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Publié par Magali Marc le 13 juin 2018

On se pose bien des questions sur la situation en Iran et sur la possibilité que les manifestants iraniens finissent par renverser le régime des ayatollahs après quarante ans de désillusion et de souffrance.

J’ai traduit pour les lecteurs de Dreuz ce long texte de l’expert, Malcolm Lowe, paru le 6 juin dernier sur le site du Gatestone Institute. Sa comparaison avec la débandade du régime est-allemand après quarante ans de répression est très encourageante.

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L’éviction du régime iranien

Le 28 décembre 2017, de grandes manifestations contre le régime iranien ont éclaté à Mashhad et se sont rapidement étendues à de nombreux autres centres urbains. De simplement bruyantes la plupart du temps, certaines sont devenues violentes et finalement le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (IRGC) y a mis fin en tuant des contestataires et en en arrêtant des milliers d’autres. Les protestations ont continué, mais les nouvelles à leur sujet se sont faites rares. Comment doit-on les considérer ?

On peut faire des parallèles intéressants avec le crépuscule du régime est-allemand. Par coïncidence, le régime iranien est dans sa quarantième année et le régime de l’Allemagne de l’Est s’est soudainement effondré juste après que ses dirigeants eurent organisé une grande fête pompeuse de son quarantième anniversaire dans la capitale, Berlin-Est.

Au moment de sa chute, le gouvernement et l’appareil de sécurité de la soi-disant « République Démocratique Allemande » semblaient être, comme toujours, complètement maîtres de la situation, mais il a suffit de quelques occasions pour que soit déclenché un effet domino qui l’a emporté. Il y a eu d’abord la vague des vacanciers qui conduisaient leurs «Trabis» polluantes vers la Hongrie ou la Tchécoslovaquie et de là, via l’Autriche, vers l’Allemagne de l’Ouest, parce que ces pays d’Europe de l’Est avaient cessé de les en empêcher. À partir du 4 septembre 1989, il y a eu les marches du lundi qui débutaient après la prière du matin à l’église Saint-Nicolas de Leipzig.

La célébration du quarantième anniversaire eût lieu le 6 octobre. Le 9 octobre, la marche du matin à Leipzig comprenait 70 000 personnes. En un revirement décisif, les dirigeants locaux du régime avaient décidé de ne pas envoyer la police par peur de pertes massives. Par la suite, les marches étaient sans limites et pas seulement à Leipzig. Le 9 novembre, un porte-parole du gouvernement, essayant d’apaiser les citoyens en leur accordant une mince concession, a bredouillé une annonce concernant le fait qu’il était plus facile d’obtenir des permis pour visiter l’Allemagne de l’Ouest. Les Berlinois de l’Est se sont mépris, comprenant que la frontière était maintenant ouverte et ils se sont précipités vers les checkpoints de Berlin-Ouest. Les gardes, eux aussi dans la confusion, les ont laissé passer. Là où une centaine de milliers de personnes avaient défilé le 6 octobre pour célébrer le régime, des dizaines de milliers de personnes ont commencé à circuler quotidiennement dans les deux sens.

En un an, l’Allemagne était réunifiée. L’arbre vigoureux qu’était l’Allemagne de l’Est s’est effondré à cause de quelques rafales de vent parce qu’il avait été miné de l’intérieur par la fin de l’estime que les citoyens avaient pour leurs dirigeants ou par le fait qu’ils avaient cessé de s’identifier à l’idéologie dominante (du régime).

Il est crucial de comprendre que ni en Allemagne de l’Est ni en Iran, le régime n’est arrivé au pouvoir grâce aux agissements d’une petite clique, comme lors de la Révolution russe d’octobre, mais en vertu d’une base idéologique qui a reçu un soutien populaire considérable. C’est le déclin de ce soutien qui a transformé l’Allemagne de l’Est en un arbre creux et qui menace maintenant de faire de même en Iran. Considérons d’abord le cas allemand. Nous verrons ensuite le cas iranien.

 

Le régime SED est-allemand

Le parti communiste allemand avait été un mouvement de masse dans la République de Weimar. Lors des élections fédérales allemandes de novembre (versus celles de mars) 1932, les résultats des plus grands partis étaient: Nazis 196 (-34), Sociaux-démocrates 121 (-12), Communistes 100 (+11) sur 584 (-24) . Ainsi, aucune coalition majoritaire ne pouvait exclure à la fois les nazis et les communistes. Ce qui a amené Hitler au pouvoir, c’est que le président Hindenburg a, cette fois, invité Hitler à diriger une coalition de droite avec une petite majorité, alors que dans les précédents parlements, il avait invité un politicien centriste à la tête d’un gouvernement minoritaire. Ceci, en dépit du fait que les nazis avaient perdu des sièges et que les communistes en avaient gagné.

Après la Seconde Guerre mondiale, l’Union Soviétique a permis à plusieurs partis d’avant-guerre d’exister (au moins nominalement) dans la zone allemande occupée, mais a fait pression sur les anciens Sociaux-Démocrates et sur les communistes en avril 1946 pour les obliger à fusionner avec le Parti socialiste unifié (SED: Sozialistische Einheitspartei Deutschlands). Ce parti (au moins nominativement) régna alors tout au long de l’existence de la République Démocratique Allemande (DDR: Deutsche Demokratische Republik), la zone soviétique ayant été renommée en octobre 1949. Le parti ainsi constitué hérita d’une certaine légitimité de la République de Weimar. les composantes avaient été les principaux partis et leur programme commun annoncé comprenait des politiques socialistes typiques de la période de Weimar.

Bien sûr, le SED et le DDR se sont rapidement révélés être des instruments du totalitarisme communiste et de l’impérialisme soviétique (ou plutôt russe). Cependant, pour ceux qui avaient commencé et persévéré à se bercer d’illusions, le régime n’était pas entièrement privé d’une base idéologique authentique. C’est pourquoi la désaffection ne fût pas écrasante au départ, mais un lent processus d’évidement qui s’était établi chez les opposants idéologiques tranchés, s’est étendu au nombre croissant de victimes malheureuses, déçues et désillusionnées, et a finalement sapé l’enthousiasme même des fidèles du régime.

Quelques exemples illustreront comment l’évidement a fonctionné. Une de mes connaissances à Berlin-Ouest avait l’habitude de faire de nombreuses visites au DDR pour des raisons familiales. Selon elle, le moment décisif de la décadence est venu précisément lorsque le régime a cru qu’il avait atteint tous ses objectifs initiaux. En dépit de la nationalisation générale de l’industrie et des services, qui avait également eu lieu dans une certaine mesure sous les gouvernements socialistes d’Europe occidentale, les très petites entreprises locales avec une poignée d’employés étaient légalement autorisées depuis longtemps. En définitive, le régime a annoncé la perfection du socialisme mettant ainsi fin à ces derniers vestiges du capitalisme. Après cela, dit-elle, une apathie générale s’est installée.

Un deuxième exemple concernait la fourniture universelle de logements subventionnés. Le régime était très inefficace pour faire réparer tous ces bâtiments. Comme les résidents payaient peu pour leur logement, ils avaient les moyens de les repeindre eux-mêmes, mais estimaient que ce n’était pas à eux de s’en occuper. C’est pourquoi, lors de l’ouverture de la frontière, les visiteurs ont été choqués de voir partout les façades écaillées et le délabrement des maisons solidement construites à l’origine. Les chefs-d’œuvre architecturaux étaient dans un état catastrophique de délabrement. Par exemple, il a fallu 25 ans après la réunification allemande pour restaurer le célèbre quartier hollandais de Potsdam.

Un troisième exemple vient d’un autre visiteur, qui a offert en cadeau à ses hôtes de l’argent de l’Allemagne de l’Ouest. Comme dans d’autres parties de l’empire soviétique, ils ont pu alors se rendre dans des magasins spécialisés où les biens étrangers n’étaient accessibles qu’à ceux qui avaient de fortes devises étrangères. Là, ils ont acheté des denrées alimentaires. Les conserves et les boîtes vides ont ensuite été placées de façon décorative sur la cheminée du salon à côté d’objets plus anciens. Interrogé à ce sujet, les hôtes ont dit qu’une fois la nourriture consommée, il semblait dommage de jeter les conteneurs avec leurs extérieurs joliment conçus. Le visiteur a ensuite remarqué que d’autres ménages avaient des petites «décorations» similaires. La nourriture de base subventionnée, emballée dans des contenants neutres, avait peut-être autrefois gagné leurs cœurs, mais maintenant leurs cœurs avaient évolué.

Le régime des ayatollahs

Le régime iranien actuel a également commencé avec un certain degré de légitimité et une auto-justification plausible. Ce fait crucial doit être expliqué puisqu’il semble être inconnu des politiciens étrangers qui traitent du régime et des commentateurs de l’Iran à partir de leurs lointains pays. En particulier, c’est une erreur de rejeter la révolution de 1979 comme une prise illégitime du pouvoir par des fanatiques religieux dépassés. Au lieu de cela, en un mot, la révolution de 1979 était initialement largement considérée – et pas seulement par les ayatollahs – comme la réintégration légitime de la révolution constitutionnelle avortée de 1906.

Dans ces premiers jours, la dynastie régnante était les Qajars. Son fondateur, Mohammad Khan Qajar, avait mené une campagne particulièrement brutale durant quinze ans pour envahir tout le pays, où il avait commis des massacres de populations entières et l’aveuglement de 20 000 hommes à Kerman, une ville qui lui avait résisté. Heureusement pour les autres Iraniens, il fût assassiné en 1797 un an après son couronnement. Son neveu et successeur s’est distingué en produisant entre cent et quatre cents enfants dans un harem où il avait jusqu’à 1000 femmes et en perdant un vaste territoire lors de deux guerres désastreuses avec la Russie. Les dirigeants ultérieurs de la dynastie étaient diversement corrompus ou incompétents ; ils ont également essayé de financer leurs dépenses excessives en accordant des concessions aux gouvernements étrangers. À la fin du dix-neuvième siècle, il n’est pas surprenant qu’un puissant mouvement constitutionnaliste se soit développé en Iran. Ses objectifs étaient d’introduire un gouvernement parlementaire sur le modèle européen et de libérer le pays de la servitude envers les étrangers.

Les constitutionnalistes ont eu leur chance lors des troubles populaires qui ont commencé en 1905. Sans entrer dans les détails, on peut noter trois similitudes

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