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Publié par Magali Marc le 11 avril 2018

« Si John Bolton effraie les ennemis de la nation à moitié autant qu’il effraie Petit Poulet et tous les Démocrates au pays, les conflits, les tromperies et ce qui va mal dans le monde seront bientôt de l’histoire ancienne. »

Selon Wesley Pruden du Washington Times, le franc parler de John Bolton, le nouveau conseiller du président Trump à la Sécurité nationale, est en accord avec le ton énergique de ce dernier.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit cet article paru le 9 avril dans le Washington Times.


Si John Bolton effraie les ennemis de la nation à moitié autant qu’il effraie Petit Poulet et tous les Démocrates au pays, les conflits, les tromperies et ce qui va mal dans le monde seront bientôt de l’histoire ancienne. Vladimir Poutine et Kim Jong-Un vont pouvoir dormir aux côtés d’un lion sans craindre de devenir sa collation de minuit.

Les critiques de M. Bolton le trouve brusque, malpoli et sonnant comme un « va-t-en-guerre ». Il est vrai qu’il ne parle pas d’un ton doucereux et n’utilisent pas les mots apaisants que Washington attend des types du Département d’État qui pensent que leur travail consiste à essayer de voir à quel point on peut gaspiller les avantages de la nation au nom de la coopération, de la pénitence et de la contrition nationale.

Il est un adjoint parfait pour Donald Trump. Aucun des deux ne cultive une attitude molle, ni pour lui-même ni pour la nation. M. Bolton a déjà montré ses mauvaises manières en écrivant un livre intitulé «La reddition n’est pas une option» (Surrender is Not an Option*). Le titre même était un affront à toute nation qui aspire à être un ennemi des États-Unis.

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La colère peut être une arme efficace dans les mains de quelqu’un qui sait s’en servir.

M. Bolton, comme le président, n’a pas envie de faire des ronds de jambes devant les imams de Téhéran ou devant Rocket Man à Pyongyang. Il n’a jamais été un fan du «nation building» (construction d’une nation), en particulier quand il s’agit de déconstruire une nation, son histoire, sa culture et même sa religion. Il n’en est pas fan parce que c’est impossible à réaliser.

Il a déjà dit à un journaliste à Londres il y a plus d’une décennie, après la guerre en Irak, qu’il ne pensait pas que la démocratie en Irak, qui est le meilleur, sinon le système de gouvernement le plus efficace, devrait être considérée comme allant de pair avec les intérêts américains.

« Je ne pense pas qu’il y ait un intérêt américain à ce que l’Irak sorte de la situation actuelle. Je pense que l’intérêt américain est de faire en sorte qu’aucune partie de l’Irak ne soit utilisée contre nous par des terroristes. »

De toute évidence, M. Bolton comprend les dangers de l’approche par le biais de comités qui visent à protéger et défendre les intérêts américains. C’est l’approche privilégiée lors des soirées de Foggy Bottom (NtT: «Fond Brumeux», un quartier de Washington près du fleuve Potomac) où l’on boit du thé ou du vin blanc, et où l’on chante la comptine préférée des temps anciens :

«Si tes amis aiment mes amis, et que mes amis aiment tes amis, nous serons tous des amis, et ce sera merveilleux d’être ensemble. »

Le nouveau conseiller du président en matière de sécurité nationale a servi sous les ordres des Bush, père et fils. Son style brutal ne correspondait pas à l’idée que se faisait George W. de ce que le monde pouvait être. M. Bolton préfère voir le monde tel qu’il est en réalité.

M. Bolton pensait que George W. n’était pas assez énergique dans ses rapports avec la Corée du Nord. L’idée de George W., comme celle de Bill Clinton et de Barack Obama, était de noyer le père de Rocket Man et le fantôme de son grand-père dans une marée d’aliments et de technologies qui leur inspirerait de la gratitude et provoquerait chez eux un sentiment de bien-être.

Reuel Marc Gerecht, un universitaire néo-conservateur de la Foundation for the Defense of Democracies (Fondation pour la Défense des Démocraties) et un ancien collègue de M. Bolton à l’American Enterprise Institute, a dit à Tom Rogan du Washington Examiner que M. Bolton « ne s’intéresse pas vraiment à la démocratie » car il préfère la consolidation de la souveraineté et de la sécurité américaines. Rien n’est plus important à ses yeux pour la survie de la plus grande et importante démocratie du monde.

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Gerecht décrit le conseiller en sécurité nationale comme étant quelqu’un de «tenace» qui ne craint pas d’«ébouriffer les plumes». Pour cela, il a un talent singulier.

Bolton semble particulièrement désireux de travailler avec la Grande-Bretagne. Des Anglo-Saxons travaillant ensemble pendant que les Français grognent. À un journaliste de Fox News qui suggérait que les États-Unis prennent leurs distances vis à vis de la réaction britannique en ce qui concerne l’empoisonnement par les Russes d’un ancien espion et de sa fille alors qu’ils étaient paisiblement assis sur un banc dans un parc, il a dit que non, la Grande Bretagne devrait réagir encore plus durement.

La Première ministre, Theresa May, devrait non seulement expulser l’ambassadeur de Russie, mais l’ensemble du personnel diplomatique à Londres, fermer l’ambassade et fermer tous les bureaux consulaires russes en Grande-Bretagne.

C’était assez dur, mais suggérer une action et la poser sont deux choses différentes.

Parfois la brutalité a ses bons côtés. Le meilleur moyen d’attirer l’attention d’un mulet récalcitrant est de le frapper entre les deux yeux.

L’attitude énergique de Donald Trump contre Rocket Man et le gouvernement nord-coréen, menée pendant plusieurs semaines alors que les Démocrates et les experts épuisaient les réserves de sels odorants de la Capitale pour ne pas perdre connaissance, a été suivie par la demande de Pyongyang de billets pour les Jeux Olympiques en Corée du Sud puis par l’idée d’organiser une rencontre avec le président Trump.

Cette réunion a maintenant été remise à juin, ce qui donne au président et à son nouveau conseiller en sécurité nationale le temps d’accorder leurs violons. Aucun des deux ne sait comment «diriger de l’arrière». Ça devrait être intéressant.

* Wesley Pruden est rédacteur en chef émérite du Washington Times.

source : Washington Times

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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