Publié par Magali Marc le 7 mars 2018

Les résultats des élections italiennes donnent la migraine aux gauchistes. La plupart des médias s’empressent d’associer Matteo Salvini, chef de la Ligue, avec le Front National de Marine Le Pen afin de mieux le diaboliser. Parce que le populaire Salvini est souverainiste et identitaire, les gauchistes veulent que les Français (et tous les francophones) le considèrent comme un homme d’extrême droite «populiste», fasciste et infréquentable.

Déjà, 20 Minutes titre : « Italie : Découvrez les amitiés très à droite de Matteo Salvini, le chef de la Ligue qui a terrassé Berlusconi » en ajoutant une photo de Salvini tenant la main de Marine Le Pen.

Dans Le Figaro, Mme Le Pen s’est portée à sa défense alléguant que la Liga « est simplement «un mouvement qui s’oppose à l’Union européenne» et «qui souhaite que les aides sociales, la solidarité nationale s’effectue auprès des Italiens d’abord.»

Les résultats sont assez clairs : les Italiens ont voulu se débarrasser de la gauche européiste qui est en faveur de l’immigration massive.

Tandis qu’à gauche, le Parti démocrate de Matteo Renzi, s’est effondré avec moins de 20% des voix et fait le plus mauvais score du parti depuis ses débuts en 2007, l’alliance entre la droite de Forza Italia de Silvio Berlusconi, et la Ligue (Liga) menée par Matteo Salvini et le parti nationaliste, conservateur et eurosceptique, Fratelli d’Italia («Frères d’Italie») prend la tête du scrutin avec environ 35% des suffrages.

De son côté, le Mouvement 5 Etoiles, un parti «populiste» dirigé par Luigi Di Maio, obtient un score qui dépasse 30% des voix (environ 31% à la Chambre des députés comme au Sénat).

Avec un vote marqué à la fois par le rejet des partis traditionnels, l’exaspération face au marasme économique et les tensions autour des migrants et de l’Union européenne, l’Italie s’inscrit dans la lignée du Brexit, de la victoire de Donald Trump aux États-Unis et de la poussée de la droite ailleurs en Europe. «Pour la première fois en Europe, les forces antisystème l’emportent», a résumé l’éditorialiste du quotidien La Stampa.

Ce résultat s’explique non seulement par la «forte pression migratoire» pesant sur l’Italie, qui s’est sentie seule face aux près de 700.000 migrants débarqués depuis 2013, comme le prétend le Président Français, Emmanuel Macron, mais aussi par le ras le bol des Italiens.

La formation d’un gouvernement à l’allemande est exclue puisque le parti de Matteo Renzi a été battu à plate couture.

Matteo Salvini a réussi le pari de devancer de quatre points le parti de son principal allié, Silvio Berlusconi. En vertu de l’accord scellé avec ce dernier, si les deux hommes ont les moyens de former un gouvernement, celui qui a obtenu le plus de voix désignera le futur président du Conseil.

C’est à suivre …

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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