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Publié par Dreuz Info le 15 mai 2018

J’ai eu la chance, à six mois d’intervalle, de vivre deux moments exceptionnels. Le 11 novembre 2017, avec une vingtaine d’amis français, j’étais à Varsovie, pour assister à la Fête nationale polonaise.

Cyrano et Christine Tasin, chacun avec leurs mots, avaient exprimé ce qu’ils avaient ressenti, devant une telle ferveur patriotique. Des familles, avec des drapeaux polonais, montraient, malgré le froid, durant toute une journée, leur amour du pays, et leur attachement à ses traditions. Et en Pologne, le catholicisme est le pilier de la société, que cela nous plaise ou pas, c’est une donnée incontournable.

https://ripostelaique.com/du-sursaut-de-clichy-au-raz-de-maree-de-varsovie-un-meme-refus-de-lislam.html

http://resistancerepublicaine.eu/2017/11/12/pourquoi-les-polonais-ont-ils-un-tel-amour-de-la-patrie-des-leur-tendre-enfance/

Nous avions réalisé, rapidement, un petit film pour montrer la réalité de cette ferveur.

Nous sommes rentrés en France sous le charme de ce peuple qui a payé lourdement dans sa chair, le prix de sa liberté. Victime des accords entre Staline et Hitler en 1940, marqué par l’inoubliable siège du ghetto de Varsovie, ayant vu des milliers de ses officiers abattus d’une balle dans la tête dans la forêt de Katyn par les tueurs de Staline (crime imputé aux nazis jusque dans les années 1980), il a ensuite vécu de longues années sous le joug communiste. En Pologne plus qu’ailleurs, on connaît le prix de la liberté, et on ne veut pas des clandestins que l’Union européenne veut imposer aux pays de l’Est, et pas davantage de l’islam.

Je l’avoue, pendant cette manifestation, je rêvais à une démonstration semblable, en France, avec des drapeaux bleu-blanc-rouge arborés fièrement pas des familles, et par des groupes de jeunes.

Je suis à présent depuis quatre jours en Israël, avec Christine Tasin, à l’invitation du président de Riposte Laïque, notre ami Guy Sebag. J’ai vu, hier, la fête de Jérusalem, appelée la « Fête des drapeaux ». Cela m’a rappelé Varsovie, mais avec l’enthousiasme démonstratif oriental en plus.

Certes, pour les Français que nous sommes, cela peut surprendre de voir des cortèges de jeunes hommes d’un côté, et des jeunes femmes de l’autre. Mais durant toute une journée, comme le montrent ces images tournées par Christine Tasin, nous avons vu et entendu toute une jeunesse crier, danser, chanter son amour pour la ville, pour le pays, pour Israël, pour la religion, bref, tout ce qui fait l’identité d’un peuple.

http://resistancerepublicaine.eu/2018/05/14/fabuleuse-fete-de-jerusalem-pierre-et-christine-en-israel-3/

Le poids des religieux, avec leurs costumes et leurs chapeaux, peut étonner les Français laïques que nous sommes. Mais là encore, à moins d’avoir une vision arrogante, voire une conception coloniale de notre vision du monde, nous devons respecter les civilisations telles qu’elles sont, et ne pas rêver de transposer notre modèle partout dans le monde. C’est aux Polonais et aux Israéliens de décider de leur modèle de société, et pas aux Français de jouer les donneurs de leçons.

Israël a une histoire, le peuple juif a un passé et des traditions. Les jeunes hommes font tous trois ans de service militaire, les jeunes filles deux ans. Ils savent qu’ils sont entourés de pays hostiles, de musulmans haineux qui rêvent tous, à l’image de la Charte du Hamas, de la destruction d’Israël et de l’extermination de tous les juifs sur terre. Et ils réagissent en conséquence. Nous étions, hier, à Jérusalem, au milieu de milliers de policiers, de militaires et d’agents anti-émeute, tous armés, n’en déplaise à Bourdin. C’est tellement facile depuis Paris de critiquer Israël quand il construit son mur, d’attaquer Tsahal parce que le Hamas voulait ses martyrs, à Gaza, et qu’il les a eus. Si les Israéliens font preuve de faiblesse, ils sont morts. Les anciens, forts de l’histoire du peuple juif, ont su transmettre cela à leur jeunesse, d’où l’intensité de toute la journée à laquelle nous avons assisté, ce dimanche, à Jérusalem.

Les Polonais et les Israéliens sont deux peuples qui ont beaucoup souffert pour survivre, conserver un pays ou obtenir un territoire. Ce sont des gens qui se sont battus, et qui connaissent le prix de la liberté. Ces deux pays ont des jeunesses qui sont prêtes à se battre pour leur patrie, et qui n’ont pas été gangrenées par la résignation, le défaitisme et la pacifisme. Quand on voit les jeunes manifestants polonais ou israéliens, l’amour de leur pays paraît quelque chose d’aussi naturel que le fait de manger, boire, dormir ou respirer de l’oxygène. Ils connaissent tous leur Histoire, et en paraissent fiers.

Bien évidemment, comme lors de notre périple polonais, nous rêvions, Christine et moi, d’assister, de notre vivant, à des démonstrations patriotiques semblables en France. Reste à comprendre pourquoi, pour le moment, c’est impossible. Depuis 1968, le gauchisme culturel, avec une violence inouïe, a tout fait pour briser notre sentiment national, au nom de l’internationalisme, du tiers-mondisme ou du sans-frontièrisme. Il a multiplié une propagande visant à rendre les Français honteux d’eux-mêmes.

Des enseignants ont refusé d’apprendre La Marseillaise à leurs élèves, sous le prétexte que cet hymne serait guerrier.

Des prétendus Français, à trois reprises, en 2001, 2006 et 2008, ont sifflé cet hymne, dans un stade, et ont encouragé un pays étranger (Algérie, Maroc, Tunisie) contre l’équipe nationale. Et cela n’a ému ni nos politiciens, ni nos journalistes, qui ont multiplié, devant cette agression, des paroles de repentance.

Nos compatriotes sont régulièrement insultés par des haineux de la diversité, mais dans les journaux, ce sont les Français qui sont qualifiés de racistes, et se retrouvent traînés devant les tribunaux pour délit d’opinion.

On a présenté systématiquement notre pays comme responsable de l’esclavage, de la Collaboration et du colonialisme. On a même élu président de la République un homme qui a insulté son pays, sa culture, et son armée.

Et puis, comme le disait Cyrano hier dans son édito, on a inversé toutes les valeurs, et brisé tous les repères nécessaires à une société. L’étranger est devenu l’égal du Français, le fainéant gagne trop souvent autant que celui qui travaille, le clandestin gagne davantage que nombre de nos retraités ou de nos paysans, les enfants ont arrêté de respecter leurs parents et les adultes, les voyous ont pris l’habitude d’agresser impunément les policiers, les forces de l’ordre ont peur des juges, les féministes ont voulu castrer les hommes, on a féminisé nos jeunes mâles, et quand nos compatriotes se font assassiner par des barbares, on leur interdit de se défendre, et on louange les soumis qui glapissent « Vous n’aurez pas ma haine ».

https://ripostelaique.com/la-france-davant-mai-68-cetait-bien-mieux.html

Il n’y a qu’en France qu’on voit cela.

L’ancien agent du KGB, Youri Bezmenov, expliquait, dans cette vidéo glaçante, comment procéder pour déstabiliser un pays. Il démontrait que la première tâche, appelée submersion idéologique, consistait à ôter tout sentiment national à un peuple, et à arriver au fait que plus personne n’est capable de défendre ses propres intérêts, ceux de sa communauté, ou de sa famille.

Force est de constater qu’en France, c’est ce qui se passe depuis 50 ans.

Les Polonais et les Israéliens ont compris les enjeux de l’Education. La France recule tous les ans davantage au classement Pisa, et nous venons de voir des scènes ahurissantes, où cent gauchistes, soutenus par un « député » de la République (de Seine-Saint-Denis), ont pu empêcher de passer des examens visant à récompenser une année de travail, au nom du refus de la sélection !

Parce qu’ils aiment leur liberté et leur pays, les Polonais et les Israéliens refusent de se laisser envahir. Ils se font condamner et menacer par la communauté internationale, mais ils s’en foutent, ils pensent d’abord aux leurs avant de songer aux autres. Les Français, ou du moins ceux qui parlent en leur nom, veulent de plus en plus d’envahisseurs, qu’on appelle migrants, et pratiquent sans vergogne la préférence étrangère.

Parce qu’ils aiment leurs peuples, les dirigeants polonais et israéliens ne veulent pas de l’islam chez eux, et se battent pour préserver l’identité de leur peuple. En France, quand cent jeunes Identitaires mènent une action exemplaire au col de l’Echelle, on les compare à des nazis, et le pouvoir invente contre eux un délit de substitution à l’autorité de l’Etat.

Les jeunes Polonais et Israéliens sont fiers de leur drapeau et de leur pays, tout a été fait, en France, pour que nos jeunes en aient honte.

Certes, la France est capable de mettre, ponctuellement, des millions de personnes dans la rue (manifestations de gauche, victoire en coupe du monde de football en 1998, La Manif pour Tous), mais cela ne se fait jamais autour du drapeau bleu blanc rouge, ou de l’amour de la Nation, de son histoire et de ses traditions. Et la jonction de ces mouvements, autour de la Nation en armes, comme on disait en 1789, pour sauver nos libertés, ne paraît pas près de s’opérer, tant les idéologiques ont su diviser durablement les Français.

Verrons-nous de notre vivant, avec Christine Tasin et nos amis patriotes, dans notre pays, des scènes identiques à celles qui nous ont fait parfois monter les larmes aux yeux d’émotion, à Varsovie ou à Jérusalem ? Verrons-nous un jour ce peuple de France rassemblé, pour défendre sa liberté contre la barbarie qui nous menace tous ?

40 ans de communisme n’ont pas réussi à détruire le choeur de la civilisation polonaise.
Des siècles de pogrom n’ont pas réussi à détruire la culture juive.
50 ans de gauchisme culturel pourraient-ils avoir détruit définitivement l’âme de la Nation française ?

C’est impossible, si les Français, comme les Polonais et les Israéliens, font leur cette phrase d’Ernest Renan :

« Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. »

Pierre Cassen – Riposte Laïque

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