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Publié par Guy Millière le 23 mai 2018

 

La presse française pratiquant la diffamation à l’égard de Donald Trump de manière intense et continue, il est nécessaire de remettre parfois les points sur les i et les barres sur les t. 

Cela implique de redire une fois de plus que non, Donald Trump n’est pas un abruti et un ignorant : que des gens qui n’ont jamais géré une entreprise de leur vie puissent raisonner ainsi vis-à-vis d’un entrepreneur qui a géré pendant quarante ans une entreprise valant plusieurs milliards de dollars et implantée sur les cinq continents ne peut que prêter à sourire. 

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Cela implique de répéter que Donald Trump n’est pas un être impulsif qui succombe aux opérations de séduction : Emmanuel Macron vient d’ailleurs de le découvrir à ses dépens et de voir que ses caresses et ses baisers n’ont pas fait bouger Donald Trump d’un millimètre. 

Cela implique de souligner ce qui devrait être évident à ceux qui ne s’aveuglent pas eux-mêmes à longueur de temps : Donald Trump est un stratège. Il a une vision du monde, et il a un projet clair, net et précis. Je publierai cet automne un livre sur le sujet, mais je tiens ici à en dire un peu plus, en quelques mots. 

Commençons par la vision du monde. Donald Trump assume sans complexes une réalité : les Etats-Unis sont la première puissance économique et militaire du monde. Il considère aussi que les valeurs américaines (démocratie, libre entreprise, libre parole) sont plus fécondes et doivent prévaloir.

Passons au projet. 

Donald Trump se considère, logiquement, au service des Etats-Unis et des Américains avant tout. 

Il se donne pour tâche dès lors de redonner leur dynamisme à l’économie et à la société américaines, qui ont souffert sous Obama. 

Il se donne pour tâche aussi de restaurer un ordre du monde où les Etats-Unis continueront à prédominer et, à nouveau, les amis et alliés des Etats-Unis seront récompensés, et les ennemis des Etats-Unis et de leurs amis et alliés seront punis et mis hors d’état de nuire. 

Ce qu’il fait depuis un an et demi est conforme à son projet, et se trouve couronné de succès. 

Sur un plan économique, grâce à une déréglementation et à une réforme fiscale de grande ampleur, les Etats-Unis sont en situation de plein emploi, les investissements se font à un rythme intense, la croissance est soutenue, l’immigration clandestine est très largement jugulée. 

Sur un plan social, le nombre de pauvres recule, l’insécurité recule aussi, et des gangs dangereux sont démantelés. 

Sur un plan extérieur, les amis et alliés des Etats-Unis ont retrouvé leur statut d’amis et d’alliés : c’est le cas en Asie pour le Japon et la Corée du Sud, et au Proche-Orient pour Israël, l’Egypte et l’Arabie Saoudite. 

Les ennemis des Etats-Unis et de leurs amis et alliés seront punis et mis hors d’état de nuire : en Asie, la Corée du Nord commence à se trouver remise au pas, la Chine se voit montrer les limites qu’elle ne doit pas franchir (Donald Trump n’ignore rien des vulnérabilités chinoises et sait que dans une éventuelle partie de bras de fer commerciale, les Etats-Unis ont tous les atouts requis pour l’emporter, il sait aussi que la Chine veut s’emparer du commerce maritime en Asie Orientale, et il ne laissera pas faire). 

Au Proche-Orient, la remise au pas de la République Islamique d’Iran vient à peine de s’enclencher et va se poursuivre.

Donald Trump considère les pays d’Europe occidentale comme des alliés, mais entend les placer face à leurs responsabilités : d’où son exigence de voir les pays européens financer davantage leur défense et cesser d’adopter une attitude d’apaisement vis-à-vis de régimes délétères tels l’Iran des mollahs. 

Il considère la Russie comme un adversaire stratégique avec lequel des accords tactiques sont possibles (en Syrie, par exemple). 

Il entend redonner aux Etats-Unis leur pleine souveraineté de décision, et ne pas se trouver lié par des accords passés avant sa présidence, quels qu’ils soient. 

On peut considérer que la vision du monde de Donald Trump est positive. On peut la désapprouver. On peut estimer son projet remarquable ou l’estimer abominable. 

On doit, pour juger, se baser sur les faits, et non sur des fantasmes plus ou moins délirants. 

La révolution Trump est en marche. Elle n’est qu’à son commencement. Elle doit être regardée en face.

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Guy Millière

Adapté d’un article paru sur les4verites.com

PS A titre d’échantillons, deux extraits d’articles récents sur Trump parus en France : «Sur le climat, l’Iran, Israël, il s’est mis au ban de la communauté internationale. Ses tweets rageurs matinaux, son imprévisibilité, sa brutalité, laissent pantois. Ses démêlés avec le FBI et la justice interrogent sur sa capacité à mener son mandat jusqu’à son terme» (Le Figaro). «Et si Donald Trump n’était pas (seulement) un personnage grotesque, versatile, mégalomane et susceptible, conseillé par des va-t-en-guerre sans cervelle ? Et si sa décision de se retirer unilatéralement de l’accord nucléaire iranien, au risque de déstabiliser le Moyen-Orient et de casser l’Alliance atlantique, était réfléchie, mûrie, raisonnée ? Bref, et s’il avait une stratégie ?… Non. Donald Trump est bien un personnage impulsif conseillé par des va-t-en-guerre sans cervelle. L’Europe, qu’il cherche à vassaliser au passage, doit lui résister». (Nouvel Observateur). 

Je renonce à commenter. Je ne ramasse jamais ce qui traîne dans le caniveau. 

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