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Publié par Dreuz Info le 6 avril 2018

Nécrophilie, (fatwa autorisant de coucher avec son épouse morte),[1] nécrophagie, mutilations corporelles, porno-paradis, l’islam flirte sans cesse avec la mort et les pratiques occultes.

Des extraits de vidéos postées par Da’esh mettent en scène des djihadistes en train de brûler vif des kuffars (mécréants) ou « déguster » le foie ou le cœur sanguinolent de leurs victimes, tout en déclamant le verset 145 de la sourate 4. Ces rituels sanglants qui semblent tout droit sortis d’un culte maya peuvent être suivis d’un « martyr » non moins sanguinaire au nom d’Allah. Ils vont en bombe humaine jusqu’à « se faire exploser » en vue d’assouvir plus efficacement leurs pulsions et leur soif insatiable de plaisirs sexuels perpétuels auxquels ils ont momentanément renoncé sur terre. Ainsi, pour pouvoir mieux les savourer dans l’au-delà, ils installent l’enfer sur terre.

Comment expliquer cette compétition entre la « vraie vie » de l’au-delà (akhira) et la « fausse » d’ici-bas (dun’yā) ? Ce terme coranique est utilisé 115 fois avec un sens négatif lié à la tromperie, à la distraction (Q3/185) et cette racine a, en araméen, un sens de soumission aux puissances terrestres. Ce choix ascétique est lié au combat armé : « Qu’ils combattent dans le sentier d’Allah ceux qui troquent la vie présente contre la vie future (Q4/74). » Dans plusieurs versets, c’est ce combat jusqu’à la mort contre la vie illusoire qui octroie le butin (Q4/94). Comment expliquer cette détestation de la vie[2] et peut-on venir à bout de cette pulsion de mort inhérente à l’islam ?

 

Obsession pour la mort

La représentation de la post-existence dans les sociétés primitives est très variée : elle va de lactivité la plus complexe à la torpeur la plus pétrifiée, toutes sortes de « vies » sont imaginées pour les trépassés. La plupart du temps, il sagit dune répétition plus ou moins intégrale de la routine de lexistence même si la survivance peut être plus « spirituelle ». La croyance que les morts continuent la même vie que les vivants dans un espace-temps qui constitue une sorte de double de celui quils occupaient sur la terre est le trait le plus marquant de ces croyances primitives et prémodernes. L’islam aurait-il emprunté ce fond primitif en le dotant de tous ce qui fait défaut sur terre ?

Salem ben Ammar remarque très justement : « Mentalement et idéologiquement, les croyants musulmans sont à 100% connectés avec les préceptes de leur religion. Mourir en martyr pour eux est la garantie de toucher leur Graal. Ils ne sont pas morts, ils vivent la vraie vie… »[3] Ils rejoindraient la demeure des délices permanents que Allah a préparée pour les croyants. Ce Paradis propose une extraordinaire continuité avec la vie terrestre et les activités essentielles y sont le boire, le manger et le plaisir sexuel frénétique. Il y a une érotisation de la mort et du paradis. Une égalité exceptionnelle règne entre les élus. Il y a dans le Paradis islamique « ce que nul œil n’a jamais vu, ce que nulle oreille n’a jamais entendu et ce qui n’est jamais venu à l’esprit de quelqu’un. » Ce hadith d’Abou Hourayra (604-679) attribue à Mahomet des dires récupérés chez St Paul ! Ses habitants sont tous des frères assis sur des trônes et se faisant face. Allah a retiré de leurs cœurs toute rancœur et les voilà devenus amis au milieu des jouissances inaltérées. Leur salutation entre eux est : « Paix et salut ! » Leurs délices sont éternels dans la demeure du « salut ».

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Il y a au Paradis islamique toutes sortes de nourritures comme le promet le verset Q19/62 : « On n’y entend nulle parole insignifiante et ils auront là leur nourriture, matin et soir. » Le verset Q55/54 insiste sur le confort : « Ils seront accoudés sur des tapis doublés de brocart, et les fruits des deux jardins à leur portée. » « Pour les pieux : jardins et vignes. » Les versets Q78/31 puis Q55/68 promettent des marmelades de fruits ininterrompues : « Des fruits, des palmiers et des grenadiers.» « Ils seront parmi des jujubiers sans épines, et parmi des bananiers aux régimes bien fournis, dans une ombre étendue, près d’une eau coulante continuellement et des fruits abondants ni interrompus ni défendus. » Ici, on remarquera que le mot « banane » serait rendu par le mot arabe, ṭalḥin, cela est ridicule pour qui connait les besoins en eau du bananier, la sécheresse en Arabie et pratique un peu d’arabe (les bananes se disent plutôt mouz). La signification réelle serait plus « acacia », ainsi l’eau coulante, renverrait à l’eau jaillissant du Tabernacle en acacia chez le Prophète Joël. Ce bricolage sémantique montre les strates de composition du texte.[4] Le verset Q77/41 insiste sur cet écoulement : « Les pieux seront parmi des ombrages et des sources…des fruits selon leurs désirs.» La règle en matière de paradis, c’est que tout habitant du Paradis, homme et femme, aura tout ce qu’il désire. « Et vous y aurez ce que vos âmes désireront et ce que vous réclamerez. » Les versets suivants Q43/71 et Q52/22 exaltent les désirs : « Et il y aura là tout ce que les âmes désirent et ce qui réjouit les yeux ; et vous y demeurerez éternellement. » « Nous les pourvoirons abondamment des fruits et des viandes qu’ils désireront

La fureur des appétits décrite ici, indique une nécessité de récupérer au plus vite son corps terrestre et elle manifeste une incomplétude de l’âme ; la vie céleste est une succursale de la terrestre. La vision béatifique du christianisme nommée par l’islam, ru’yat Allah (vision d’Allah) ne fut que très peu intégrée au kalam (doctrine), la tradition doctrinale de l’islam même si des bribes doctrinales furent réinvesties. Dans les Hadiths Mouslim, le premier à entrer au paradis serait le Prophète Mahomet. On y trouve cette parole : « J’arriverai à la porte du Paradis, le Jour de la Résurrection et je demanderai l’ouverture de cette porte. Le gardien demandera « Qui es-tu ? » Je répondrai « Mohammad » Il dira : « Je ne suis autorisé à ouvrir la porte à aucun être avant toi. » On retrouve ainsi cette identification de Mahomet à Jésus qui est, dans la tradition chrétienne, celui qui a ré-ouvert les portes du Paradis. Dans les Hymnes sur la Nativité d’Éphrem (VI, 4) Marie dit à Jésus : « Qu’Adam soit en joie ; car tu es la Clé du Paradis. »

Pour revenir à notre recherche de similitudes dans les conceptions primitives, la vision du Walhalla germanique est étrangement proche du paradis islamique. Les occupants de ce lieu mènent une vie de joie et de délices : ils consomment une nourriture choisie et abondante, ils sont aimés des femmes d’une beauté extraordinaire. Dans ce lieu, ni la transgression, ni le péché n’existent plus. Pour la mythologie germano-nordique, il existe deux sortes de « morts » : ceux qui ont trépassé de façon « banale », normale, et ceux qui sont tombés, les armes à la main, sur le champ de bataille, parce quils ont été élus par les émissaires du dieu nordique Óðinn (Odin). Les Valkyries vierges vont encourager ces rangs des champions appelés à combattre aux côtés des dieux contre les puissances du désordre. Ces morts-là sont désignés par valr ; à eux seuls, est réservé le paradis, le Walhalla. Les autres sen vont peupler les lugubres empires de la maîtresse des enfers, Hel.

On s’étonnera ici de ces similitudes inattendues, non seulement en ce qui concerne le mode spécifique de la post-vie, pur prolongement de la vie d’ici-bas mais aussi en ce qui touche le statut exceptionnel des guerriers au combat : à eux seuls le paradis est garanti. L’imam al-Shafi’î, fondateur de l’une des quatre écoles juridiques du sunnisme et maître incontesté dans la jurisprudence islamique, désigne le martyr comme « celui qui est tué en combattant des mécréants et n’ayant comme motif que celui-là ».

Ces similitudes sont-elles fortuites ? Pas forcément. Bernadette Arnaud montre dans « Les Vikings à Constantinople aux IXème et Xème siècles » que des Scandinaves ont pris la route de l’orient et des quantités impressionnantes de dinars se sont retrouvés au Nord ; les échanges de soieries et d’esclaves étaient intenses. Les échanges d’idées ont dû l’être aussi et le corpus coranique n’était pas encore clos. Annika Larsson a découvert des inscriptions coufiques sur des soieries de ce peuple. « Alors que j’examinais des fragments de textiles d’époque Viking pour une exposition, j’ai découvert pour la première fois dans la trame de l’un d’eux des calligraphies coufiques (la plus ancienne forme de calligraphie arabe) et surtout les noms d’Allah et d’Ali… ![5] »

Certes, le Coran réinvestit intégralement le concept eschatologique de résurrection des morts et plagie intensément l’imagerie sémitique. La résurrection est désignée indistinctement par les termes suivants : al-kiyâ’ma, al-ba‘th (« envoi », « résurrection », 67 occurrences signifiant la « terreur » en araméen) ou an-noušoûr (la « dispersion », la « résurrection », mot d’origine araméenne signifiant le « déchargement » dans le Talmud). La doctrine islamique met en exergue le « jour de la résurrection » (yawm al-ba‘th ; yawm al-kiyâ’ma), le « jour dernier » (yawm al-âkhir), ou encore le « jour du jugement » (yawm al-dîn). Le mot clef de cette imagerie est le mot « jour ». En effet, ce mot est répété 440 fois dans le Coran. En outre, 385 de ces attestations peuvent désigner la fin des temps, comprenant parfois la résurrection et le jugement, voire même la rétribution au ciel ou en enfer en fonction de la foi ou de la mécréance de l’homme. Mais des contradictions se manifestent rapidement du fait même de ce mode particulier de « récupération » des corps terrestres qui permettrait de prolonger toutes les jouissances sensibles et corporelles. Pour ce faire, il faut que le djihadiste récupère immédiatement son corps terrestre qui n’est pas encore son corps ressuscité, ce corps « récupéré » serait ensuite détruit par le grand fana, « anéantissement » intégral qui précède la résurrection générale dans la doctrine islamique.

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Mais alors comment faire coïncider la perpétuité des délices corporels immédiats promis par le Coran avec la doctrine islamique du fana, de l’anéantissement ? Où va le martyr « qui s’est fait exploser » en attendant de récupérer son corps terrestre pour honorer ses vierges houris ? Les juristes musulmans attribuent un statut particulier aux martyrs tombés aux champs de bataille qui réintégreraient leur corps. Une abondante littérature traite des vertus du martyr dans le Coran, la sunnah (la tradition) et les récits historiques. Les jeunes musulmans en font l’éloge. Les péchés d’un martyr seraient effacés. Une majorité de jeunes islamistes voit dans la mort au combat le sommet des aspirations du croyant et la meilleure façon de quitter la vie. Dans le chi’isme il est primordial de mourir ensanglanté pour que le corps du combattant, vidé de son sang, soit transparent à la vérité immatérielle. L’islam a-t-il copié fidèlement ses sources scripturaires ? Non, si on consulte Le Catéchisme de l’Église catholique, le Credo chrétien « culmine en la proclamation de la résurrection des morts à la fin des temps, et en la vie éternelle ». Le corps ressuscité n’est pas proprement le corps physique antérieur et la jouissance est béatifique.

Dans l’islam, quand les « martyrs » recouvriront-ils leurs corps pour en jouir ? Ce n’est que tardivement que l’islam répondra et distinguera la « petite résurrection » (alqiyâ’ma al-sughrâ) de la « grande résurrection » (al-qiyâ’ma al-kubrâ). Cette désignation provient d’ibn Taymiyya, savant musulman du 14ème siècle. Par la petite résurrection il faut comprendre « la séparation de l’âme du corps et sa destination vers la demeure de la première rétribution ». Cette expression caractérise la première étape qui suit la mort et se poursuit par le barzakh (barrière) cet état intermédiaire entre la mort et la résurrection finale (la Grande résurrection). De manière énigmatique, le Coran évoque ce terme à trois reprises mais il ne l’utilise qu’une seule fois au verset (Q23/100) dans le sens eschatologique : « Une barrière se trouve derrière les hommes jusqu’au jour où ils seront ressuscités ». Selon Ibn Taymiyya,[6] les enfants qui entreront au paradis auront leur constitution physique achevée à l’exemple d’Adam. Ils auront 33 ans et 60 coudées de taille (Cinquième Fatwa). Cette indication fait référence à saint Jérôme, qui dans sa Lettre 108, 424, précise que les ressuscités auront l’âge de 30 ans. Selon certaines études, « la violence suicidaire des djihadistes s’ancrerait dans la répression sexuelle culturellement endémique au monde musulman et aux communautés musulmanes occidentales. »[7]

En conclusion, si les sources islamiques plagient intensément les écritures bibliques ce n’est qu’imparfaitement. Pour satisfaire les appétits insatiables et impatients de leurs combattants, elles ont été contraintes d’inventer une demeure de la première rétribution et une primo-récupération des corps avant l’ultime résurrection des corps. Les ulémas n’ont que probablement tardivement, peuplé cette demeure de réjouissances dignes du Walhalla. Par ailleurs, on ne peut que s’étonner de la sécheresse des descriptions des orgies coraniques condensées dans quatre brèves occurrences coraniques du mot houris, les vrais délices paradisiaques sont manifestement orientés vers la découverte des marmelades, des cocktails et des salades de fruits (11 fois le mot « fruit », 20 fois le mot « palmiers », 3 fois le mot « grenades » et 11 fois celui de « raisins » et 2 fois celui de « bananes »). Les développements truculents sur les lupanars sont tous issus de la littérature islamique tardive des hadiths de Boukhari, n° 3014 et n° 2587 ainsi que Mouslim, n° 275.

 

L’appel du sang

Le but ultime du rituel du sacrifice humain chez les Mayas de la période précolombiene était de nourrir les dieux. Le sang était en effet considéré comme une source d’énergie divine qu’il convenait d’offrir régulièrement aux dieux, notamment par l’offrande ultime d’un corps humain vivant. Le culte de Mithra (en Perse, puis Empire romain) et celui de Baal, à qui on sacrifiait des enfants, participaient à ces litanies. Cette conception n’est pas complètement étrangère à l’islam sunnite. Selon David Belhassen,[8] la fameuse Université islamique d’Al-Azhar enseigne que « La consommation de chair des êtres humains morts, est permise sous certaines conditions… La chair doit être celle d’un apostat. » Certains exégètes musulmans s’appuyant sur l’imam Al-Shafi’i (767-820), ajoutent à l’apostat, la femme et l’enfant « non protégés par un traité, comme « licites à être consommés. » L’imam Al-Qurbubî (1214 – 1273) a décrété : « Vous pouvez tuer un combattant ennemi, un homme qui a commis un adultère ou un apostat et manger son corps » (Fatwas, Premier tome, p 716).

Le « shahid » (mort pour professer l’islam dans la voie du jihad) qui s’immole au mépris de la vie d’ici-bas, tout en embrassant amoureusement la mort, accepte le chèque en bois délivré par les Califes : « Ils ne sont pas morts, ils vivent la vraie vie ». C’est au final ce puissant leitmotiv coranique qui met le monde à feu et à sang et qui replonge l’humanité vers des conceptions aussi archaïques que barbares. Le Coran redit 115 fois sa haine de la vie d’ici-bas. Le Coran est un ramassis de textes tous issus de razzias et compilés à la va-comme-je-te-pousse comme nous l’avons déjà démontré. L’interprétation de ce fatras a toujours été orientée pour les besoins en chair à canon des Califes et des Ayatollah. L’humanité entière est obligée d’inhaler les relents toxiques de cette « lecture » meurtrière des textes. Aldostérone signale l’existence des œuvres d’Ibn Qudama al-Maqdissi livre de chevet de tous les djihadistes.[9] Suscité par le pouvoir politique et religieux, « le désir ardent de mourir en martyr a résonné dans une grande partie de l’espace public de l’Iran en guerre ».[10]

L’exégèse coranique scientifique devient urgente pour que l’on en reconnaisse enfin les sources variées et qu’on se débarrasse de leurs contrefaçons avariées. Ici, l’exaltation du témoignage sanglant est une contrefaçon grossière de textes ascétiques chrétiens. Tertulien affirmait dans son texte De Anima que le sang des martyrs était la clef du Paradis. Cependant, le martyr qui va jusqu’à se laisser tuer pour témoigner de sa foi plutôt que d’abjurer, ne doit jamais attenter à la vie d’autrui. Le sens du témoignage est intégralement réinterprété et exploité par des instances guerrières qui placent leur soif de conquêtes sous l’étendard de l’islam.

La notion d’un sacrifice humain sanglant qui nourrirait les dieux ou achèterait un ticket-aller simple pour un paradis peuplé de vierges, renoue indiscutablement avec des valences présentes dans des rituels et mythes archaïques. La perversion progressive de l’idée du témoignage sanglant de la foi est manifeste puisque ce sont les hadiths (9ème siècle) qui concoctèrent ce lupanar du paradis islamique puis les « savants » de l’islam, Al-Shafi’i, Ibn Qudama al-Maqdissi (12ème siècle) puis Ibn Taymiyya (14ème siècle) qui développèrent les bases juridiques de ces concepts meurtriers. Quelle déconfiture pour tous ces shahid qui devraient reconsidérer les vraies promesses coraniques uniquement centrées sur des marmelades de fruits ininterrompues !

Le sacrifice humain a été aboli une fois pour toutes par Dieu lui-même avec l’épisode de la substitution d’Isaac par le bélier et ce, dans le Coran lui-même. Ensuite, Jésus a « enfoncé le clou » de cette abolition en se substituant lui-même, une fois pour toutes, à l’agneau pascal. La Messe, tout en renouvelant l’immolation non sanglante du Christ, rappelle cette sacralité de la vie humaine. Les prédicateurs islamiques exploitent l’angoisse eschatologique des musulmans et bradent un faux paradis à leurs victimes qui s’immolent, somme toute, au nouveau Baal, l’islam qu’ils idolâtrent.

Avec la descente vers la barbarie de nos sociétés, fascinées par les images fortes, la mise en scène multimédia du sacrifice humain volontaire du djihadiste et involontaire de ses victimes est loin d’être finie.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Leila Qadr pour Dreuz.info.

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[1] https://blog.sami-aldeeb.com/2011/05/08/zamzami-lislam-autorise-la-necrophilie-coucher-avec-les-morts/ .

[2] https://www.youtube.com/watch?v=4gFU672rxSk .

[3] https://www.dreuz.info/2018/02/25/le-vrai-musulman-est-celui-qui-ne-transige-pas-avec-les-preceptes-de-sa-religion/ .

[4] Shawkat TOORAWA, Hapaxes in the Qur’ân. New Perspectives on the Qur’an. The Qur’an in its Historical Context 2. Edité par Gabriel Said Reynolds. « Pour ṭalḥ Ibrahim a traduit « bananiers » mais cette racine est aussi celle des acacias », p. 198.

[5] https://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/une-bague-relie-les-mondes-viking-et-musulman_21840 .

[6] https://www.maison-islam.com/articles/?p=794.

[7] http://www.slate.fr/story/136547/oussama-ben-laden-et-sa-fatwa-secrete-sur-la-masturbation.

[8] https://blog.sami-aldeeb.com/2018/01/08/david-belhassen-le-coran-contient-il-des-reminiscences-de-necrophagie-et-de-necrophilie/ .

[9] https://www.youtube.com/watch?v=3E8k-ZX_qBM .

[10] http://journals.openedition.org/questionsdecommunication/1978 .

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