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Publié par Ftouh Souhail le 7 avril 2018

Le sommet tripartite sur la Syrie, réunissant les présidents iranien, russe et turc, a eu lieu ce mercredi 4 avril 2018 à Ankara pour décider l’avenir de ce pays au centre des tensions mondiales.  Les défis en Syrie sont toujours nombreux. Outre les divisions ethniques, les interventions étrangères ne cessent de se renforcer. Si la Syrie reste au centre des discordances régionales et mondiales, ces trois pays semblent décider l’avenir des Syriens.

Tous les plans pour la sécurité du Moyen-Orient sont liés avec la crise en Syrie. Les forces russes, iraniennes, turques et américaines sont toutes présentes ici.

Le Président russe s’est rendu à Ankara où il doit discuter de l’avenir de la Syrie avec ses homologues turc et iranien. Pour Vladimir Poutine, toute intervention internationale sans l’autorisation de Moscou et de l’État syrien est à bannir. En Syrie, les Russes sont devenus incontournables.

La Russie a déclenché, le 30 septembre 2015, une intervention en soutien au régime de Bachar al-Assad en Syrie. Lancée officiellement contre Daech, elle a surtout ciblé les groupes rebelles en lutte contre le régime d’Assad et jeté des dizaines milliers de réfugiés syriens supplémentaires sur les routes de l’exode. Associée au sol aux milices syriennes et étrangères dirigées par l’Iran, elle a permis au Kremlin de devenir le maître du jeu dans le pays.

Dès le début, les Russes ont lancé le processus d’Astana qui a tenté d’utiliser tous les moyens disponibles pour décider l’avenir de la Syrie. L’accord d’Astana, signé le 4 mai 2017 par la Russie, l’Iran et la Turquie, porte sur la création de quatre zones de cessez-le-feu dans le pays.

Les Russes ont réussi par ce processus à diviser la Coalition des forces de l’opposition syrienne, créée en novembre 2012 à Doha au Qatar. La Coalition a fini par accepter de négocier avec Bachar el-Assad. L’Iran a encouragé tous les plans russes qui rendront le processus d’Astana plus efficace pour fermer la porte devant les forces sunnites qui veulent le départ du dictateur syrien.

Le gouvernement syrien et ses alliés  russes avaient concentré ces derniers jours toute leur attention et tous leurs efforts sur la bataille de la Ghouta orientale et l’expulsion des groupes sunnites de cette région stratégique afin de sécuriser Damas qui était devenue une cible facile pour les attaques au mortier lancées depuis cette zone. Maintenant, la mission est accomplie et l’armée syrienne contrôle la majeure partie de la Ghouta orientale.

La réunion tripartite sur la Syrie intervient alors que la Ghouta orientale est désormais sous contrôle de l’État syrien et que des résidus des combattants de Jaïsh al-islam ont accepté de quitter Douma, leur dernier repaire et que la Turquie a déployé ses forces à Afrin.

Le président iranien Hassan Rohani, le chef d’État russe Vladimir Poutine et leur homologue turc Recep Tayyip Erdogan ont fait des consultations dans le but de parvenir à une solution politique à la crise syrienne, solution qui écarte les pays du camp atlantiste. Ils veulent aussi décider de la période de transition politique en Syrie.

Les présidents des trois garants des « zones de désescalade » syrienne ont étudié  aussi la dernière situation de ces zones à Idlib. Cette ville accueille depuis la reddition des terroristes de la Ghouta orientale des milliers d’entre eux. La Ghouta orientale sera, surtout, à l’ordre du jour de ce deuxième sommet trilatéral. Le premier sommet avait eu lieu à Sotchi le 22 novembre 2017.

Les trois présidents se sont accordés pour dire que le processus d’Astana devrait être l’unique mécanisme efficace international pour faciliter les efforts des Syriens pour la paix.

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Téhéran coordonne avec la Russie

Les présidents russe et iranien Vladimir Poutine et Hassan Rohani, qui se réuniront à Ankara le 4 avril, discuteront sur la gestion de crise syrienne. La partie russe voit sa tâche essentielle de préserver le dictateur Assad.

L’assistant du président russe dans les affaires internationales, Yuri Ushakov, a déclaré ce lundi 2 avril devant les journalistes que lors de leur rencontre du 4 avril, les présidents iranien et russe émettraient un communiqué commun sur la situation en Syrie dans lequel ils soutiendraient le maintien de l’intégrité territoriale, l’indépendance et la souveraineté de la Syrie.

Le président Hassan Rohani a proposé plus de coordination dans les actions communes de Téhéran, de Moscou et d’Ankara.  Avant le sommet tripartite d’Ankara, le président iranien s’est entretenu séparément avec ses homologues turc Recep Tayyip Erdogan et russe Vladimir Poutine.

Le ministre iranien de la Défense, Le général Amir Hatami, s’est lui rendu lundi en Russie sur une invitation officielle de son homologue russe, Sergueï Choïgou pour participer à la 7e Conférence de Moscou sur la sécurité internationale.

En marge de cette conférence, le ministre iranien aura également des rencontres avec d’autres ministres de la Défense ainsi que des responsables sécuritaires et des militaires venus à Moscou de différents pays. La 7e session de la Conférence internationale de Moscou sur la sécurité se réunira les 4 et 5 avril 2018 en présence de représentants de plus de 80 États.

 

La position des Etats-Unis n’est pas claire sur la Syrie

La politique de l’administration américaine  envers la Syrie reste floue. Malgré ce qu’avait annoncé le Président  Donald Trump, l’armée américaine semble étudier en ce moment l’envoi de nouvelles troupes en Syrie.

Selon la chaîne de télévision américaine CNN, « plusieurs responsables de l’armée et de l’administration des États-Unis ont réaffirmé que l’armée américaine étudiait des projets du déploiement de nouvelles troupes en Syrie. Ces projets font l’objet d’examens précis depuis quelques jours et ils ont été mis en avant, pour la première fois, avant les déclarations prononcées jeudi par Donald Trump ».

Le jeudi 29 mars, le président américain Donald Trump a annoncé sa décision de retirer les troupes US du territoire syrien dans les plus brefs délais.

Le sénateur Lindsey Graham a confié ce week-end à Fox News que le retrait des troupes américaines du territoire syrien serait la « pire décision » jamais prise par Donald Trump.

En réalité, M. Trump souhaite que d’autres pays comme l’Arabie saoudite jouent un rôle plus important et assument une responsabilité plus large concernant les dépenses de la guerre en Syrie, indique CNN.

Dans une partie de son discours, le président iranien Hassan Rohani a évoqué la présence américaine; « Qui a invité les militaires américains en Syrie ? Leur présence illégale et leur intervention militaire n’ont d’autre résultat que d’augmenter les tensions pour parvenir au démembrement de ce pays. Les Syriens sont sortis victorieux de ce dur combat contre le terrorisme, et ils ne permettront pas que les puissances étrangères démembrent leur patrie. »

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La Turquie veut sa part de la Syrie

À vrai dire, non seulement la Russie mais en plus la Syrie et ses alliés ont fermé les yeux sur l’offensive d’Ankara contre les Kurdes au nord de la Syrie.

L’Iran et la Syrie préféraient, en quelque sorte, écarter le risque de la mise en place d’un État kurde sous les auspices des Etats-Unis, dans le nord de la Syrie. Ankara s’est dit prêt à accomplir cette mission qui pourrait, au passage, garantir une partie des intérêts de Téhéran et de Damas.

La Turquie, qui accueille cette réunion tripartite sur la Syrie, semble rejoindre la Russie et l’Iran. Une possible confrontation militaire à Manbij ou d’autres régions kurdes opposant la Turquie aux Etats-Unis ou à la France renforcerait la possibilité d’un retrait turc de l’OTAN.

Ce dimanche, 31 mars 2018,  le président turc Recep Tayyip Erdogan s’est rendu près de la frontière syrienne, vêtu d’un uniforme militaire,  pour rendre visite aux soldats déployés dans un poste frontalier de la province turque de Hatay. Accompagné du chef d’état-major des forces armées turques, le général Hulusi Akar, et d’un certain nombre de hauts commandants de l’armée, Erdogan a envoyé un double message à l’adresse des Turcs et des étrangers, notamment aux alliés des États-Unis et à l’Otan : Ankara est prêt à se lancer dans une confrontation militaire directe contre les Kurdes et à empêcher la formation d’un État indépendant kurde sur la frontière avec le nord de la Syrie.

Le dictateur truc fait preuve d’un tempérament guerrier et il semble qu’il ne va pas se contenter de l’occupation d’Afrin et abandonner l’opération « Rameau d’olivier » sans se diriger vers Manbij et d’autres villes du nord de la Syrie où il cherche à faire disparaître une fois pour toutes le rêve d’indépendance pour le peuple kurde.

Le journal turc Yeni Şafak a publié dimanche une carte qui localise les cinq bases militaires turques dans le nord de la Syrie.

L’hôte turc de ce sommet veut une présence militaire permanente de l’armée turque en Syrie, à Afrin ou encore à Manbij. Le gouvernement turc a fait part des préparatifs d’une opération à Manbij où aura lieu la prochaine étape de l’opération Rameau d’olivier.

Reste à savoir si Vladimir Poutine et Hassan Rohani apporteront un soutien politique et militaire à Erdogan et à son projet d’attaque contre Manbij. En échange, la Turquie pourrait accepter de rendre le contrôle des villes d’Idlib, d’Afrin, d’al-Bab et de Jarablus au gouvernement syrien. Ce ne sera qu’à l’issue du sommet d’Ankara qu’on aura la réponse, sommet qui reste le plus important et le plus délicat jamais tenu entre la Russie, l’Iran et la Turquie concernant le dossier syrien.

 

La France hors des discussions sur l’avenir de la Syrie

Paris été écarté de la réunion tripartite entre la Russie, la Turquie et l’Iran  sur la Syrie prévue, le mercredi 4 avril à Ankara. La France aurait souhaité y prendre part mais l’Iran se serait opposé à cette présence.

Le quotidien turc Daily Sabah a publié un article où il est écrit que le président français Emmanuel Macron se serait invité à ce sommet et que Téhéran s’y serait opposé. « La France voulait faire partie du sommet d’Ankara. Les Turcs étaient d’accord mais les Iraniens s’y sont opposés« , affirme le journal, citant un responsable turc ayant voulu garder l’anonymat. Le responsable turc n’a pas, toutefois, précisé comment et quand les Français auraient lancé l’idée.

Cette information est publiée alors que la France et la Turquie sont engagées dans un bras de fer diplomatique sans précédent autour de la présence militaire française à Manbij, ville kurde du nord de la Syrie. Sur fond d’échange d’invectives, les présidents turc et français tentent, chacun à sa manière, de justifier la présence de leurs forces dans cette ville à majorité kurde.

Les tensions entre la France et la Turquie portaient aussi sur les Kurdes syriens, notamment les YPG (Unités de protection du peuple), le ministre turc des Affaires étrangères a déclaré dimanche que la France n’enverrait pas ses troupes à Manbij en Syrie.

Ces tensions, apparues la semaine dernière entre la Turquie et la France, font suite à la rencontre entre les YPG et le président français à Paris, et la proposition d’Emmanuel Macron de servir de médiateur entre Ankara et les Kurdes syriens, proposition rejetée par le président turc qui a réitéré la position de son pays sur le nettoyage des zones frontalières syriennes avec la Turquie des groupes de résistance affiliés au PKK.

Khaled Issa, représentant officiel des Kurdes de Syrie en France, a jeté la semaine dernière un pavé dans la mare : à l’issu de sa rencontre avec le président Macron, il a dit aux journalistes que Paris s’apprêtait à « envoyer des troupes à Manbij » pour y contrer l’action militaire turque.

Depuis, c’est la passe d’arme verbale entre la Turquie et la France, dont le président a été même mené à dire : « La France ne prévoit pas de nouvelle opération militaire sur le terrain dans le nord de la Syrie en dehors de la coalition internationale anti-Daech. »

Il est vrai que désormais la France n’a ni de force de défense indépendante ni de volonté pour agir hors de la sphère atlantiste dans ce conflit fort complexe aux multiples inconnus. En revanche quand le président américain annonce publiquement vouloir retirer ses troupes de la Syrie, et laisser « aux autres » le soin de s’en occuper, ces autres, ce serait entre autres la France.

Pour sa part l’agence turque Anadolu a localisé cinq bases secrètes que la France détiendrait dans le nord de la Syrie. Cela laisse croire que Paris a des intérêts de s’impliquer militairement, peut-être pour protéger les kurdes.

Ces derniers ont besoin de plus de soutien militaire pour créer un « Kurdistan indépendant » qui sera un rempart contre les fondamentalistes islamistes. Ce projet en Syrie que les Américains appellent « Rojava » – semble  être ce que le président français qualifie d’intérêts français à préserver en Syrie. Au Moyen-Orient, la présence française reste appréciée par les forces Kurdes engagées sur la même voie que la France dans lutte contre le terrorisme islamique.

Sauf qu’en optant pour la « carte kurde », Paris risque de se placer en face de l’État turc et de ses puissants alliés. Ni Damas, ni Moscou et encore moins l’Iran ne permettront à l’Otan et par conséquent aux Français de s’implanter en Syrie. Les Russes, les Iraniens et les groupes supplétifs chiites visent à reproduire tôt ou tard le scénario de la Ghouta orientale dans l’est de la Syrie, déterminés qu’ils sont à mettre la main sur toute la Syrie.

L’application équilibrée et complète de toutes les clauses de la résolution 2401 du Conseil de sécurité a été rendu impossible par les interventions de ces puissances étrangères. Malgré la défaite militaire de Daech, du Front al-Nosra (rebaptisé Front Tahrir al-Cham) et d’autres organisations terroristes, certaines puissances continuaient  à financer et à armer les résidus de ces groupes pour pouvoir les instrumentaliser.

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