Publié par Gaia - Dreuz le 14 mars 2018

Un des deux deux individus qui avaient tabassé un homme gay dans la gare de la ville catalane, le laissant pour mort sur les voies de chemin de fer, est jugé à Barcelone.

L’affaire, survenue à l’aube du 1er octobre 2016, avait horrifié l’Espagne, même si les faits n’avaient été relatés dans les médias que quelques mois plus tard. Elle a pour cadre la célèbre station balnéaire gay-friendly de Sitges, près de Barcelone. Au cours de la soirée, plusieurs jeunes d’origine marocaines s’étaient mis à importuner un groupe d’amis gay dans un bar. Un peu plus tard, l’un de ces derniers, Andrès (prénom d’emprunt) avait recroisé la petite bande, qui l’avaient suivi jusqu’à la gare, où il allait attendre le premier train du matin.

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Alors qu’il pensait être en sécurité, Andrès avait été attaqué par deux des jeunes. Il avait été frappé derrière la tête et roué de coups de pieds et de pierres, avant d’être dévalisé. «J’ai vu mon sang couler, et j’ai pensé que j’allais mourir», a-t-il raconté. Ses agresseurs l’ont ensuite jeté sur les rails une minute avant l’arrivée d’un train. Des témoins, ainsi qu’un ami des agresseurs (qui n’a pas été mis en cause) ont remonté la victime sur le quai et averti la police.

Les deux auteurs du crime, rapidement identifiés, ont comparu devant la justice. Le premier, mineur au moment des faits, a été jugé l’an dernier et condamné à 4 ans d’internement pour tentative d’homicide avec pour circonstance aggravante le caractère homophobe de l’attaque, rappelle le site LGBT espagnol DosManzanas. «On va te tuer avec des pierres comme on fait aux pédés dans notre pays», avait entendu la victime.

«Comme si c’était une blague»

Le second assaillant était en procès cette semaine devant un tribunal de Barcelone. Abdelhakim E. H. conteste la qualification de tentative d’homicide à motivation homophobe. La défense soutient la thèse d’une banale dispute et désigne Andrès comme celui qui a le premier eu un geste agressif. Une version contredite par la vidéosurveillance et par les témoins. «[Les agresseurs] riaient comme si c’était une blague, c’est ce qui m’a le plus choqué», a raconté l’un d’eux.

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Les parties civiles ont demandé 14 ans de prison, le Ministère public 13 et demi contre le prévenu. Andrès avait subi une hémorragie cérébrale qui aurait pu être fatale, a rappelé le Ministère public. Il souffre encore physiquement et psychologiquement des suites de l’agression.

Source : 360.ch

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