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Publié par Thierry Ferjeux Michaud-Nérard le 24 mai 2018
Menachem Begin, l’un des plus grands Premiers ministres israéliens

Si certains croient qu’il n’y a pas de morale en politique, c’est qu’ils oublient la morale de l’unité des valeurs. En politique, on choisit souvent un idéal moral de façade, autrement dit une idéologie qu’on privilégie comme une valeur morale mise en avant en forme de justification, par exemple l’égalité socialiste.

Dans l’Occident chrétien, c’est la charité, alors que chez les communistes, c’est le mythe de la justice sociale qui est « l’utopie fondatrice » du pouvoir politique, autrement dit de la dictature du parti communiste.

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Et on laissait l’idéal de charité-solidarité à la vie privée du peuple et à la débrouillardise individuelle.

Au contraire, la conscience morale en politique, c’est l’unité absolue des valeurs de justice. Il s’agit, en réalité, des rapports entre les gens « à l’intérieur de la Cité ». L’histoire humaine est marquée par l’histoire de la relation entre Caïn et Abel, l’histoire d’un affrontement total. Caïn, le premier né, se considère comme le sujet principal qui voit dans Abel, l’autre puîné, un en trop, un « en plus ». Abel, lui, a conscience d’être né « en plus ». Il représente l’être de fraternité. Il considère que l’autre, Caïn, est essentiel. Il y a asymétrie dans leurs relations.

Caïn s’affirme et tend à objectiver l’autre, à le traiter comme objet, alors que Abel se comporte comme le frère qui reconnaît la dignité humaine de Caïn. Le problème moral qui se pose pour Caïn, c’est de faire une vraie place à l’autre, c’est-à-dire d’acquérir la charité. Pour Abel, le problème moral c’est de faire en sorte de fraterniser Caïn, c’est de le moraliser, de l’éduquer aux valeurs morales. Abel a échoué puisqu’il a été tué.

La civilisation chrétienne a voulu imposer au peuple juif la relation Caïn-Abel en lui assignant la tâche de fraterniser Caïn. Au contraire, pour la tradition juive, Abel, c’est-à-dire le peuple juif, est en danger de mort et l’État d’Israël puîné doit se protéger de Caïn, c’est-à-dire des nations qui veulent sa perte et sa disparition.

Les communautés dispersées « se retrouvent en une nation » sur la terre d’Israël, comme pour le 70e anniversaire de l’État d’Israël, dans le cadre d’un État protecteur qui assure leur sécurité dans le monde.

Si l’État d’Israël est l’instrument formel de l’existence de la nation juive, il se distingue de la nation elle-même. Le sionisme, c’est plus que la refondation d’un État juif, c’est la reconstitution de la nation hébraïque à partir des communautés dispersées. C’est ce que beaucoup de Juifs ont pu ressentir et c’est ce qui explique à la fois l’adhésion au sionisme de la majorité du peuple juif et la manière dont les nations du monde sont en relations complexes avec l’État d’Israël. C’est pourquoi l’État d’Israël représente la sécurisation d’une nation très particulière, une nation qu’on est absolument incapable de juger de la même manière que les autres.

Le fait est que l’État d’Israël est l’État du peuple juif, et le peuple juif est l’héritier de la civilisation hébraïque – la civilisation qui a assigné des objectifs éthiques à la société humaine. Cela étant, l’État d’Israël est-il un État différent des autres parce qu’il faudrait mettre en cause la moralité dans ses actes, comme dans le film « Munich » de Spielberg, pour assurer la sécurité du peuple juif dans le monde entier ?

Comme quoi, madame Golda Meir a montré au monde entier que la signature et la parole de l’État d’Israël sont scrupuleusement observées, ce qui n’est pas le cas pour les autres États de la région.

Le problème moral de la citoyenneté israélienne est posé par rapport aux Arabes restés dans le pays.

Comment penser que les Arabes pouvaient, d’un côté, être des citoyens israéliens comme les autres et, de l’autre, être membres de la nation arabe en guerre absolue contre l’État d’Israël ? L’aberration utopique de l’idéologie socialiste des fondateurs leur a fait imposer la citoyenneté à des gens qui n’en voulaient pas.

Ils auraient pu être des citoyens arabes résidant en Israël. En termes politiques, cela signifie qu’ils auraient eu les droits municipaux, mais pas le droit de constituer une entité nationale au sein de la nation israélienne. Ils n’auraient pas eu le droit de vote à la Knesset, mais à une assemblée qui serait la leur.

Les peuples qui vivent aujourd’hui sur la terre d’Israël ne sont pas tous ceux qui vivaient en Canaan il y a 3 500 ans ! Mais la Thora dit de façon précise comment Israël doit se conduire à l’égard de l’étranger qui vit en son sein. Le statut de l’étranger d’après la Thora est un statut très positif. Il n’y a aucun pays qui donne à une minorité un tel statut de dignité, mais il ne peut être appliqué que si la minorité se reconnaît et s’accepte comme étrangère. Si les membres de la minorité se considèrent les légitimes propriétaires du pays et considèrent les Juifs comme des étrangers, alors se pose le problème de la réciprocité. (adapté de L’identité morale d’Israël par Léon Askenazi).

La source du problème politique, depuis la guerre des Six Jours, n’est pas le fait d’administrer les territoires, mais l’indécision, l’incapacité de décider

Cela révèle une sorte de doute quant à soi-même. Depuis la guerre des Six Jours, l’État d’Israël, quel que soit son gouvernement, donne le sentiment d’un État qui n’arrive pas à décider de sa propre identité. L’État d’Israël n’a jamais pu dire politiquement au monde entier qu’il avait la volonté de garder les territoires disputés ni voulu dire qu’ils font désormais partie de l’État d’Israël.

Pour les pays du monde, c’est la source d’un problème moral et politique spécial. Chaque fois que le problème est posé, le peuple se divise en deux parties pratiquement égales, lors des élections à la Knesset. Dans chaque parti, il y a une véritable sincérité, chacun pensant que l’autre mène le pays à la catastrophe.

L’indécision, ne pas vouloir dire au monde : « c’est à nous » ou « c’est à eux », mène à un problème moral et politique spécial.

Le pire exemple est la conduite scandaleuse de tous les gouvernements israéliens vis-à-vis de ceux que l’on a appelés les « collaborateurs » arabes de l’État d’Israël. Ils ont été mis en danger. Après la campagne du Sinaï en 1956, on a laissé croire aux habitants de la bande de Gaza que ce territoire serait annexé. Lorsque ce territoire est redevenu égyptien, une partie de la population arabe a été mise en danger après avoir été abandonnée par l’État d’Israël. Aujourd’hui, c’est ce qui risquerait de se passer avec les Druzes du Golan si le Golan était un jour restitué à la Syrie. Le problème moral et politique découle de l’incapacité de décision.

Après la guerre des Six Jours, l’administration des territoires n’a pas entraîné de détérioration des relations entre les Juifs. Il y a toujours eu une certaine violence chez les Israéliens. Ce n’est pas une violence en actes par rapport à la société israélienne. C’est surtout une rudesse verbale. Cette tension perceptible chez les Israéliens vient du fait que les gens qui vivent en Israël sont dans un pays en guerre, dans un pays assiégé. On ne saurait oublier aujourd’hui que les pionniers d’autrefois, qui se sont installés sur cette terre, l’ont fait avec beaucoup plus de violence que les « colons » d’aujourd’hui. Les pionniers n’hésitaient pas à faire la guerre. C’est pourquoi des villages ont été évacués par la force pendant la guerre d’Indépendance.

Les « colons » juifs d’aujourd’hui ont à rendre compte de bien moins de cas d’immoralité légale que les pionniers d’autrefois. Et ce qui est reproché aux gens des implantations, c’est de vouloir reconstruire l’identité hébraïque en terre d’Israël, alors que ce que voulaient les pionniers, c’était se séparer du joug des nations.

En ce qui concerne le comportement des soldats juifs, on ne devrait parler que des comportements individuels et s’abstenir de généraliser. En pratique, il y a des différences de comportement, eux-mêmes liés aux différences culturelles des immigrants juifs. Il suffit de faire le bilan de la manière dont les deux parties en guerre se conduisent l’une envers l’autre. En conséquence, il faut distinguer la manière dont des Palestiniens égorgent des « colons » juifs et la manière dont les Juifs se défendent. Pour ce qui est des soldats israéliens, c’est toujours une question de proportion. Il y a partout des baroudeurs et des gens brutaux. Mais chacun voit bien comment les soldats israéliens se comportent légalement pour défendre les frontières de l’État d’Israël.

On doit souligner le fait que la culture de « l’état de guerre » des soldats israéliens, eux qui vivent au sein d’un pays assiégé, leur est depuis toujours imposée par la guerre venue de l’étranger.

Alors que chez les terroristes palestiniens, la culture de « l’état de guerre », c’est la nature même de la morale terroriste appliquée depuis toujours en politique.

(Lire la Revue « Autrement », série « Monde », H.S. n°70, septembre 1993, (Veux-t-on) « Comprendre ou juger Israël » ? adapté très librement de l’article de Léon Askenazi : L’identité morale d’Israël).

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