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Publié par Gaia - Dreuz le 18 mars 2018

Sans surprise, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Toulouse a rejeté ce jeudi une nouvelle demande d’expertise dans le dossier du meurtre de Fabienne Terral-Calmes, l’institutrice d’Albi. Irresponsable, la mère qui l’a tuée d’un coup de couteau ne sera jamais jugée.

« Elle voulait me prendre ma fille… » Cette phrase, véritable leitmotiv, Rachida Hilal-Janah, 51 ans, l’a répétée, encore et encore. Cette conviction folle l’a guidée quand le 4 juillet 2014 à l’école Edouard-Henriot d’Albi, un vendredi de début d’été à quelques heures des grandes vacances, elle a tué Fabienne Terral-Calmes. Cette institutrice âgée de 31 ans, adorée par ses élèves, appréciée par ses collègues, était mère de deux enfants.

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« Elle voulait me prendre ma fille »

Depuis, à chaque fois que la question lui a été posée, celle qui a frappé a répété « Elle voulait me prendre ma fille ». Peu importe que cela soit impossible, irréfléchi, inconséquent. C’est ce qui a constitué son délire paranoïaque. Et fin février, devant la chambre de l’instruction, elle l’a affirmé encore en réponse au président Parant. Ce jeudi matin, la chambre a rejeté la dernière demande d’expertise formulée par Me Emmanuel Gil au nom de la famille de l’institutrice. Quatre collèges d’experts s’étaient déjà prononcés pour l’irresponsabilité pénale de l’accusée. La chambre l’a donc déclarée définitivement irresponsable. Rachida Hilal-Janah ne sera pas jugée devant une cour d’assises.

Les derniers débats devant la chambre de l’instruction avaient montré l’inutilité de cette audience. Dans sa décision, la chambre ordonne également au préfet de prendre une mesure d’hospitalisation d’office. Et suivant la demande de la famille de la victime, la décision est assortie de trois interdictions valables pendant 20 ans : interdiction de se rendre dans le Tarn, interdiction de rencontrer la famille et interdiction de porter une arme.

La famille de Fabienne a porté plainte contre le préfet

« C’est l’épilogue logique d’une affaire terrible. La décision ne surprendra personne puisque quatre collèges d’experts psychiatres s’étaient déjà prononcés pour l’irresponsabilité pénale de cette mère en plein délire paranoïaque lors de faits », souligne Me Alexandre Martin qui défendait l’accusée avec Me Pauline Godet. Des avocats de la défense satisfaits que leur cliente puisse enfin avoir accès à des soins. « Enfin cette femme va pouvoir quitter la prison d’arrêt pour être prise en charge et soignée dans une unité spécialisée ce qui est plus que nécessaire », souligne Me Godet.

Pour la famille de Fabienne Terral-Calmes, au-delà de la déception, un autre combat judiciaire commence. Une plainte a été déposée contre le préfet du Tarn, contre les services sociaux et contre l’hôpital Bon-Sauveur. Avec une question simple mais lourde de sens : comment une femme que l’on savait instable, dangereuse, a-t-elle pu être laissée seule, sans traitement et sans surveillance ? Existe-t-il une faute ? La famille en est convaincue. Que dira la justice ?

La famille de l’enseignante sous le choc

Me Emmanuel Gil représente neuf membres de la famille de Fabienne Terral, l’enseignante poignardée à mort en juillet 2014 à Albi, dans le Tarn. Pour les proches et l’avocat, la décision de déclarer l’auteur des faits irresponsable n’est pas une surprise. Mais l’annonce faite ce jeudi matin par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Toulouse ne règle pas les problèmes inhérents à ce dossier.

« J’ai eu la famille au téléphone ce matin, c’est une décision très douloureuse pour elle même si on avait quand même quelques appréhensions sur cette décision », explique Me Gil qui entend toutefois rappeler les « nombreux dysfonctionnements dans ce dossier », dont la perte du dossier médical de l’auteur des faits aux alentours du mois de septembre 2017. « Quand on vous explique qu’on a perdu le dossier qui est la pierre angulaire, la pièce maîtresse du dossier, c’est douloureux et inadmissible. Dans la dernière mission confiée aux experts, ils devaient justement se prononcer sur le suivi médical antérieur de l’auteur des faits. On sait que cette dame ne prenait pas son traitement et que le Bon Sauveur le savait. Pour autant, rien n’a été fait. »

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L’avocat souligne la dignité de la famille mais aussi sa douleur. « Avoir perdu Fabienne dans ces conditions reste une plaie béante pour eux. Le fait de ne pas avoir de procès d’assises, c’est quelque chose de difficile car cette dame va être confiée à l’institution psychiatrique sans qu’il y ait le moindre contrôle judiciaire derrière. Elle va relever d’un suivi administratif et médical jusqu’à ce qu’un médecin trouve qu’elle va mieux et qu’elle ressorte, dans un an, trois ans, dix ans… je n’en sais rien. C’est les médecins qui décideront. J’attends d’avoir l’arrêt de la cour entre les mains pour en discuter avec la famille et envisager la suite avec elle. »

Un pourvoi en cassation n’est pas exclu.

Source : Ladepeche.fr

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