FLASH
[15/07/2018] Depuis samedi matin, les terroristes ont tiré plus de 200 roquettes sur les citoyens israéliens. Et aucun gros titre pour dénoncer ça ?  |  [14/07/2018] Tsahal a frappé des douzaines de cibles du #Hamas à la suite des attaques terroristes de roquette contre non pas l’armée mais des civils en #Israël  |  Eric Ciotti a qualifié Emmanuel Macron d' »adolescent immature » atteint d’un « sentiment de surpuissance ». Ça dit quoi sur les français qui ont choisi d’élire un ado immature ?  |  #Syrie L’État islamique affirme que des engins explosifs ont explosé à la base de Hay’at Tahrir Al-Sham à Sarmada- #Idlib  |  #Tsahal vient de cibler 1 zone derrière l’Université Al Quds au nord de #Gaza avec un missile en réponse à une agression du Hamas  |  #Gaza: 2 Palestiniens modérément blessés par 1 roquette artisanale tirée depuis Gaza et retombée sur Gaza dans le quartier d’Al-Nasser à Rafah. Boom!!!  |  #Bastille night was very quite in #Paris area: 237 jailed, 183 arrests for questioning, 134 vehicles burned. 5 police officers, 4 firemen injured. 1 supermarket looted. Immigration brings a lot of good things  |  La nuit du 13 juillet a été normalement calme en région parisienne: 237 interpellations, 183 GAV, 134 véhicules incendiés. 4 policiers, 4 pompiers et 1 gendarme blessés. 1 Franprix pillé  |  « Après ma nuit blanche à cause des tirs de roquettes des islamistes de Gaza superbement occultés par les médias, l’alerte rouge continue chez moi au sud d’Israël. C’est ça, une religion de paix et d’amour ? »  |  Purge de #Twitter: Les journalistes et gauchistes s’attendaient à ce que Trump perde des millions de followers, il en a perdu 340 000. Obama en a perdu 3 millions, mais là les gauchistes ont regardé ailleurs  |  Pour la 1ère fois depuis 2014, 1 missile antichar guidé a été tiré sur les forces israéliennes à l’est de Khan Younis. Des chars israéliens ont tiré sur 1 maison d’où le missile a été lancé. Plusieurs victimes parmi les terroristes  |  Fin du suspens: Le Sénat confirmera la nomination du juge Kavanaugh à la Cour suprême le 1er octobre – prudemment avant les élections de mi-mandat  |  Les Arabes rapportent que des avions de combat israéliens bombardent des cibles terroristes du Hamas dans le centre de Gaza en réponse aux attaques terroristes d’aujourd’hui le long de la clôture de la frontière de sécurité. Des alertes rouge retentissent dans le sud d’Israël  |  [13/07/2018] De plus en plus à gauche, les Démocrates ont demandé que les fonds du Congrès soient utilisés pour fournir gratuitement des tampons d’hygiène féminine. Ils en ont reçu 500 par la poste !  |  Les médias obsédés par la haine de Trump ne vous ont pas dit que Trump passe en revue les troupes avec la reine Elizabeth II à Windsor, l’une des rares, sinon la seule fois en plus de 70 ans, qu’elle l’a fait avec un chef d’État? Étrange, leur métier n’est pas d’informer?  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Sidney Touati le 11 mars 2018

Avec ce nouveau film « la ch’tite famille », Dany Boon poursuit l’exploration d’une terre devenue étrangère, la France.

Boudée par la critique mais plébiscitée par le grand public, la ch’tite famille présente une France coupée en deux : celle d’un brillant architecte designer symbolisant le microcosme parisien et celle d’une pauvre famille du Nord, représentant un peuple livré à lui-même. Les deux univers vivent en vase clos, ne communiquent pas.

 

Dans « bienvenue chez les ch’tis » on trouvait également une opposition entre deux France, celle du Nord et celle du Sud. Mais s’il y avait coupure, il n’y avait pas rupture. Les deux France communiquaient, étaient reliées entre elles par le lien du travail et par un fond culturel commun. Une France bon enfant, qui se riait de ses différences, les cultivait, les aimait. Une France qui se perçoit sans la relation à l’autre, à l’immigré.

Dans « La chi’ite famille « , l’analyse est grinçante. Nous assistons à la confrontation brutale de deux mondes antagonistes : la pauvre famille du Nord perdue au milieu de nulle part, dans un parc à ferraille, et celle du milieu parisien branché qui évolue sur une autre planète, celle du luxe, des mondanités.

Les deux mondes s’ignorent. Plus grave, sont incompatibles et fonctionnent sur le refoulement, le rejet de l’autre. Ils ne peuvent ni échanger, ni communiquer dès lors qu’ils ne partagent aucune valeur, ne parlent pas la même langue. Ils n’ont ni histoire, ni tradition, ni passé communs.

Dreuz a besoin de votre soutien financier. Cliquez sur : Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution.

 

À travers l’amnésie traumatique du héros, Dany Boon fait le procès d’une France devenue amnésique

D’une part celle des élites, rendue malade par ses productions délirantes, dont la chaise à trois pieds est l’archétype. Une France qui ne tient pas, qui tombe, boîte, qui est grotesque dans sa suffisance, prête à aller jusqu’au crime, au vol pour conserver ses privilèges.

D’autre part, celle des pauvres. Une de ces familles ouvrières abandonnée, sacrifiée, qui tombe dans le sous-prolétariat et qui est elle-même en rupture avec ses origines, avec sa culture, au point d’en devenir quasiment folle. Le parc à ferraille où survit cette famille symbolise le monde ouvrier déclassé, mis au rebut de la société.

Voyez le personnage interprété par Pierre Richard totalement loufoque, déconnecté du réel.

Les deux univers que tout sépare ont un point commun : le vide, la bêtise, la folie.

L’un riche et superficiel, l’autre pauvre et affectif.

Deux France qui s’excluent, qui ne communiquent plus. Qui ne peuvent se parler car toutes deux sans culture : les riches bobos snobs sans racine sont dans une position symétrique de celle de cette famille pauvre qui a perdu sa culture ouvrière, qui ne communique plus qu’avec elle-même dans un langage des plus rudimentaires.

Ne ratez aucun des articles de Dreuz, inscrivez-vous gratuitement à notre Newsletter.

L’amnésie qui frappe le héros est le propre d’une France incapable de reconnaître ses enfants, ses parents, une France défigurée qui en réalité n’existe plus.

Lorsque le héros se réveille, qu’il prend conscience des deux versants de son existence, il réalise que face au vide d’une France mutilée, tout est à construire.

Ne pas renier son passé et continuer à créer et à vivre dans le présent. Comment tenir les deux bouts de cette chaîne ? C’est l’amour qui va rendre possible cette reconstruction. La petite snob vaniteuse et superficielle comprend qu’elle doit faire sienne le passé, l’histoire de l’homme qu’elle aime. Elle apprend à parler Ch’ti.

Ce qui était objet de mépris et de honte, devient enrichissement. La vraie rencontre peut commencer.

Le film se termine par un feu d’artifice. Un hommage à Johnny Hallyday en qui toutes les France se retrouvent.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Sidney Touati pour Dreuz.info.

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz