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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 25 avril 2018


Emmanuel Macron repart bredouille de sa visite américaine, et pour les observateurs attentifs, les honneurs dont la Première dame et le Président américain ont honoré le président français et sa femme ne compensent pas la leçon d’humilité donnée.

Souvenez-vous. Macron se rendait aux Etats-Unis pour renégocier les tarifs douaniers imposés sur l’acier par Trump : échec. Il voulait convaincre Trump de changer d’avis sur les Accords de Paris sur le climat : échec. Macron le va-t-en-guerre voulait obtenir de Trump qu’il renonce à ce que l’armée américaine quitte la Syrie : échec. Et puis il y avait l’important accord sur le nucléaire iranien.

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La partie la plus humiliante de la visite du président français est totalement passée inaperçue des observateurs. Elle concerne justement ces accords sur le nucléaire iranien.

Avant sa rencontre avec Trump, le président Macron affirmait – ou devrais-je dire concédait – sur Fox News qu’il n’avait aucun plan B, aucune meilleure option concernant l’accord avec l’Iran.

Il disait qu’il était préférable de protéger l’accord avec l’Iran plutôt que de s’en débarrasser, avouant qu’il n’y a pas selon lui de « plan B ». Répondant aux questions de Chris Wallace, Macron résumait ainsi sa pensée :

« Cet accord est-il parfait pour nos relations avec l’Iran ? Non. Mais pour le nucléaire – qu’est-ce que vous avez, comme meilleure option ? Je ne vois pas ».

Pour dire les choses très clairement, puisqu’aucun confrère ne semble être capable de faire l’effort intellectuel, Macron est arrivé à la table des discussions en disant : je n’ai aucun plan B, je n’ai aucune idée, aucune proposition à faire, je ne vois pas d’autre solution que de maintenir les accords actuels.

Notez maintenant ce qui s’est produit après sa réunion avec le Président Trump.

Macron a soudain proposé un « nouvel accord » en quatre parties avec l’Iran. Le président français combinait l’accord nucléaire existant avec des restrictions sur le programme nucléaire de l’Iran après 2025, un arrêt du développement de ses missiles balistiques et des contraintes sur son influence régionale.

Que s’est-il passé entre les deux déclarations de Macron ? Sa rencontre avec Trump.

Les idées de Macron lui sont venues de Trump. La réussite du programme social et économique de Trump prouve qu’il maîtrise ses dossiers et dépasse largement Macron, intellectuellement, et sa vision stratégique est infiniment plus puissante que celle de son homologue français, la spectaculaire avancée avec la Corée du Nord ne laisse aucune place au doute.

Il y a trois jours, Macron « ne [voyait] pas de meilleures options que de protéger l’accord avec l’Iran ». Trois jours plus tard, il faisait de nouvelles propositions – il a en fait recyclé les demandes de Trump, légèrement délavées, lui qui était venu pour faire changer Trump d’opinion !

Entre temps, dans le bureau ovale, et avec une vigueur qui contrastait avec la platitude des propos policés de Macron (écoutez-le dans la vidéo ci-dessous), Trump avait ridiculisé l’accord existant comme étant « terrible », « fou » et « ridicule » :

« Les gens connaissent mon opinion concernant l’accord iranien. C’est un accord horrible qui n’aurait jamais du être signé, jamais, jamais. Nous aurions pu signer un bon accord, ou un accord raisonnable [au lieu de cela] nous avons versé 150 milliards, nous avons donné 1,5 milliard en petites coupures. En billets de banque ! Des barils pleins de billets de banque. C’est dément, c’est ridicule, c’est terrible, ça n’aurait jamais dû être signé, mais nous allons en parler ».

Après les propos vagues et insipides de Macron, Trump reprend la parole, et martèle quelques vérités  :

« Quelque soit l’endroit où vous allez, et spécialement au Moyen-Orient, l’Iran n’est jamais loin derrière. Partout où il y a des problèmes, au Yémen, en Syrie, où que vous regardiez, l’Iran est derrière, et malheureusement, la Russie semble de plus en plus impliquée. Mais l’Iran apparaît comme étant derrière tous les endroits où il y a des problèmes. Il suffit de regarder….

L’accord iranien est un désastre. Ils font des essais de missiles balistiques ? Qu’est ce que ça veut dire ? De quel genre d’accord on parle, lorsque l’Iran teste ses missiles un peu partout ? De quel genre d’accord on parle si on ne parle pas de ce qu’ils font au Yémen, de ce qu’ils font en Irak, de ce qu’ils font au Moyen-Orient ? Et je sais que John Kerry a déclaré qu’il ne voulait pas parler des autres sujets pendant qu’il négociait les accords, en plus de tout l’argent qu’on leur a donné, parce qu’il disait que c’était trop compliqué, ce n’est pas comme ça qu’on fait. »

Les médias sont verts de cette rencontre

En France, ils ne savent pas comme faire tourner les centrifugeuses de la désinformation pour expliquer comment Macron, qu’ils adulent comme le Dieu Jupiter, s’entendre si bien, et apprécier Trump qu’ils décrivent comme le dernier des débiles.

Aux Etats-Unis, CNN, le média le plus anti-Trump de tous, reconnaît le cœur brisé que Macron a totalement échoué dans sa mission.

Kevin Liptak directeur de l’équipe CNN à la Maison-Blanche, écrivait hier 24 avril :

« Le différend persistant au sujet de l’accord avec l’Iran a prouvé que ni les dîners accompagnés de sole de Douvres [elle était au menu inspiré par la cuisine française du dîner d’Etat], ni l’accueil militaire étincelant ne pouvaient gommer les différences entre les deux dirigeants au cours d’une visite d’État élaborée, la première de la présidence de Trump. »

Et pendant sa visite, nous apprenions que Ricoh France licencie 360 personnes, parce que la pression fiscale, le coût du travail, les lois sociales liberticides et les entraves bureaucratiques que Macron n’a pas été capable de réduire ont eu raison du géant japonais.

Dois-je rappeler qu’Apple, en janvier dernier, annonçait sa décision de créer 20 000 emplois nouveaux aux Etats-Unis grâce aux formidables réformes économiques et fiscales mises en place par Trump, ou la charité oblige-t-elle à éviter cette cruelle comparaison ?

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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