Publié par Jean-Patrick Grumberg le 6 mars 2018

Je ne crois pas à la séparation des mondes, entre le journaliste dans sa bulle et son lectorat distant.

Je vois mon travail comme une continuité de rapports humains.

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Certes, j’apporte de l’information que les grands médias décident d’ignorer, mais cela va bien au-delà : j’apporte surtout de la vérité dans un univers médiatique pervers, vicieux, malhonnête, empli de haine vis-à-vis des lecteurs de Dreuz, et je pense que pour contrer cette haine, rien ne fait autant de bien, moralement, que la vérité.

Aussi j’ai choisi de vous dire quelques mots sur moi.

Il y a quelque temps, je vous disais que je suis quelqu’un de très distrait, un grand étourdi, et surtout que j’ai une mémoire de poisson rouge (lire ici :Dreuz.info). Aujourd’hui, je veux vous raconter un autre aspect de mon caractère : j’ai un caractère de chien.

Je marchais dans la rue il y a quelques jours, et l’anecdote m’a inspiré l’idée d’exposer ce côté de ma personnalité.

« Incroyable ! Elle doit avoir des choses à vous dire »

Au bout d’une longue laisse marchait une jeune femme qui venait dans ma direction. A l’autre bout, un chien de taille moyenne, noir, un bâtard qui ne ressemblait à rien. La jeune femme me croise, et le chien, loin derrière, s’arrête en me fixant dans les yeux. Je m’arrête et je le fixe dans les yeux. Le chien refuse d’avancer. La maîtresse très étonnée du comportement sans doute inhabituel de son chien me lance, en anglais : « Incroyable ! Elle doit avoir des choses à vous dire ».

Ce que cette femme ne sait pas c’est que je suis un « dog-magnet ». Les chiens sont attirés par moi. Je parle leur langue. Je les comprends, ils me comprennent. Ils viennent naturellement vers moi. Toute ma vie j’ai eu des chiens, et tous sont venus à moi.

Et c’est sans doute parce que j’ai un caractère de chien.

  • Comme les chiens, je suis toujours de bonne humeur.
  • Comme les chiens, je suis toujours d’humeur égale.
  • Comme eux, je ne me plains jamais, je suis toujours heureux de mon sort.
  • Comme les chiens, je suis bien partout, dans n’importe quel environnement et en toutes circonstances : un chien, vous le mettez ici, il se sent bien ; vous le mettez là, il se sent bien ; il ne demande pas grand-chose dès l’instant où il est avec ceux qu’il aime. Comme moi.
  • Comme les chiens, je dors énormément. 10 heures par jour. Je m’endors en un instant et j’ai un sommeil profond, comme les chiens.
  • Et je suis très fidèle en amitié.
  • Comme les chiens, je suis un carnivore, j’aime les sucreries, et tout ce qui est mauvais pour la santé. Je me contrefous du bio, de l’écolo, et des trucs élevés sans hormones ! Pourtant, comme un chien, je peux manger tous les jours la même chose avec plaisir. Dans une ancienne vie, je déjeunais dans un petit restaurant en face de mon bureau, et pendant 5 ans j’ai commandé tous les midis le même plat et la même entrée. Le patron, mes camarades de table, me demandaient pourquoi je ne variais pas, je leur faisais cette réponse : « j’ai goûté à toute la carte, tout est bon, mais c’est ça que je préfère ».
  • Et comme les chiens, je suis très gentil. Vraiment très gentil. Mais comme les chiens, si on m’embête, j’ai des crocs très longs, et très pointus, et quand je montre les dents, je mords très très fort, et ça fait très très mal.

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Je ne sais pas qui est l’imbécile qui a décidé qu’avoir un caractère de chien était synonyme de sale caractère : il n’existe pas d’êtres vivants au meilleur caractère, gentil et doux qu’un chien.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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