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Publié par Gaia - Dreuz le 21 mai 2018

Un gamin de Sarcelles a été agressé parce qu’un prof de Coran autoproclamé n’a pas supporté ses cheveux décolorés en blond.

Ce 27 avril 2017, il est 18 heures quand Djibril*, 12 ans mais costaud, se présente à son cours d’arabe et de Coran dans un local attenant à la mosquée Foi et Unicité, à Sarcelles (Val-d’Oise). Il ôte son bonnet et l’enseignant découvre, horrifié, une bande de cheveux teints en blond sur le crâne du pré-ado. « C’est contraire aux règles coraniques », s’écrie Boubou F., 34 ans, convaincu que cette fantaisie capillaire serait le « premier pas dans la délinquance ». Il demande à un élève d’aller à son domicile chercher sa tondeuse. Et rase la touffe blonde de force. « Il m’a affiché devant tous les autres, qui riaient et se moquaient de moi », raconte le jeune garçon.

Furieux, Djibril rentre chez lui avec une énorme envie de vengeance. Faute de soutien de son beau-père, qui découvre avec indifférence la tête rasée du gamin, il décide de se faire justice lui-même et s’en va jeter une douzaine d’oeufs sur la maison de son prof. Ce dernier téléphone alors à Kalilou F., 50 ans, le beau-père, pour demander à ce dernier l’autorisation de le corriger. « Frappez-le jusqu’à ce qu’il se pisse dessus, mais sans laisser de traces », lui aurait-il répondu…

Le prof appelle du renfort : son frère, Mamady, 19 ans, qui va rameuter deux animateurs municipaux, Silamakn T., 23 ans, et Souley S., 28 ans. La fine équipe coince Djibril. « Ils m’ont mis des patates et des penaltys, m’écrasaient la tête sur le sol, témoigne le garçon. Je saignais. A un moment, j’ai perdu connaissance, mais ils continuaient. » Selon la jeune victime, son passage à tabac se déroule dans une pièce verrouillée pendant près de deux heures. Sur le mode douche écossaise, puisque ses « bourreaux » lui offrent des pauses, afin qu’il essuie le sang qui coule de son nez et de ses lèvres et qu’il boive un verre d’eau. Les agresseurs lui proposent même un kebab.

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Visage boursouflé, lèvres fendues

De retour chez lui, Djibril se présente dans un sale état. Visage boursouflé, lèvres fendues, yeux gonflés – le gauche, surtout, qu’il a du mal à ouvrir. Son beau-père est satisfait de la correction, sa mère pas du tout, qui l’emmène se faire soigner dans une clinique. Le lendemain, l’un des agresseurs lui propose 100 euros pour ses frais. Sans doute aussi pour l’inciter à se taire.

En vain, puisque après quelques jours d’absence de l’enfant, le collège Jean-Lurçat s’inquiète auprès de la famille. Le 4 mai 2017, la mère raconte les coups reçus par son fils à l’assistante sociale et au principal adjoint. L’affaire est prise très au sérieux. Dix-huit jours plus tard, l’établissement scolaire effectue un signalement au parquet du tribunal de Pontoise, avec copie à la direction académique du Val-d’Oise. La machine judiciaire se met en branle.

La mère attend trois mois pour porter plainte

Le procureur ouvre une enquête préliminaire, confiée au commissariat de Sarcelles, et désigne une administratrice ad hoc. Sa mission est de représenter les intérêts de l’enfant avec l’avocat Christian Gallon, spécialiste des violences sur mineurs. Parce que cette affaire met en cause la responsabilité de son mari, la mère hésite longuement à porter plainte – plus de trois mois. Elle se décide juste après avoir été entendue par un policier. C’est aussi le moment où une unité médico-judiciaire finit par se pencher sur les séquelles de Djibril. Au cours de cet examen plus que tardif, elle lui prescrit un jour d’ITT (incapacité temporaire de travail) et 15 jours au titre du « retentissement psychologique ».

A Sarcelles, cette affaire ne fait pas de vagues jusqu’au 8 mars 2018, jour de l’audience correctionnelle à Pontoise. A la barre, l’ado joufflu porte un sweat à capuche et semble heureux de tenir sa revanche. Sur le banc des prévenus, ils ne sont que quatre, le beau-père ayant ignoré la convocation judiciaire ; il a préféré ce jour-là se trouver dans son village d’origine, au Mali, plutôt qu’au tribunal. Devant les trois magistrats, Djibril désigne avec détermination ses trois agresseurs et leur commanditaire. Le « prof de Coran » Boubou, le seul à être assisté d’un avocat, reconnaît avoir demandé à son petit frère de gifler l’enfant : « parce que j’étais trop âgé pour le faire moi-même. »

Prison ferme

« Je ne lui ai donné que des baffes, se défend Mamady. Si je l’avais frappé, le gamin aurait été dans un état bien pire. » Et la présidente d’audience de brandir une photo du visage tuméfié : « C’est cela que vous avez fait à Djibril ! » Malaise dans la salle. Silamakn tente une contre-offensive pour justifier sa distribution de fortes gifles. A l’entendre, le beau-père leur aurait dit d’y aller franco. Et l’ado aurait mauvaise réputation, puisqu’il est suspecté de cogner sa mère. Affirmant être parti avant que la leçon de morale ne prenne un tour violent, Souley qualifie les coups de simples « corrections ». « Ce n’est pas de l’éducation, c’est de la maltraitance », réplique Me Gallon. Un autre élément joue en défaveur des prévenus : trois d’entre eux – Boubou, Mamady et Silamakn – ont déjà été condamnés, dont les deux premiers pour des actes de violences.

Fait rare, dans leurs condamnations, les magistrats se montrent nettement plus sévères que les réquisitions du parquet. Boubou écope de 12 mois de prison, Mamady et Silamakn, de huit mois, et Souley, de six mois. Toutes ces mesures d’emprisonnement pour violences volontaires en réunion sont assorties de quatre mois de sursis et de mise à l’épreuve pendant deux années, de l’interdiction de contact avec Djibril et de celle d’exercer une activité avec des mineurs. Quant au beau-père jugé par défaut, il prend six mois de prison avec sursis pour non-empêchement de délit. Mais le monsieur est renvoyé par ailleurs en correctionnelle pour avoir tabassé Djibril à une autre occasion – ce qu’il conteste. Seuls les deux animateurs municipaux, Silamakn et Souley, font appel.

Le prof surveillé

A Sarcelles, c’est le choc. La puissance du haut-parleur médiatique y est pour beaucoup. « Sa coiffure déplaît, il est rasé et passé à tabac à l’école coranique », titre Le Parisien, avec pour illustration une photo de la mosquée Foi et Unicité. Le cocktail est explosif. Des violences aggravées sur un enfant de 12 ans, commanditées par un musulman présenté comme le directeur de l’enseignement du Coran, et impliquant deux employés municipaux. Tous les ingrédients du scandale sont réunis, et il n’en faudrait pas beaucoup plus pour enflammer une commune à l’équilibre fragile. Incontestablement, le fait divers écorne à la fois l’image de la mosquée et celle de la municipalité. Après les condamnations, la première prive Boubou de toutes ses fonctions d’enseignement et la seconde suspend ses deux animateurs.

L’émotion monte dans les quartiers sensibles de la ville. Le député PS François Pupponi le sait et raconte à L’Express une partie occultée de l’histoire, qui n’a pas été livrée au tribunal. Le fameux Boubou, enseignant autoproclamé, sans diplôme, donnait des « cours de Coran » dans un appartement discret. Il avait été repéré par la police. « Afin d’essayer de le mettre sous contrôle, la mosquée l’a pris sous son aile à la demande du service de renseignement territorial, révèle Pupponi. Alors qu’elle a déjà fort à faire pour résister aux tentatives d’OPA salafistes. » D’où l’agacement des responsables musulmans locaux, après que les dérapages de Boubou ont défrayé la chronique et provoqué la stigmatisation de leur mosquée.

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La tradition des corrections…

La municipalité, elle, ne s’est pas passée pendant plus d’un mois des services de ses deux animateurs condamnés. Notamment Souley, réaffecté dans un service de la mairie où il ne s’occupe plus de mineurs. Même si, en réalité, il poursuit ses activités… bénévolement. Car des établissements scolaires se l’arrachent pour encadrer des sorties de jeunes loin des quartiers. De février à avril, l’intéressé a participé à au moins trois séjours à la montagne, dans les Alpes et les Pyrénées, avec des écoliers du CE1 au CM2. « Comme toujours, ça s’est super bien passé, témoigne la directrice d’une école élémentaire. J’ai une totale confiance en Souley et Silamakn ».

Et les actes de violences sur le jeune Djibril ? « Dans ces quartiers, on fait appel aux grands frères pour donner des baffes sur un mode éducatif, pour aider les familles qui ne s’en sortent pas avec certains pré-ados », confie une maîtresse d’école de Sarcelles. Et d’invoquer la tolérance locale à l’égard d’une « tradition africaine » qui consisterait à talocher les enfants en dérive.

Talocher, pas tabasser. Boubou, qui se fait appeler Aboubacar, est manifestement allé bien au-delà des corrections de « grand frère », imposant l’humiliation de la tonte forcée, à l’origine de l’engrenage de violences et du scandale. Pas sûr que la cour d’appel de Versailles, lorsqu’elle rejugera cette affaire dans quelques mois, étudiera l’influence des coutumes éducatives africaines dans cette histoire d’enfant de 12 ans tondu et roué de coups à cause de sa malheureuse teinture blonde.

(*) Le prénom a été modifié.

Source : Lexpress

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