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Publié par Rosaly le 18 mars 2018

Mohammed bin Salman est le jeune prince héritier saoudien qui a pris en main les rênes du pouvoir dans l’attente d’accéder au trône. Il a été défini « l’homme le plus puissant du millénaire ». Il prône l’ouverture et une plus grande laïcité, du moins en apparence. Il promettait fin octobre une Arabie « modérée », pratiquant un islam « tolérant et ouvert » . A ce jour, sa promesse est restée dans l’œuf, à l’état purement embryonnaire.

Certes, les femmes ont obtenu en septembre dernier le droit de conduire, une décision historique dont il est considéré comme l’inspirateur. Certes, les cinémas, fermés depuis plus de trente ans par les fanatiques du wahhabisme radical, seront enfin ouverts. Et ces excellentes initiatives ont porté leurs fruits en Occident.

En effet, ces ébauches de démocratie ont fait de ce prince « réformateur » la nouvelle coqueluche de l’Occident, après le souriant et très « modéré » président iranien Hassan Rouhani, lui aussi fervent adepte de la peine de mort pour les dissidents politiques et les apostats, sans oublier les persécutions de milliers d’Iraniens pour leurs convictions religieuses. Arrestations arbitraires, emprisonnements, tortures, assassinats en raison de leur croyance sont le lot quotidien des minorités non musulmanes sous la présidence du « modéré » Hassan Rouani, très courtisé par les gouvernements occidentaux et nos grandes féministes politiques qui n’hésitent pas à s’incliner voilées devant cet homme si modéré, au sourire si enjôleur.

Mais le ramage de ce prince admiré par l’ Occident se rapporte-t-il à son plumage bien lissé et brillant ? L’habit, hélas, ne fait pas toujours le moine. Et aucune ruse n’est trop belle , quand il s’agit de s’emparer de la forteresse « Occident ».

 

MBS, un prince sanguinaire ou un futur despote plus ou moins éclairé ?

Ce prince, agressif et ambitieux, actuellement adulé par l’Occident, est aussi réputé pour son inflexibilité dans la lutte contre la corruption. Il a fait arrêter et condamner des centaines de personnes : hommes d’affaires, membres du gouvernement et même de la famille royale. Il a opéré une véritable purge dans le seul but, selon certains analystes à l’esprit soupçonneux, d’éliminer ennemis et opposants. Stratégie suivie par tous les aspirants dictateurs.

Derrière son apparente modernité que les leaders et médias occidentaux se sont empressés de célébrer, l’ombre de la barbarie ternit sa belle image. Depuis que le prince M. bin Salman dirige le pays, le nombre d’exécutions capitales en Arabie Saoudite a doublé . Il y eut depuis juin 2017 (date de son accession au pouvoir) 133 exécutions capitales contre 67 à la même période l’année précédente.

Rapport alarmant de REPRIEVE

(Reprieve est une association à but non lucratif, regroupant diverses organisations, qui à travers le monde lutte contre la peine de mort et apporte un soutien juridique aux personnes condamnées à la peine capitale.)

Un tableau bien sombre de la situation des droits de l’homme en Arabie Saoudite depuis l’avènement du prince réformateur a été brossé dans le dernier rapport Reprieve intitulé : “Justice Crucified: The Death Penalty in Saudi Arabia”.

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La vision 2030 de MBS est brillante, mais cette promesse d’un avenir lumineux est déjà en train de vaciller face à la sombre réalité du présent.

Au cours des trois premiers mois de 2018, trente-trois condamnations à mort ont été exécutées et selon les prévisions, le nombre d’exécutions prévues d’ici la fin de l’année dépassera le chiffre lugubre de 200.

Reprieve UK, en première ligne pour la défense des droits humains, décrit le système judiciaire du principal allié de l’Occident comme terrifiant. L’analyse qui débute en 2014 indique que :

  • 72% des personnes jugées ont été condamnées pour des délits non violents, comme consommation de drogue ou opposition au régime. Seuls 28% semblent avoir commis des crimes de droit commun.
  • De nombreuses exécutions concernent des personnes condamnées quand elles étaient encore mineures.
  • L’utilisation de la torture pour extorquer des confessions est un procédé légal dans le système judiciaire saoudien.
  • Les sentences sont exécutées de manière horrible : décapitation, crucifixion et/ou lapidation dans le but d’accroître la cruauté et la souffrance du condamné.

“Le système de la peine capitale en Arabie saoudite enfreint le droit international et les droits humains” a écrit Reprieve dans son rapport et l’organisation dénonce la grande réticence des USA et de la Grande Bretagne à condamner ces abus.

Actuellement, dans les couloirs de la mort des prisons saoudiennes se trouvent 22 personnes condamnées pour avoir participé à des manifestations anti-gouvernementales, 19 pour délits liés à la drogue, 4 pour vols et 12 pour crimes violents (terrorisme et/ou homicide).

Plus généralement, en Arabie saoudite, on peut être condamné à mort pour « blasphème, apostasie, corruption, sorcellerie, vol, distribution et/ou consommation d’alcool, pratiques sexuelles interdites comme l’adultère, la sodomie, l’homosexualité et délits liés à la drogue. »

Un cas qui suscita une vive polémique fut celui de Dawoud Hussain al-Marhoo, arrêté en 2014, alors âgé de 17 ans, pour avoir participé à une manifestation anti- régime dans le sillage des Printemps arabes. On lui proposa un deal : il pouvait éviter la prison s’il acceptait d’espionner les activistes. Ayant acquiescé, il fut relâché, mais arrêté à nouveau 8 jours plus tard pour ne pas avoir respecté l’accord.

Il confessa « son crime » sous la torture et fut condamné à mort. Il attend son exécution depuis 2 ans. Il sera décapité, puis crucifié sur la place publique et son corps exposé pendant trois jours selon le code pénal saoudien.

Un sort identique a été réservé à Ali Mohammed al- Nimr et à son oncle, le cheikh chiite al –Nimr, à la tête des manifestants chiites contre le régime.

Agé de 17 ans, à l’époque des faits, Ali al Nimr fut arrêté le 14 février 2012 pour avoir participé à une manifestation de protestation anti-gouvernementale. Il confessa également « son crime » sous la torture et fut condamné à la peine capitale. Son exécution, ainsi que celle de son oncle, sont imminentes. Manifester contre le régime, mais quelle impudence ! Cela mérite bien la peine de mort au royaume des sables.

N’est-ce pas là une occasion pour le prince réformateur de prouver sa volonté de changement, de passer de la barbarie du 7 siècle à la civilisation, de faire preuve d’un peu plus d’humanité afin de mériter l’admiration que lui témoigne l’Occident ?

Pour un « réformateur » de l’islam, son zèle à appliquer la sharia laisse planer des doutes sur ses véritables intentions. Remarquable la taqiya princière de MBS !

Et ces crédules gouvernements occidentaux et leurs acolytes les médias sont toujours les premiers à tomber dans le piège pourtant grossier de la ruse mahométane.

Quand Angela Merkel clame que l’islam fait partie de la culture et de l’histoire du pays, au même titre que le christianisme et le judaïsme, prévoit-elle d’imposer ces belles traditions islamiques conformes à la sharia à son pays ? Le chancelier Hitler appréciait aussi l’islam…

Quand Laura Boldrini prétend que l’immigration (majoritairement musulmane) nous apporte un mode vie qui sera le nôtre demain, songe-t-elle à ces joyeuses coutumes de décapitation et de crucifixion sur les places publiques comme distractions pour les familles les dimanches après-midi ?

Quand Federica Mogherin, la cheffe de la diplomatie européenne, déclare : « l’Islam politique a un rôle important à jouer dans l’avenir de l’Europe » et ajoute « l’Islam fait partie de l’Europe. Il a sa place dans notre histoire, dans notre culture, dans notre alimentation et plus important encore, dans notre présent et notre futur. Je n’ai pas peur de dire que l’Islam politique doit faire partie de l’équation. La religion joue un rôle en politique…. La religion peut faire partie du processus, le tout est qu’il soit démocratique. », cautionne-t-elle la sharia comme futur système légal pour l’Occident ?

Les déclarations sidérantes de ces trois femmes politiques irresponsables font le jeu des Wahhabites et des Frères musulmans.

Ne pas oublier que l’objectif principal de l’OCI, financée par les pays islamiques à travers le monde et dont le siège se trouve en Arabie Saoudite – un garant de la nature très « démocratique « de cette organisation islamique – est de faire pression sur l’Europe et les Etats-Unis en leur faisant adopter des lois qui interdiraient tout « stéréotype négatif » de l’islam. Objectif qui semble être atteint dans certains pays occidentaux où la moindre critique de l’islam conduit son auteur tout droit en prison.

MBS serait-il le futur visage « souriant » de l’OCI ?

« Les USA ont exprimé leur préoccupation pour la condamnation à mort par crucifixion, mais se sont refusés de condamner la décision saoudienne ou de demander la clémence. »

Il ne faut surtout pas froisser l’astre montant saoudien, « the rising star », le partenaire incontournable, l’allié fidèle de l’Occident. Il ne respecte pas les droits de l’Homme les plus élémentaires, et alors … ! Que vaut la vie de ce jeune homme comparée aux perspectives de contrats juteux et de belles alliances contre nature ? L’humanisme a quand même ses limites, non !

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Les Pakistanais

Dans ce pays en voie de « démocratisation » grâce au prince réformateur, la peine de mort est aussi appliquée sur des bases discriminatoires et racistes. Et c’est le cas des Pakistanais, la plus grande communauté de travailleurs étrangers, soit environ 1.6 millions de pauvres gens, traités comme des esclaves et soumis à la Kafala, pratique très diffuse au Moyen-Orient concernant le travail des femmes, mais de plus en plus appliquée aux travailleurs étrangers.

Cette nouvelle forme légalisée d’esclavage moderne frappe les travailleurs immigrés au Liban, à Barheïn, en Irak, en Jordanie, au Koweït, à Oman en Arabie saoudite et dans les Emirats. C’est la nouvelle forme d’esclavage du troisième millénaire et elle est encore et toujours musulmane. Cela s’appelle la kafala (tutelle), un système qui régit la vie des travailleurs immigrés et les enchaîne à leur patron. Il s’agit d’une forme d’abus à l’égard des femmes immigrées, employées comme domestiques-esclaves avec la complicité de l’Etat. Elles sont souvent violées, mises enceinte, abusées, frappées, séparées de leurs enfants, exploitées, isolées, mal payées et quand elles ne servent plus, elle sont renvoyées dans leur pays d’origine, la plupart du temps dans des cercueils.

Entre 2014 et 2017, 66 travailleurs pakistanais ont été décapités pour délits variés et 3000 sont actuellement détenus dans les prisons saoudiennes.

Pauvres parmi les plus pauvres, vulnérables, analphabètes, ces malheureux immigrés sont souvent forcés sous la menace d’une arme à ingurgiter de la drogue pour servir de mules à travers les pays du Golfe. Quand ils deviennent inutiles, ils sont arrêtés et condamnés à la peine capitale.

Le nombre de condamnations à mort de ces derniers mois sous le gouvernement du prince saoudien adulé par l’Occident a atteint un record. Ce qui incita Maya Foa, directrice de Reprieve, à déclarer :

«Le nombre d’exécutions sous le prince héritier MBS a doublé. Cela révèle que derrière son image publique brillante, Mohammed bin Salman est l’un des leaders les plus brutaux de l’histoire récente du royaume d’Arabie saoudite. »

Les manifestants, y compris des enfants à l’époque, ont vu leur peine capitale confirmée malgré les allégations de torture et les confessions forcées. »

Peut-être que l’Occident, si prompt à octroyer les « diplômes » de respect des droits de l’ Homme au monde entier, devrait jeter un coup d’œil sur la violation systématique des libertés fondamentales et sur l’horreur du fondamentalisme religieux de son principal allié au Moyen-Orient, en dépit de la nouvelle image projetée par le prince héritier Mohammed bin Salam et sa brillante vision 2030.

Image édulcorée ternie par la guerre que mène MBS au Yémen et qui ne semble indigner aucun de ses grands admirateurs occidentaux.

Le Yémen a sombré dans le chaos, tandis que les Yéménites souffrent de la destruction des services de base, de la famine et d’une épidémie mortelle de choléra.

Le militant pour les droits de l’homme yéménite Baraa Shiban a déclaré à Middle East Eye :

« Ben Salmane a décidé de s’engager activement dans le conflit en lançant des bombardements aériens qui ont eu un effet dévastateur sur les civils et les infrastructures. »

Etrange et glacial silence de la part due l’UE quand la Turquie et l’Arabie Saoudite bombardent des civils. Ah, j’oubliais, ce sont de loyaux alliés de l’Occident, ils ont l’autorisation de tuer…

Source : « Saudi execution rate doubles under MBS, says rights group. » (Middle East Eyes)

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