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Publié par Dreuz Info le 19 avril 2018

Facebook a été pris au dépourvu alors qu’il se débattait pour réagir aux articles du New York Times et ceux de The Observer, la publication sœur du quotidien The Guardian, sur les informations personnelles des utilisateurs obtenues par une compagnie d’analyse de données liée à la campagne de Trump, y compris les accusations du journal britannique selon lesquelles Facebook l’avait menacé de procès.

Pourquoi c’est important

Le scandale est un autre exemple des accusations des règles obscures de Facebook, et de l’ignorance que de mauvais acteurs pourraient avoir de sa plate-forme. Mais c’est aussi l’exemple que la gauche ne tolère pas qu’une de ses têtes de point soit utilisée par le camp opposé : lorsqu’Obama s’est servi des données de Facebook, les médias l’ont applaudi, aucune enquête du Congrès n’a été déclenchée.

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Car le « scandale » Cambridge Analytica s’est soldé par l’ouverture d’une enquête sur l’affaire par le procureur général du Massachusetts, la déclaration du sénateur Mark Warner de la nécessité de nouvelles réglementations, et l’appel à une enquête du sénateur Amy Klobuchar. « Mark Zuckerberg doit témoigner devant le pouvoir judiciaire du Sénat », a tweeté Klobuchar.

Les détails concrets

Au cœur de la guéguerre entre Facebook et les organisations médiatiques, les régulateurs et les activistes se demandent si Facebook a agi correctement en réponse à la révélation que Cambridge Analytica, une entreprise d’analyse de données liée à la campagne de Trump, avait obtenu en toute légalité les données de 50 millions d’utilisateurs via un tiers développeur lié aux données de Facebook.

  • Facebook a déclaré que les données avaient été obtenues légalement mais que leur utilisation violait sa politique, et que c’était la raison pour laquelle l’entreprise a suspendu le groupe de sa plate-forme après avoir appris d’un rapport du New York Times que les données n’étaient jamais effacées comme la compagnie Cambridge Analytica l’avait promis.
  • D’autres ont argumenté que la violation des données devrait être considérée comme une infraction dont Facebook était légalement tenu d’informer les utilisateurs.

Le conflit s’est déporté sur Twitter, avec un rédacteur de The Observer qui a tweeté que Facebook menaçait de les poursuivre pour cette publication. L’un des auteurs de l’article a tweeté que «Facebook a donné des instructions à des avocats externes et nous a prévenus que nous faisions des allégations fausses et diffamatoires».

  • Facebook dit avoir envoyé à l’organisation médiatique une lettre faisant valoir que l’utilisation du terme «infraction» était incorrecte.
  • Les dirigeants de Facebook ont fait valoir sur Twitter que « l’infraction » était une description inexacte, mais son haut responsable de la sécurité a finalement dû supprimer ses tweets. Alex Stamos, l’un de ses dirigeants de Facebook, a dit qu’il les avait supprimés parce que « je ne peux pas empêcher les gens d’utiliser l’interprétation la moins charitable de ce que j’ai écrit pour m’attribuer des propos qui ne sont pas les miens. »
  • L’incident a fait penser à un mea culpa similaire sur Twitter fait par le vice-président de la publicité de Facebook Rob Goldman, il y a quelques semaines, impliquant l’ingérence russe sur la plate-forme.

Prochaines étapes

Les articles du week-end suivant ont soulevé de nombreuses questions sur Cambridge Analytica et sur le règlement par Facebook des problèmes qui pourraient être liés à l’enquête en cours sur l’ingérence russe dans l’élection américaine.

  • David Carroll, professeur agrégé à la Parsons School of Design de New York, explique pourquoi la société mère de Cambridge au Royaume-Uni, SCL Group Ltd (Strategic Communication Laboratories), a profilé des millions d’Américains.
  • Il demande :

«Qu’est-ce que cela signifie pour tous les clients commerciaux de Cambridge Analytica ? Est-ce qu’il y aura des marques qui l’embaucheront après cela? Qu’en est-il des partenaires comme comScore ? Comment l’ensemble du secteur publicitaire réagit-il au lanceur d’alerte ?

Le tableau d’ensemble

Les questions soulevées par cette histoire sont au cœur de la façon dont Facebook gagne de l’argent.

Peu importe comment on les regarde, les médias ont attiré l’attention sur la question de savoir si Facebook est capable de contrôler sa propre plateforme et les données qui y sont accumulées sur ses 2,1 milliards d’utilisateurs, ou pas. Même d’autres entreprises de la Silicon Valley arrivent à cette conclusion.

« Eh bien, » a tweeté Aaron Levie, le PDG de la société de stockage cloud Box. « la technologie doit certainement être régularisée. Et sûrement pour le mieux. »

Les faveurs de Facebook à Obama : illégales. Qui s’en inquiète ?

Tandis que la controverse persiste quant à la question de savoir comment la société de conseil Cambridge Analytica a récupéré les données personnelles de plus de 50 millions d’utilisateurs de Facebook à leur insu et les a utilisées afin d’envoyer des messages publicitaires pour l’inciter à se rendre aux urnes et aider Donald Trump à être élu président en 2016, un cas plus grave de violation de données Facebook concerne une autre campagne présidentielle – celle d’Obama en 2012, et pour cela, aucun média n’en parle.

Facebook aurait volontairement offert les données de millions de ses utilisateurs pour soutenir le président Obama pendant la campagne de sa réélection.

Si cela est confirmé, une telle démarche de Facebook pourrait constituer une violation majeure de la législation sur le financement des campagnes électorales fédérales pour soutien illégal à une campagne électorale.

« La Commission électorale fédérale – une agence que je connais bien, car j’ai été l’un de ses commissaires de 2006 à 2007 », explique Hans A. von Spakovsky, « devrait enquêter sur cette affaire. La commission met en application les lois sur le financement des campagnes électorales pour les élections au Congrès et les élections présidentielles.

  • Une loi fédérale interdit aux sociétés toute contribution «directe ou indirecte» aux candidats fédéraux. Cette interdiction concerne non seulement des contributions en espèces, mais aussi «tout service ou tout objet de valeur». En d’autres termes, les sociétés ne peuvent fournir aux candidats fédéraux aucun service gratuit de quelque nature que ce soit. En vertu de la réglementation de la Commission électorale fédérale, la définition de «tout objet de valeur» comprend toute «contribution en nature».
  • La question de savoir si la campagne d’Obama et Facebook ont violé cette interdiction ou pas reste une question ouverte. Elle devrait être étudiée par la Commission électorale fédérale et, éventuellement, par le département de la Justice des États-Unis.

Facebook nous permettait de faire des choses qu’ils n’auraient permises à personne d’autre parce qu’ils étaient de notre côté

Selon Carol Davidsen, l’ancien directeur des médias de l’organisation «Obama for America» (Obama pour l’Amérique), Facebook a permis à l’équipe de la campagne Obama 2012 d’exploiter les données personnelles d’utilisateurs de Facebook, tout en faisant une exception spéciale en violation de son propre règlement intérieur.

  • Le Daily Mail, un journal britannique, a rapporté que le 18 mars dernier, Davidsen a déclaré sur Twitter que les employés de Facebook sont venus à leur bureau de campagne électorale et «ils étaient très francs en disant qu’ils nous permettaient de faire des choses qu’ils n’auraient permises à personne d’autre parce qu’ils étaient de notre côté. »

Donc, si Facebook a donné à l’équipe de la campagne Obama un accès gratuit à ce type de données alors qu’il ne le fait normalement pas pour d’autres entités – ou habituellement il faut payer pour obtenir un tel accès – alors Facebook semble avoir violé l’interdiction fédérale sur des contributions en nature fournies par une entreprise.

Et l’équipe de la campagne Obama a peut-être violé la loi en acceptant une telle contribution d’entreprise.

Deux poids deux mesures : Obama oui, Trump non

  • Qu’en est-il de l’utilisation des données Facebook par la société Cambridge Analytica pour la campagne Trump ? La distinction juridique dépend de la façon dont les données ont été obtenues. Fox News a rapporté que l’équipe de la campagne Trump a embauché Cambridge Analytica pour effectuer des recherches politiques sur les électeurs et, apparemment, «aider la campagne à cibler des électeurs spécifiques grâce aux publicités et aux articles».

Il existe aujourd’hui une véritable controverse au sujet du rapport de la campagne Trump avec la façon dont Cambridge Analytica avait obtenu les données utilisées par la suite pour cette campagne. Un rapport de CNBC indique que Cambridge Analytica a acheté les données à Aleksandr Kogan et sa société, Global Science Research, qui avaient obtenu les données via une application et un test psychologique passé par des utilisateurs de Facebook.

Les montants payés par l’équipe de la campagne Trump à Cambridge Analytica pour ses services – et l’utilisation des données Facebook – sont énumérés dans ses rapports de dépenses déposés auprès de la Commission électorale fédérale. Cela prouve que l’équipe de la campagne Trump a payé pour les services de la même manière que les autres équipes de campagnes qui recrutent et payent régulièrement les publiposteurs professionnels. Ainsi, l’équipe de la campagne Trump n’a pas reçu de contribution corporative illégale de la part de Cambridge Analytica ni Facebook en obtenant un accès libre à des données très précieuses.

L’équipe de la campagne Trump n’est pas responsable du fait que Global Science Research et Cambridge Analytica aient ou non enfreint le règlement de Facebook concernant ces données. Du point de vue de la législation sur le financement des campagnes électorales fédérales, l’équipe de la campagne Trump a rempli ses obligations de payer pour ces données, a déclaré ces dépenses et n’a pas violé l’interdiction concernant les contributions de la société.

  • La question reste entière de savoir si l’équipe de campagne Obama et Facebook ont violé ou non cette interdiction. Elle devrait être étudiée par la Commission électorale fédérale et, éventuellement, par le département de la Justice des États-Unis.

Bien que, dans cette affaire, le délai de prescription ait déjà été échu pour l’équipe de la campagne Obama, une chose semble certaine : les aveux de Carol Davidsen devraient apporter une base suffisante pour l’ouverture d’une enquête fédérale sur ce qui pourrait avoir été une violation grave de la loi par l’équipe de la campagne Obama.

Mais si les médias n’appliquent aucune pression pour connaître la vérité, il est probable que rien ne se produira.

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : traduction © Oksana Zvirynska pour Dreuz.info.

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