans leurs mariages…

Par l’exposition de ce film à Montréal, les autorités algériennes, qui ont la mainmise sur les affaires culturelles, veulent utiliser le cinéma comme moyen d’action idéologique contre la France et l’armée française et défendre les thèses du FLN. La question de la Guerre d’Algérie est aussi un outil politique utilisable contre quiconque ose critiquer l’État algérien.

Par contre il n’est pas encore envisageable de faire découvrir aux québécois et leur montrer la grandeur de la France en Algérie par ses constructions, ses œuvres éducatives et sanitaires…

(1) L’écrivain et médecin Serge Mongeau, démontrait dans un livre publié en 1993 (Pour un pays sans armée, Écosociété) que à toutes les époques, les Québécois étaient des gens pacifistes.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Ftouh Souhail pour Dreuz.info.

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