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Publié par Magali Marc le 25 mai 2018

La semaine dernière, le Premier ministre Justin Trudeau a déclaré, dans un communiqué, que le gouvernement canadien exigerait la tenue d’une enquête « afin d’éclaircir les faits » à Gaza, soutenant que « l’emploi présumé d’une force excessive et de munitions réelles » était «inexcusable».

Pourtant, au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, vendredi dernier, le Canada s’est opposé à l’envoi d’une équipe d’experts internationaux pour enquêter sur les violences du 14 mai, à la frontière entre la bande de Gaza et l’État juif.

Que s’est-il passé entre le mercredi 16 mai et le vendredi 18 mai, jour du vote de l’ONU ? Trudeau a été pris à partie par la communauté juive canadienne et a reçu un coup de fil du Premier ministre Nétanyahou.

Chronologie

Mercredi 16 mai

Deux jours après avoir été vertement critiqué par le chef du NPD, Jagmeet Singh pour son absence de condamnation d’Israël, Trudeau a saisi comme prétexte le fait qu’un médecin canadien, Tarek Loubani, avait reçu une balle dans les jambes alors qu’il se tenait près de la frontière israélienne, pour déclarer son « indignation » : « […] Le Canada réclame qu’une enquête indépendante soit réalisée immédiatement afin d’évaluer la situation sur le terrain, notamment la violence, l’incitation à la violence, et l’emploi de force excessive. […] »

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Jeudi 17 mai

Le lendemain de cette déclaration de Trudeau, Benjamin Nétanyahou, le Premier ministre d’Israël lui a téléphoné dans le but de faire une petite mise au point. Les deux hommes ont discuté de la situation à Gaza et de l’incident du 14 mai 2018 qui a touché un citoyen canadien. Trudeau a remercié Israël de l’aide consulaire que le pays offre aux citoyens. Il a également réitéré l’appel du Canada pour la mise en œuvre d’un processus neutre afin de déterminer comment les actions de toutes les parties concernées ont contribué aux événements du 14 mai, y compris les gestes d’incitation du Hamas qui ont été signalés.

 

Vendredi 18 mai

À Genève, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a adopté une résolution selon laquelle une enquête sera ouverte sur les « meurtres de Palestiniens perpétrés par Israël lors des manifestations organisées le long de la frontière (…) ».

Le vote au Conseil a été de 29 en faveur, deux contre et 14 pays s’abstenant. L’Australie et les États-Unis étaient les deux pays à s’opposer à la décision. Le Conseil a également condamné « l’utilisation disproportionnée et aveugle de la force par les forces d’occupation israéliennes contre les civils palestiniens ».

Le projet de résolution était présenté par le Pakistan au nom de l’Organisation de la coopération islamique et soutenu par 47 États membres des Nations Unies. Il a été déclaré que les enquêteurs devraient enquêter sur « toutes les violations du droit humanitaire international et du droit international des droits de l’homme contre les manifestations civiles qui ont commencé le 30 mars 2018. »

Le Canada n’étant pas membre du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, il ne peut voter sur des résolutions. Toutefois, le Canada s’est dit opposé à l’envoi d’une équipe d’experts internationaux pour enquêter sur les violences du 14 mai.

 

Mardi 22 mai

Face aux questions de l’opposition au Parlement à Ottawa mardi, la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland a expliqué que cette prise de position aux Nations unies est conforme « à la politique du gouvernement, qui est de ne pas appuyer des résolutions qui isolent injustement Israël ».

« Nous n’avons pas appuyé une résolution clairement biaisée » du Conseil, a-t-elle ajouté.

Le chef conservateur, Andrew Scheer est revenu à la charge et a interpellé le gouvernement : « Les émeutes ayant mené à ces morts ont été délibérément orchestrées par le groupe terroriste Hamas. (…) Est-ce que le Premier ministre va s’excuser pour sa déclaration mal formulée et se joindre à moi pour condamner le rôle qu’a joué le Hamas ? », a-t-il demandé.

La riposte est venue de la ministre Freeland. Elle a offert une réponse similaire à la précédente, mentionnant toutefois à son interlocuteur qu’Ottawa veut faire la lumière « sur les gestes posés par toutes les parties (…) incluant les informations sur l’incitation par le Hamas ».

De son côté, Justin Trudeau a indiqué lors d’un point de presse qu’il attendrait la réponse des Israéliens concernant ce qui est arrivé à Tarek Loubani. Le Premier ministre canadien a admis que cette question a été abordée lors de son entretien téléphonique avec son homologue israélien, Benyamin Nétanyahou. Les Israéliens « ont dit qu’ils prennent très au sérieux cet enjeu, et ils vont faire un suivi et une enquête » a-t-il ajouté.

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(Selon Tarek Loubani, des tireurs d’élite israéliens auraient ouvert le feu sur le personnel médical, dont il faisait partie, au moment où son équipe et lui testaient de l’équipement. Il a affirmé qu’il était un peu à l’écart de la manifestation lorsque les violences ont éclaté. Tarek Loubani a expliqué qu’il a été atteint par une balle qui a traversé son mollet gauche et son genou droit. Le projectile a endommagé des tissus, mais aucun os n’a été fracturé, a-t-il précisé.)

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Sources :

Trudeau and Netanyahu discuss Gaza violence, shooting of Canadian doctor

https://www.theglobeandmail.com/politics/article-canada-continues-to-call-for-independent-inquiry-into-gaza-violence/

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1102557/trudeau-veut-reponses-medecin-canadien-blesse-par-soldats-israeliens-gaza

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