Publié par Christian Larnet le 17 avril 2018

Mardi soir, les experts en armes chimiques ont finalement pu entrer sur le site de Douma suspecté d’avoir été frappé par une attaque chimique.

Depuis Beyrouth, les journalistes de Reuters ont indiqué que les inspecteurs en armes chimiques ont finalement été autorisés à entrer dans la ville syrienne, ce mardi, alors qu’ils étaient bloqués par la Russie et la Syrie depuis samedi. Ils ont pu se rendre sur le lieu où une attaque présumée au gaz toxique a eu lieu, quelques jours après que les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France aient lancé des frappes de missiles.

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La télévision d’Etat syrienne a rapporté que les experts de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques étaient entrés à Douma, où des dizaines de civils se trouvant à l’abri des bombes ont été gazés à mort le 7 avril.

La France suspecte que les quelques jours pendant lesquels les enquêteurs ont été interdits de pénétrer sur la zone a probablement servi à faire disparaître les preuves de l’attaque au gaz toxique, ainsi que menacer les éventuels témoins, avant que les inspecteurs n’aient pu atteindre le site.

La Syrie et son allié la Russie ne se sont pas accordés sur le narratif officiel : la Russie nie toute attaque chimique, tandis que la Syrie affirme qu’une attaque chimique s’est produite, mais qu’elle a été déclenchée par les rebelles, alors qu’ils ne disposent pas des moyens aériens pour lâcher les containers contenant des gaz.

Après l’attaque à l’arme chimique dont la Russie et la Syrie nient l’existence, Douma est tombé entre les mains des forces gouvernementales syriennes. Les derniers rebelles se sont retirés de cette poche de résistance qu’ils tenaient depuis 2013.

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Christian Larnet pour Dreuz.info.

Source : reuters.com

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