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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 20 mars 2018

« Cher ami », écrit Gandhi le 23 juillet 1939 dans une lettre à Hitler, « Nous ne croyons pas que vous êtes le monstre décrit par vos adversaires».

Dans la philosophie de Gandhi, quand un régime ou un groupe criminel veut vous attaquer et vous tuer, la pire chose que vous puissiez faire est d’essayer de courir et de vous cacher pour sauver votre vie.

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Gandhi et les Juifs

Face à Hitler, Gandhi suggérait aux juifs la « souffrance volontaire » :

« Si l’esprit juif pouvait être préparé à la souffrance volontaire, même le massacre que j’ai imaginé pourrait être transformé en une journée d’action de grâces et de joie organisée par Jéhovah pour délivrer la race, même par les mains du tyran. Car pour celui qui craint Dieu, la mort n’a pas de terreur. C’est un sommeil joyeux, suivi d’un réveil qui serait d’autant plus rafraîchissant pour le long sommeil ».

En 1947, répondant aux questions de Louis Fischer, l’auteur de La Vie de Mahâtma Gandhi*, Gandhi lui déclare :

« Hitler a tué cinq millions de Juifs. C’est le plus grand crime de notre temps. Mais les Juifs auraient dû s’offrir au couteau du boucher. Ils auraient dû se jeter dans la mer depuis les falaises… Cela aurait réveillé le monde et le peuple allemand… Ce qui s’est produit, c’est qu’ils ont quand même succombé par millions. »

Gandhi exprimait-il ici sa philosophie de la non-violence ?

Gandhi et les Arabes

Ses positions sur le sionisme et sa défense du monde arabe révèlent un double standard qui laisse planer un gros – gros doute sur la sainteté . (Les mots en gras sont de moi).

« L’appel pour un foyer national pour les Juifs ne me plaît pas beaucoup. La justification est recherchée dans la Bible et dans la ténacité avec laquelle les Juifs ont désiré leur retour en Palestine.

Pourquoi ne devraient-ils pas, comme les autres peuples de la terre, faire de ce pays leur foyer où ils sont nés et où ils gagnent leur vie ? [Parce que] la Palestine appartient aux Arabes au même titre que l’Angleterre appartient aux Anglais ou la France aux Français. Il est erroné et inhumain d’imposer les Juifs aux Arabes. Ce serait certainement un crime contre l’humanité de réduire le nombre de fiers Arabes afin que la Palestine soit restituée aux Juifs en partie ou en totalité comme leur patrie nationale. »

  1. Ainsi, pour Gandhi, les Juifs auraient dû se préparer à la souffrance volontaire, s’offrir au couteau du boucher pour réveiller le monde, mais il est inhumain d’imposer les Juifs aux Arabes ?
  2. Lorsque Gandhi parle de restitution de la Palestine aux Juifs, il confirme qu’il sait très bien que cette terre est historiquement juive.
  3. Et il affirme que l’holocauste, l’extermination de 5 millions de juifs (le plus grand crime de notre temps) est équivalent au fait de restituer aux Juifs une partie de la Palestine (un crime contre l’humanité).
  4. Notez encore que pour Gandhi, l’extermination de 5 millions de Juifs est le plus grand crime « de notre temps », mais pas « un crime contre l’humanité ».
  5. Pourquoi ne demande-t-il pas aux Arabes de se préparer volontairement à cette chose « inhumaine », imposer les Juifs aux Arabes, comme il propose aux Juifs de se préparer volontairement à être massacrés par Hitler ?

Pourtant, quand nous pensons aux esprits les plus éclairés du siècle dernier, le nom «Gandhi» apparaît invariablement.

Gandhi le pacifiste n’ignore pas que les Arabes ont envahi la Palestine juive par la force et la guerre. Il le confesse dans Young India, le 6 avril 1921, en ces termes :

Question : « Les musulmans peuvent-ils revendiquer la Palestine, ou doivent-ils la restituer aux juifs qui en sont les propriétaires d’origine ? »

Gandhi : « Les musulmans revendiquent la Palestine comme partie intégrante de Jazirat-ul-Arab. Ils sont tenus de conserver sa garde, en tant qu’injonction du Prophète. Les Juifs ne peuvent pas recevoir de droits souverains dans un lieu qui a été détenu pendant des siècles par les puissances musulmanes par droit de conquête religieuse. »

Comment Gandhi a-t-il pu demander aux juifs allemands de suivre la voie de la résistance civile tout en demandant aux mêmes juifs de renoncer à leurs droits civils en Palestine, conférés par la Société des Nations en 1920, sans parler des droits de tout peuple à disposer de soi-même ?

Pour beaucoup donc, Gandhi est le modèle de la sainteté. Son enseignement de la résistance non-violente et du pacifisme face à l’agression est considéré comme un idéalisme, exigeant une force et un courage surhumains. Parmi les citations célèbres qui lui sont attribuées, citons «œil pour œil et le monde entier sera aveugle» et «La victoire obtenue par la violence équivaut à une défaite, car elle est momentanée».

Ses disciples les plus dévoués disent qu’ils sont simplement contre toutes les guerres. « Faites l’amour pas la guerre » disaient-ils dans les années 60, ou encore « la guerre ne détermine pas qui a raison, seulement qui reste en vie ».

On peut se demander, cependant, combien de personnes mettraient vraiment ces croyances à l’épreuve s’ils se retrouvaient en première ligne.

Évidemment, quand il s’agit des autres, quand des personnes sont enlevées, torturées, violées et tuées, il y en a beaucoup qui choisissent de «prier» pour les victimes, et essayent pendant un court moment d’éprouver de l’empathie pour elles. Mais à partir du moment où l’idée d’entrer en guerre est évoquée, la conscience gandhienne entre soudainement en jeu, et ils affichent fièrement leur supériorité morale, car ils refusent l’idée de faire la guerre, simplement parce que ce sont des pacifistes, et que la guerre, c’est mal.

Imaginez, cependant, si ces mêmes personnes avaient leurs propres familles en Irak, et qu’ils aient vu leurs propres familles être tuées, violées, massacrées. Resteraient-ils assis en silence, avec la sérénité d’un moine, des bougies dans les mains et des nounours sur les photos des victimes, en proclamant leur opposition à la guerre ? Resteraient-ils indifférents aux êtres chers qui meurent ? Où prendraient-ils les armes et tireraient-ils sur les terroristes qu’ils pourraient trouver afin de se protéger et de protéger les leurs ?

Prieraient-ils que les États-Unis et leurs alliés s’abstiennent de toute guerre, ou supplieraient-ils qu’une puissante nation se lève et fasse la guerre au mal, et pour s’assurer que leurs épouses, sœurs et filles ne se retrouvent pas encerclés par les terroristes de l’Etat islamique dans une vente aux enchères d’esclaves sexuelles ?

Gandhi et les Allemands

Je reviens à Gandhi, car il est vraiment révélateur d’observer la position de Gandhi envers Hitler et les nazis.

Alors que l’Holocauste battait son plein, Gandhi a décidé d’écrire une lettre à Hitler. Dans sa lettre, il s’adresse à Hitler comme à son «ami». Tout en condamnant la guerre d’Hitler et les actions envers les Juifs, il assure à Hitler: «Nous ne croyons pas non plus que vous êtes le monstre décrit par vos adversaires».

La philosophie de Gandhi a produit des conseils suicidaires et déconcertants sur la manière de traiter avec les nazis :

«S’il pouvait jamais y avoir une guerre justifiable au nom de et pour l’humanité, une guerre contre l’Allemagne, pour empêcher la persécution gratuite d’une race entière, ce serait complètement justifié [de faire la guerre]. Mais je ne crois pas à la guerre. Une discussion sur les avantages et les inconvénients d’une telle guerre est donc hors de mon horizon ou de ma province », écrit Gandhi.

Gandhi a également écrit aux Britanniques pendant la guerre :

«Cet homicide [contre l’Allemagne] doit être arrêté. Vous êtes en train de perdre ; si vous persistez, cela entraînera seulement une plus grande effusion de sang. Hitler n’est pas un homme mauvais. »

Le conseil de Gandhi aux Juifs n’était pas moins bizarre :

« Si j’étais juif et que j’étais né en Allemagne … Je revendiquerais l’Allemagne comme mon pays, et autant qu’il puisse être le pays de l’aryen le plus musclé, je le défierais de me tuer ou de m’enfermer dans sa forteresse. Et la souffrance volontairement subie par moi leur apporterait une force et une joie intérieure … La violence calculée d’Hitler peut même aboutir à un massacre général des Juifs comme sa première réponse à la déclaration de telles hostilités. Mais si l’esprit juif pouvait être préparé à la souffrance volontaire, même le massacre que j’imagine pourrait être transformé en un jour d’action de grâces et de joie que Jéhovah ait opéré la délivrance de la race même par le tyran. »

Il a donné des conseils similaires au peuple britannique pendant la guerre. Après avoir conseillé aux Britanniques de déposer les armes et de se rendre aux nazis, il a conseillé au peuple britannique que si les nazis « ne vous donnent pas le libre passage, permettez, homme, femme et enfant, d’être massacrés, mais refuserez de leur faire allégeance. »

Ainsi donc, aux Allemands il explique que si l’on voulait persécuter leur race entière, la guerre à laquelle il ne croit pas serait dans ce cas exceptionnel justifiable, tandis qu’il demande aux Juifs et aux Anglais de se laisser massacrer par Hitler… parce que la guerre n’est pas justifiable.

Gandhi et la non-violence criminelle

Enfin, en ce qui concerne les tentatives de son peuple pour la non-violence passive face à la domination britannique en Inde, il écrit :

«Nos dirigeants peuvent avoir notre terre et nos corps, mais pas nos âmes. Ils ne peuvent avoir le premier que par la destruction complète de chaque Indien – homme, femme et enfant. Car si un nombre considérable d’hommes et de femmes se trouvant en Inde s’était préparé sans aucune malveillance contre les spoliateurs, à donner leur vie plutôt que de leur fléchir le genou, ils auraient montré le chemin pour se libérer de la tyrannie de la violence. »

En d’autres termes, si suffisamment de gens se laissent tuer, les fléaux du monde, les maniaques sanguinaires, les dictateurs avides de pouvoir et rapides aux massacres, ainsi que leurs armées, seront vaincus et deviendront pacifiques.

Ce que Gandhi n’a pas réalisé, et qu’expliquait Churchill lorsqu’il déclara devant le parlement britannique qu’« on ne raisonne pas avec le tigre quand votre tête est dans sa gueule » c’est que lorsque l’on a affaire à un gouvernement un peu compatissant, un peu moral, la résistance pacifiste a sa place. Mais lorsqu’il s’agit de barbares meurtriers tels que l’Etat islamique ou les nazis, aucun niveau de résistance pacifiste ne leur fera jamais changer d’avis. Gandhi avait un raisonnement manichéen, et il ne voyait pas les nuances. La philosophie de Gandhi, si elle avait été appliquée à l’Etat islamique, ferait qu’il aurait pris le contrôle du monde. Et massacré les non-musulmans.

Gandhi et les Noirs

« Nous croyons que la race blanche en Afrique du Sud doit être la race prédominante »

Un livre publié par deux professeurs d’université sud-africains révèle des détails choquants sur la vie de Gandhi en Afrique du Sud entre 1893 et 1914, avant son retour en Inde.

Pendant son séjour en Afrique du Sud, Gandhi a régulièrement exprimé son dédain pour les Noirs africains, dit S. Anand, fondateur de Navayana, l’éditeur du livre intitulé « The South African Gandhi: Stretcher-Bearer of Empire« *.

Selon le livre, Gandhi décrivait les Africains noirs comme étant « sauvages », « mal finis » et vivant une vie « d’indolence et de nudité » (cela vous rappelle sans doute les propos de Che Guevara que je rapporte dans l’article que je lui ai consacré en septembre 2017) et il faisait campagne sans relâche pour prouver aux dirigeants britanniques que la communauté indienne d’Afrique du Sud était supérieure aux Africains noirs autochtones (ce qui est la définition précise du racisme). Le livre passe en revue les écrits de Gandhi au cours de la période, cite des extraits des archives gouvernementales, et peint un portrait qui contredit la façon dont le monde le considère aujourd’hui.

« Une grande partie du halo qui entoure Gandhi aujourd’hui est le résultat d’un repackaging intelligent », écrivent les auteurs, Ashwin Desai et Goolam Vahed, professeurs à l’Université de Johannesburg et à l’Université du KwaZulu. Oui, le parallèle avec le Che est évident.

Voici quelques exemples de ce que Gandhi pensait et disait des Noirs sud-africains :

« L’une des premières batailles que Gandhi a livrées après son arrivée en Afrique du Sud a été l’entrée séparée pour les Blancs et les Noirs au bureau de poste de Durban. Gandhi a objecté que les Indiens étaient ‘classés avec les indigènes d’Afrique du Sud’, qu’il appelait les kafirs, et a exigé une entrée séparée pour les Indiens.

Nous avons trop ressenti l’indignité et… nous avons demandé aux autorités de supprimer cette distinction injuste, et ils ont maintenant prévu trois entrées séparées pour les autochtones, les Asiatiques et les Européens. »

  • Dans une lettre de 1895, Gandhi exprime sa crainte qu’un statut juridique inférieur pour les Indiens entraîne leur dégénérescence « à tel point que de leurs habitudes civilisées, ils seraient dégradés aux habitudes des autochtones, et qu’en une seule génération, la progéniture des Indiens aura très peu de différence dans ses habitudes, ses coutumes et sa pensée avec les autochtones ».
  • Dans une lettre ouverte au Parlement du Natal en 1893, Gandhi a écrit :

« J’ose signaler que les Anglais et les Indiens sont issus d’une souche commune, appelée indo-aryenne. …. Une croyance générale semble prévaloir dans la colonie que les Indiens ne soient guère mieux, si tant est qu’ils le soient, que les sauvages ou les autochtones d’Afrique. Même les enfants apprennent à croire de cette manière, avec pour résultat que l’Indien est traîné jusqu’à la position d’un grossier kafir ».

  • Lors d’un discours à Mumbai en 1896, Gandhi déclare que les Européens de Natal souhaitaient «  nous dégrader au niveau d’un vil kafir dont l’occupation est la chasse, et dont la seule ambition est de rassembler un certain nombre de bêtes pour acheter une femme, et ensuite, passer sa vie dans l’indolence et la nudité ».
  • Protestant contre la décision des autorités municipales de Johannesburg de permettre aux Africains de vivre aux côtés des Indiens, Gandhi écrivit en 1904 que le conseil « doit retirer les Kaffirs de cet endroit. A propos de ce mélange entre Kaffirs et Indiens, je dois avouer que je ressens le plus fortement que c’est très injuste pour la population indienne, et que c’est taxer indûment la patience proverbiale de mes compatriotes ».
  • En réponse à l’agitation de la Ligue blanche contre l’immigration indienne et l’importation proposée de main-d’œuvre chinoise, Gandhi écrit en 1903 : « Nous croyons également que la race blanche en Afrique du Sud doit être la race prédominante ».

Certains répondent que « c’était avant ». Que lorsque Gandhi est devenu Mahatma Gandhi, il a changé de position.

« En examinant les actions et les écrits de Gandhi pendant son séjour en Afrique du Sud, et en les comparant avec ce qu’il a écrit dans son autobiographie et dans « Satyagraha en Afrique du Sud », expliquent les auteurs Ashwin Desai et Goolam Vahed dans le Washington Post le 3 septembre 2015, il est évident que Gandhi s’est livré à un peu de « réorganisation ». Il a réécrit sa propre histoire. »

Gandhi et Gandhi

Gandhi savait appliquer une autre règle philosophique, connue en ces termes : « faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais ».

En 1920, il écrit :

«Je crois que là où il y a un choix entre la lâcheté et la violence, je conseillerais la violence. Ainsi, lorsque mon fils aîné me demanda ce qu’il aurait dû faire, s’il avait été présent quand je fus presque mortellement blessé en 1908, s’il aurait dû fuir et me voir tué ou s’il aurait dû utiliser la force physique qu’il pouvait et voulait utiliser pour me défendre, je lui ai dit que c’était son devoir de me défendre même en utilisant la violence. »

Quand on lui a donné l’option entre la violence et la résistance pacifiste, Gandhi a vanté la non-violence comme le seul vrai moyen de parvenir à la victoire – pour les autres.

Conclusion

Le bon sens, le droit naturel, l’instinct, vous apprennent que la meilleure chose que vous puissiez faire lorsque vous êtes menacé de mort, c’est de combattre votre ennemi et de le tuer si vous le pouvez.

La forme la plus vraie et la plus efficace de résistance au mal absolu, c’est d’affronter l’oppresseur, d’être totalement prêt à l’attaquer, à le tuer, sans jamais montrer de lâcheté.

Pour cela, j’ai deux problèmes philosophiques majeurs, insurmontables, concernant Gandhi.

  1. Les propositions de Gandhi apparaissent à la lumière du bon sens comme les prémices de l’idéologie progressiste, qui consiste à faire table rase de la nature humaine, et de construire une science sociale à partir de rien d’autre que des hypothèses, des grandes idées abstraites qui rejettent l’histoire et l’expérience humaine. Le progressisme ne cherche pas à savoir si ses idées risquent d’obtenir des effets catastrophiques. Ca ne l’intéresse pas. Ce qui compte pour le progressiste, ce n’est pas non plus l’homme, qui n’est pas un sujet d’intérêt, et il peut mourir par millions si la cause l’exige. Ce qui compte, c’est l’établissement d’une idéologie et sa mise en application, aveuglément, dans l’indifférence totale pour son efficacité ou ses résultats dans le monde réel, pourvu qu’il permette de tourner le dos et d’effacer ce qui existe, a existé, et a fait tourner le monde jusque là.
  2. Quel que soit le romantisme de la vision de Gandhi, l’immoralité de sa position est d’autant plus criante que je suis juif et que la valeur suprême du judaïsme est la vie humaine. Gandhi refuse de protéger la vie au nom d’une idéologie. On l’appelle pacifisme ? Peu m’importe, le mot est une fraude, une duperie. Il se sert de la racine « paix » pour se parer de dorures. L’histoire de l’homme montre que la paix s’obtient lorsque l’ennemi est à genoux et qu’il supplie qu’on l’épargne contre la paix. Gandhi refuse de combattre, il refuse de résister au mal, mais reconnaît-il même l’existence du mal ? Il dit préférer la mort volontaire pour une idée. Les communistes aussi ont envoyé cent millions d’hommes à la mort pour une idée. Et Hitler, et l’islam.

« Si les juifs », écrit Gandhi le 17 décembre 1938, « au lieu d’être non-violents par nécessité, adoptent la non-violence active, c’est-à-dire adoptent d’avoir des sentiments amicaux envers leurs compatriotes allemands, ils ne pourront faire aucun mal aux Allemands, et je suis aussi certain que ces lignes que je dicte, que le cœur allemand le plus dur comme pierre fondra. Grandes comme l’ont été les contributions juives au progrès du monde, cet acte suprême de leur contribution sera leur plus grande contribution et la guerre sera une chose du passé ».

Gandhi se trompait. Totalement. Absolument. Irrémédiablement.

L’écrivain indien Arundhati Roy, grand prix littéraire, affirme que les révélations sur Gandhi faites dans le livre de Ashwin Desai et Goolam Vahed sont « un sérieux défi à la façon dont on nous a appris à penser à Gandhi ».

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Sources :

https://www.religiousforums.com/threads/gandhis-letter-to-the-jews-in-nazi-germany.40147/

Mahatma Gandhi on Zionism and the Holocaust


http://gandhiserve.org/information/writings_online/articles/gandhi_jews_palestine.html#Interview%20to%20The%20Daily%20Herald
http://www.jewishvirtuallibrary.org/lsquo-the-jews-rsquo-by-gandhi
http://articles.latimes.com/2009/sep/24/opinion/oe-hier24
https://www.mkgandhi.org/letters/hitler_ltr1.htm
https://www.washingtonpost.com/news/worldviews/wp/2015/09/03/what-did-mahatma-gandhi-think-of-black-people/?utm_term=.0cac96703bd0

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