Publié par Jean-Patrick Grumberg le 24 avril 2018

La relation entre le président Trump et Macron semble authentiquement chaleureuse, mais, contrairement à ce que la presse française veut donner à croire de son héros, le président français est inconnu des Américains.

Cette excellente relation est d’ailleurs très étrange, puisqu’à écouter les médias, Donald Trump est un sombre abruti, mal éduqué, vulgaire et dangereux, voire dérangé d’esprit et instable, incapable de diriger un pays, tandis que Macron est un président hors pair, éduqué et raffiné, complexe et articulé.

Serait-ce que les médias ne disent pas toute la vérité ? Impossible !

En tous cas, celui que les journalistes dénoncent comme un va-t-en-guerre veut quitter la Syrie, et Macron le pacifiste tente de l’en dissuader. Les médias ne sont pas à une contradiction près.

Premier échange : Trump 1 – Macron 0

Dès leur première rencontre, le Président Trump, que la porte-parole de la Maison-Blanche a décrit hier comme le « meilleur négociateur autour de la table » a obtenu de Macron que la France paye sa part équitable des dépenses de l’OTAN. C’est déjà une contradiction de moins que Trump aura sorti du panier rempli de Macron.

Lors de la conférence de presse quotidienne de la Maison-Blanche, Chip Reid un journaliste de CBS News viscéralement anti-Trump, a posé la question suivante :

« Le président Macron semble avoir un programme très solide en arrivant à Washington. Il veut faire changer d’avis le président sur beaucoup de choses : sur l’accord nucléaire iranien, sur le maintien des troupes américaines en Syrie, sur les tarifs douaniers et peut-être même sur l’accord de Paris sur le climat. Est-ce que [le président Trump] a l’esprit ouvert ? Est-il possible qu’il change d’avis quand le président Macron en aura fini avec lui ? »

Sarah Sanders lui a répondu que les deux dirigeants auront une conversation très « ouverte et franche » pendant leur réunion, ajoutant :

« Le président veut faire de bonnes affaires pour notre pays. Et s’il a le sentiment qu’il peut faire une bonne affaire qui profite à notre pays, il va certainement être très positif dans ces conversations ».

Sarah Sanders ajoute :

« Je suis très confiante dans l’idée que nous avons le meilleur négociateur [président Trump] autour de la table. »

Un journaliste hostile lui lance, sans pouvoir terminer sa phrase : « vous voulez dire que Macron n’est pas… »

Sanders :

Laissez-moi finir. Ce n’est pas ce que j’ai dit. J’ai dit que nous avons un excellent négociateur à la table des négociations. Je ne parlais certainement pas des capacités du président Macron, mais simplement de l’évidence : nous avons un très bon négociateur à la table des négociations pour les États-Unis.

[dreuz-newsletter]

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Inscrivez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour notre newsletter dans votre boîte de réception

Dreuz ne spam pas ! Votre adresse email n'est ni vendue, louée ou confiée à quiconque. L'inscription est gratuite et ouverte à tous

24
0
Merci de nous apporter votre commentairex