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Publié par Ftouh Souhail le 17 avril 2018

Plus grave que l’utilisation des armes chimiques qui prend tous les débats dans les médias actuellement, le régime syrien, qui est appuyé par les Iraniens et les Russes, est responsable du transfert forcé de population. Les groupes chiites étrangers expulsent les derniers sunnites autour de la capitale syrienne. Ce transfert forcé des populations de la Ghouta orientale constitue un crime de guerre, voire un crime contre l’humanité.

Désormais Damas et ses banlieues deviennent exclusivement des zones sous contrôles des milices pro-iraniennes. Les dernières populations sunnites de la capitale ont été transférées sous la contrainte hors du périmètre de la capitale syrienne. Les opposants sunnites à Assad ne sont plus tolérés de vivre à Damas et dans les zones avoisinantes et ont été contraints par la force à quitter leurs maisons, leur terres, leurs quartiers…

Les Iraniens ont créé une ceinture ethniquement homogène et chiite autour de Damas.

La Ghouta orientale abritait quelques 400 000 sunnites. Or les opérations militaires menées par l’armée syrienne et leurs alliés se sont soldées par la reddition des forces sunnites au bout de quatre semaines. La reprise de la Douma le 7 avril 2018 a été considérée comme victoire pour les Iraniens et les forces supplétives chiites. L’attaque chimique à Douma au gaz chlore a accéléré le départ des populations sunnites à Idlib.

Même si certains doutent encore de cette attaque chimique, le fait d’obliger les gens de partir de chez eux parce qu’ils sont confessionnellement différents est une véritable opération de nettoyage ethnique aussi grave en droit international que les armes chimiques.

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L’armée syrienne  installe des groupes chiites dans la Ghouta orientale

Les forces du régime syrien, soutenues par la Russie et l’Iran, mènent depuis la mi-février dernier une de leurs offensives les plus meurtrières sur l’enclave sunnite. A ces bombardements se sont ajoutées des attaques au sol lancées depuis ses limites orientales et impliquant notamment les soldats d’élite de la Force Tigre.

Au bout de combats intenses, l’armée syrienne et ses alliés ont repris le contrôle total de Douma, dernier bastion de Jaïsh al-Islam dans la région stratégique de la Ghouta orientale.

L’armée syrienne vient de hisser le drapeau syrien en haut des bâtiments de Douma. Les hommes de Jaïsh al-Islam ou d’Ahrar al-Chaam, soutenus par Riyad, se sont battus jusqu’à la dernière cartouche mais ont fini par capituler et quitter la ville à bord des Autobus verts.

À noter qu’une dizaine de groupes chiites, ainsi que la garde républicaine syrienne, les Forces du tigre et la 4e division blindée de l’armée syrienne, étaient engagés dans l’opération de la Ghouta orientale visant vider cette région de sa population sunnite.

Il s’agit d’une cuisante défaite pour les sunnites en Syrie qui viennent de perde une région ultra stratégique proche de la capitale Damas. Dans la foulée, la Russie a annoncé  le déploiement de la police militaire russe à partir du 12 avril à Douma. Cela intervient alors que le gouvernement syrien a expédié à Deraa, fin mars, une partie des équipements militaires qu’il avait acheminés dans la Ghouta orientale, ce qui avait poussé plusieurs familles sunnites vers l’exode.

En effet, l’armée  de Bachar al -Assad  a envoyé dans la province de Deraa des équipements militaires qu’il avait auparavant déployés dans la Ghouta orientale en vue de faire occuper cette zone sunnite, située dans la banlieue de Damas, par des groupes chiites coupables du meurtre des centaines de Syriens.

De plus, l’armée syrienne réorganise ses forces et ses équipements dans le Sud, dans la province de Deraa. Cette ville commerçante sunnite regroupe plusieurs tribus hostiles au pouvoir central. Avant même le début de la guerre civile syrienne, Deraa était une tête de pont pour l’opposition sunnite contre les Iraniens. Elle est le point de départ des protestations syriennes de 2011.

Le gouvernement syrien justifie ses opérations dans les zones sunnites en affirmant vouloir chasser l’Armée syrienne libre (ASL). Mais en réalité, il facilite le déploiement des miliciens chiites proches de l’Iran, qui prennent position pour contrôler les zones sunnites de la province de Deraa et même une autoroute reliant Deraa à Damas. Des miliciens chiites ont pris position dans  la région d’el-Leja (située entre Damas et Soueïda) et aussi dans la localité d’al-Wardat, près du district de Mahja qui donne sur l’autoroute vers Damas.

Le gouvernement syrien a facilité aussi aux groupes chiites étrangers  la reprise la ville d’Inkhil, dans le nord de la province de Deraa. Il a justifié cette action par la présence des éléments du groupe Hayat Tahrir al-Cham (ex-Front al-Nosra), branche d’al-Qaïda en Syrie. Cette dernière opère dans la banlieue ouest de Deraa, notamment près de la ville de Nawa, et son champ d’action se limite en direction de Jubata al-Khashab, dans la province de Quneitra.

Damas accuse les groupes sunnites de la Ghouta orientale de vouloir asseoir leur contrôle sur une vaste partie de la province de Damas, ceci dans le but de préparer un renversement du gouvernement d’Assad. Ce dernier voit dans les populations sunnites un danger qui menace la capitale. Les opérations militaires dans la Ghouta et sur le front de Harasta visaient à faire obliger des milliers de sunnites à quitter la Ghouta, pour être transféré ailleurs.

L’art de diaboliser les sunnites dans la Ghouta orientale

Damas accuse aussi les groupes sunnites de comploter avec l’Occident. Pourtant ces groupes n’étaient pas capables de résister face aux attaques de l’armée syrienne et de l’armée russe après la chute des districts d’al-Nachabia et d’al-Mohammadia lors des premiers jours de l’opération de l’armée dans la Ghouta orientale.

La diabolisation des populations sunnites de la Ghouta orientale a prit une tournure grave depuis que les médias du dictateur de Damas accusent les leaders sunnites, de cette zone proche de la capitale, d’avoir des liens directe avec les Américains et les Britanniques.

En effet, le régime syrien accuse sans aucune preuve qu’une cellule d’opérations des forces américaines de la base d’al-Tanf, située au triangle frontalier syro-irako-jordanien, a ordonné à sa brigade de mercenaires dans la Ghouta orientale d’agir contre Damas.

L’imagination des médias syriens gouvernementaux va jusqu’à supposer que cette brigade comprend 1500 effectifs militaires américains, britanniques, français, jordaniens et israéliens déployés dans la Ghouta. Selon Damas les ordres étaient décrétés depuis le siège du CENTCOM (commandement central des États-Unis) à Doha.

Toujours dans le cadre des mensonges visant à démontrer que les leaders sunnites dans la Ghouta orientale seraient des instruments aux mains des occidentaux, le CENTCOM américain aurait ensuite décrété le retrait de ces forces vers Arbeen, Zamlaka et Douma et puis leur évacuation de la Ghouta, ce qui s’est réalisé avant la réussite de l’armée syrienne et de ses alliés, consistant à partager la Ghouta en trois zones séparées.

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Damas prétend également que le commandement américain a lancé des négociations confidentielles avec les parties sunnites impliquées dans les batailles pour évacuer ces forces dont le plan avait échoué. Une autre entente aurait alors été trouvée entre les forces américaines et les services de renseignement militaires turcs. Mais la Turquie souhaitait aider à l’évacuation de la brigade des forces étrangères et son transfert vers Idlib, mais pas les éléments du Front al-Nosra.

Dans l’étape suivante, suite à l’effondrement rapide du camp sunnite dans la Ghouta où l’armée syrienne et russe faisaient preuve de progrès fulgurants, le CENTCOM craignait que les éléments sunnites ne soient capturés par les forces syriennes et leurs alliés ; ce qui aurait pu rendre la donne encore plus compliquée pour les Américains. Dans un décret direct, les Américains auraient donc ordonné aux groupes sunnites  armés dont Faylaq al-Rahmane et Jaich al-Islam de quitter la zone. Damas prétend que les services de renseignement turcs ont procédé à leur transfert vers al-Tanf- base américaine – et vers des zones particulières sous contrôle américain dans le nord syrien.

 

L’art de l’incitation à la division inter sunnite

Une autre stratégie utilisée par le gouvernement syrien pour faciliter l’installation de groupes chiites dans des zones sunnites est l’art de l’incitation à la division entre les groupes sunnites hostiles au régime et à l’Iran.

Les services de renseignements syriens ont poussé le 10 avril dernier, les éléments de l’Armée syrienne libre (ASL) ceux de Daech à s’engager dans d’intenses affrontements aux alentours de Jillen et de Hayt, au nord-ouest de la ville de Deraa, chef-lieu de la province du même nom.

L’ASL est composée d’officiers et de soldats ayant quitté l’armée régulière syrienne. Ce groupe a été officiellement créé le 29 juillet 2011.

Bachar al-Assad profite des circonstances et des différents entre les groupes sunnites armés pour consolider sa position au niveau des zones sunnites et de renforcer celle des groupes chiites. Il exacerbe lesdits différents en favorisant certaines parties à l’encontre d’autres.

Par ailleurs, le chef du Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie, Iouri Evtouchenko, fait la même chose pour diviser le groupe sunnite d’Ahrar al-Cham.

Cette technique avait facilité l’entrée des groupes chiites dans la ville de Harasta, une ville sunnite du gouvernorat de Rif Dimachq. Le régime a envoyé des miliciens étrangers proche de l’Iran, en mars 2018, pour chasser ce qui restait des populations sunnites au sud-ouest du pays parce qu’Harasta est stratégique par sa position dans la banlieue au nord-est de Damas.

Pour l’armée syrienne, tous les moyens sont légitimes pour asseoir le pouvoir des groupes chiites et diminuer la présence sunnite dans le périmètre de la capitale syrienne. Les milices  chiites étaient aussi en première ligne dans la bataille d’Alep de décembre 2016. Téhéran assure la survie militaire du régime de Damas en finançant et en armant des mercenaires chiites irakiens, afghans, pakistanais, libanais…

Les pasdarans (gardiens) sont la principale force armée iranienne, en charge des opérations extérieures, dont la guerre en Syrie, où leurs officiers sont chargés d’organiser les milices chiites engagées aux côtés du régime de Bachar Al-Assad, dont les plus importants le Hezbollah libanais et un groupe irakien, Harakat Al-Noudjaba.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Ftouh Souhail pour Dreuz.info.

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