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Publié par Gilles William Goldnadel le 23 mai 2018

Il était prévisible que la décision de Donald Trump de sortir son pays de l’accord nucléaire international avec l’Iran, signé par son prédécesseur, ne reçoive pas en France une franche adhésion.

Ceci pour des raisons compréhensibles et d’autres plus indicibles que je vais dire ici.

En ce qui concerne les premières, l’accord incriminé avait néanmoins le mérite d’exister. On connaît ses grandes imperfections: l’interdiction faite aux contrôleurs d’effectuer des visites inopinées dans les centrales iraniennes. L’autorisation de poursuivre l’enrichissement de l’uranium à dose et en quantité dangereuses. Le fait que l’interdiction de la fabrication d’engins balistiques de longue portée (foulée aux pieds) n’ait pas été incluse dans l’accord. La personnalité du cosignataire, enfin, convaincu de mensonges répétés et rendant moins que fiable sa signature.

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À telle enseigne que le Directeur Général de l’IAEA, Yukya Amano, chargé de la mise en place et de la conduite des accords, reconnaissait que l’observance de ceux-ci était invérifiable et que son organisation était incapable d’assurer au monde que l’Iran n’était pas en train de continuer de mentir et de travailler sur les armes nucléaires et leur recherche en secret, à l’insu des inspecteurs.

On ajoutera à cela peut-être le principal: les partisans de l’accord expliquaient doctement que sa signature renforcerait le camp des Iraniens prétendument modérés, au détriment de ceux qui sont assurément plus durs.

Ce fut très exactement le contraire, aussi bien au plan électoral et politique qu’au plan militaire, si on en juge aux menées iraniennes agressives en Syrie, en Irak, au Yémen et jusqu’en Méditerranée. Sans parler de l’assistance financière et logistique aux organisations terroristes estampillées du Hamas et du Hezbollah.

De ce pari perdu, il ne fut plus question, alors qu’il changea tout.

Ayant écrit cela, la vérité m’oblige également à écrire qu’il n’y a pas de preuves que l’accord controversé ait été violé, de l’aveu même de certains de ses détracteurs. Pour autant, encore une fois, qu’une telle preuve eût été possible à rapporter.

J’en viens à présent aux raisons indicibles qui font que la position américaine est tournée en dérision, et qui motivent essentiellement l’écriture de cette chronique.

Car j’entends écrire ici ce que personne n’a pu lire dans la presse française, précisément pour les raisons idéologiques à venir.

La République Islamique qu’on ne saurait en rien confondre avec le peuple iranien bénéficie d’une indulgence toute particulière.

Tout d’abord, constitue une faute de goût assez impardonnable de marcher sur les traces du président américain ébouriffant et de chausser ses patins. Mettons que la démarche ne soit pas très sexy. Certes, depuis l’affaire de Corée et les succès enregistrés en matière économique – dont les dividendes politiques ont été engrangés sur le front intérieur – les médias internationaux ont baissé d’un demi-ton et leurs observateurs rien moins qu’impartiaux ont cessé pour l’heure de lui offrir des consultations psychiatriques gratuites. Il n’en demeure pas moins que l’extravagance et les manières du personnage, comme ses postures idéologiques, feront que depuis son intronisation où certains priaient déjà pour qu’il fût assassiné et jusqu’à sa sortie, il continuera d’être mortellement détesté.

Pour les élites dominantes, quoi qu’il fasse de positif, et quoiqu’ait fait de calamiteux son prédécesseur, on préférera avoir tort avec Obama que raison avec Trump.

Pour ce que le premier est naturellement, et parce que l’on hait naturellement le second.

Je ne lis pas non plus ce que je devrais lire sur l’Iran dans la presse française, si elle n’était pas aussi idéologisée. Tout d’abord, il est significatif que, principalement sur les chaînes d’information audiovisuelle du service public, les condamnations du Quai d’Orsay comme de l’ensemble des chancelleries européennes des tirs iraniens vers Israël n’aient pas été reprises.

Comme si elles contrariaient l’habitude prise de voir Israël rituellement condamné.

De manière plus générale, et depuis des années, il est remarquable que la République Islamique – qu’on ne saurait en rien confondre avec le peuple iranien – bénéficie d’une indulgence toute particulière. L’autoritarisme brutal du régime, la répression des homosexuels, le sort fait aux femmes, la censure des artistes et de l’information sont particulièrement minorés.

L’attitude du régime des ayatollahs par rapport à Israël ou plutôt à «l’entité sioniste vouée à disparaître» ne semble pas poser de problème moral particulier au monde médiatique et politique.

Le fait que soit inscrit sur ses engins balistiques «Israël doit être détruit» n’est en rien imputé à charge et ne provoque aucune inquiétude et encore moins réprobation.

Bien plus grave, les menées antisémites criminelles de la première des dictatures islamistes laissent de marbre les antiracistes ordinairement les plus vibrionnant. Ainsi, les attentats de Buenos Aires commis par le Hezbollah iranien à l’encontre de l’ambassade d’Israël (30 morts) et les locaux de la principale organisation juive argentine Amia (75 morts) n’ont pratiquement pas été couverts en France.

Ces affaires, après avoir fait couler le sang dans les années 90, continuent aujourd’hui de faire couler beaucoup d’encre à Buenos Aires comme à New York: un ancien ministre iranien est visé par un mandat d’arrêt international, le procureur Guzman qui a diligenté l’enquête a été assassiné et l’ancienne présidente Kirchner vient d’être inculpée récemment pour avoir voulu protéger Téhéran.

Certains en France semblent avoir adopté idéologiquement la même posture.

L’attitude du régime des ayatollahs par rapport à Israël ne semble pas poser de problème moral particulier au monde médiatique et politique.

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Celle d’un Edwy Plenel, par exemple, est assez significative du parti pris pro-ayatollahs et de ses soubassements psychologiques. C’est ainsi que le fondateur de Médiapart écrit sur Twitter :

«Course à l’abîme avec ce feu vert à l’aventurisme militaire de Nétanyahou. Trump offre au PM d’Israël le cadeau qu’il attendait depuis 10 ans: l’endossement public par Washington de sa détestation de l’Iran.»

On remarquera ici cette confusion remarquable entre l’Iran et l’action des ayatollahs en Syrie. Ainsi que le géopoliticien Frédéric Encel lui fait fort bien remarquer le 12 mai :

«Où sont les bases militaires israéliennes menaçant la frontière iranienne ? Où sont les discours israéliens appelant à la destruction de l’Iran ? Manichéisme primaire, comme d’habitude».

Mais au-delà de ce manichéisme qui ne peut plus dissimuler sa maniaquerie antisioniste, il est aisé de comprendre ce qui se trame derrière l’aspect en partie délirant de ce «parti de l’Iran».

  • Pour quelles raisons préfère-t-on toujours avoir tort avec Barack Hussein Obama que raison avec Donald Trump ?
  • Pourquoi dit-on Rohani le «modéré» et Nétanyahou le «faucon», sans le moindre égard pour la réalité politique factuelle ?
  • Pourquoi ignorer ce qu’est en train d’entreprendre, non sans risques, le pro-occidental prince héritier saoudien pour remédier aux excès terribles du wahhabisme fondamentaliste à l’égard des femmes, des juifs et des chrétiens, et lui préférer le seul pays où l’islam chiite, ordinairement tolérant, est source d’obscurantisme ?

Parce que dans l’inconscient collectif occidental torturé, travaillé depuis trop longtemps par Monsieur Plenel et ses camarades de jeux idéologiques xénophiles, un pays occidental démocratique ne peut pas être bon et un pays oriental autoritaire et anti-occidental ne peut pas être tout à fait mauvais.

Ce manichéisme à l’envers n’est pas seulement primaire, il est aussi pervers.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié avec l’aimable autorisation du Figaro Vox.

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