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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 17 juin 2018

Préambule : j’ai reçu le rapport de 500 pages (1) de l’inspecteur général Michael Horowitz du département de la Justice jeudi 14 juin à 16h heure française – au moment de sa parution. Deux minutes plus tard, CNN et d’autres chaînes câblées anti-Trump annonçaient qu’il prouvait l’absence de malversations, qu’il innocentait le FBI d’Obama, ainsi que l’ex-directeur du FBI qui a blanchi Hillary Clinton.

Je ne vais pas vous surprendre, ces médias ont menti : il était matériellement impossible, à 16h02, d’avoir lu les 500 pages et de faire une telle conclusion. En réalité, le rapport porte des accusations très lourdes, y compris contre l’ex-président Obama.

Exemples notables (j’ai allégé les phrases des mots redondants et non significatifs pour améliorer leur compréhension) :

Où l’on apprend, page 144, que les emails classifiés de Clinton ont été piratés par les services de renseignement étrangers

« Le FBI a déterminé que des informations classifiées étaient mal stockées et transmises sur le serveur de messagerie de Clinton, et que des informations classifiées ont été compromises par des personnes non autorisées, y compris des services gouvernementaux étrangers ou de renseignement, par cyberintrusion ou par d’autres moyens. Toutefois, en traitant l’enquête comme une affaire d’espionnage plutôt qu’une enquête criminelle, le FBI a considérablement entravé la capacité de l’équipe d’enquête d’obtenir des renseignements complets, exacts et opportuns. »

La déclaration de James Comey devant le Congrès en juillet 2016, en plein milieu des élections, a subi des changements linguistiques pour innocenter Clinton :

  • La description du traitement par Clinton d’informations classifiées a été modifiée de « négligence grossière » à « extrêmement négligente » parce que « négligence grossière » encourt une peine de prison, contrairement à extrême négligence.
  • La déclaration selon laquelle le stockage d’informations classées secrètes sur un serveur non sécurisé représentait une « négligence grave » a été supprimée, et remplacée par « particulièrement inquiétant parce que ces emails étaient hébergés sur des serveurs qui n’étaient pas entretenus par du personnel à temps plein ».
  • Une déclaration où le FBI a estimé qu’il était « raisonnablement probable » que des acteurs hostiles aient eu accès au serveur de messagerie privé de Clinton a été changée en « possible ».

• (Over the course of the next 2 months, Comey’s draft statement underwent various language changes, including the following:
• The description of Clinton’s handling of classified information was changed from “grossly negligent” to “extremely careless;”
• A statement that the sheer volume of information classified as Secret supported an inference of gross negligence was removed and replaced with a statement that the classified information they discovered was “especially concerning because all of these emails were housed on servers not supported by full-time staff”;
• A statement that the FBI assessed that it was “reasonably likely” that hostile actors gained access to Clinton’s private email server was changed to “possible.” The statement also acknowledged that the FBI investigation and its forensic analysis did not find evidence that Clinton’s email server systems were compromised; and…

Où il est révélé que le président Obama est coupable, qu’il savait que Clinton utilisait un serveur d’email privé, et a tout de même échangé des emails top secret avec elle

Le paragraphe évoque le fait que Clinton s’est servie de son serveur privé pour un échange avec le président Obama alors qu’elle se trouvait sur le territoire d’un pays étranger non ami. Les mots président Obama ont par la suite été remplacés par « un autre haut fonctionnaire » pour finalement être totalement supprimés.

• A paragraph summarizing the factors that led the FBI to assess that it was possible that hostile actors accessed Clinton’s server was added, and at one point referenced Clinton’s use of her private email for an exchange with then President Obama while in the territory of a foreign adversary. This reference later was changed to “another senior government official,” and ultimately was omitted.)

Pas de malversations ? C’est une blague ?

En fait, le rapport est rempli d’exemples de malversations pour des motifs politiques.

L’expert politique Jonathan Shirley a d’ailleurs précisé ce point important du rapport:

« Le rapport] ne dit pas qu’il n’y avait aucun parti pris. Il dit le contraire. Il dit que le parti pris qu’ils ont trouvé n’a pas changé le résultat [des élections] ».

Oui mais il a innocenté Hillary Clinton, et avec tout le respect que je dois à Shirley, on doit distinguer le résultat de l’intention. Un voleur est coupable même s’il n’a pas découvert de butin.

Pour moi, ce dossier révèle les abus de pouvoir et la corruption orchestrés au plus sommet du FBI et du département de la Justice par Obama à des fins politiques, pour faire destituer Donald Trump ou l’empêcher de diriger le pays.

Obama s’est servi du FBI comme d’une puissante arme contre ses opposants, exactement de la même façon qu’il l’a fait avec l’IRS, l’administration fiscale, qu’il a chargée de déclencher des contrôles fiscaux contre de nombreuses associations conservatrices, pro-Israéliennes et chrétiennes, afin de bloquer ou d’annuler leurs statuts à but non lucratif et ainsi les étrangler.

Et même si le rapport accuse le directeur du FBI d’avoir été « extraordinairement insubordonné », et « qu’aucune de ses raisons de s’écarter des règles bien établies du ministère … pour éviter la supervision de ses actions par la tête du ministère » ne sont recevables, je pense que Comey est certes impliqué jusqu’au cou, mais il est surtout le bouc émissaire d’une affaire qui le dépasse.

Kimberley Strassel, du Wall Street Journal, confirme mon analyse :

« Les démocrates et beaucoup de médias voudraient tout mettre sur le dos de Comey [ex-directeur du FBI]. Ce qui m’a frappé, c’est que ce rapport est une mise en accusation cinglante de l’ensemble du FBI [d’Obama] et de sa culture, et en particulier cet argument selon lequel ils ont tendance à vivre selon une règle qu’ils élaborent eux-mêmes. Ils imposent des règles à tout le monde, mais ils ne vivent pas selon ces règles. »

Strassel :

Je veux donc dire que nous avons ici :

  1. Des employés qui utilisent leur ordinateur et leur téléphone cellulaire personnels au travail [et enquêtent sur Clinton pour ces mêmes malversations]
  2. Nous avons découvert que tout le personnel de Comey était complice en aidant Comey à dissimuler à ses supérieurs du ministère de la Justice le contenu de son audition de juillet devant le Congrès au sujet d’Hillary Clinton.
  3. Nous avons des contacts non autorisés [des fuites] avec la presse.
  4. Nous avons un procureur général adjoint, Peter Kadzik, qui non seulement renseignait l’équipe Clinton sur des choses internes pendant qu’il travaillait sur l’enquête, mais qui, lorsqu’on lui a demandé de se récuser, n’a pas respecté sa récusation.
  5. Et nous avons Andrew McCabe qui fait fuiter des documents, et qui ment aux agents du FBI qui l’ont interrogé. »

Bill O’Reilly considère comme l’auteur de ces lignes que les médias vont publier mensonges sur mensonges sur le contenu du rapport et insulter votre intelligence.

Il ajoute que 499 des 500 pages du rapport sont remplis d’accusations, mais sont sujettes à interprétations sauf une.

Une page apporte la preuve absolue et irréfutable que les principaux enquêteurs du FBI dans le dossier sur une collusion possible entre la Russie et Trump sont engagés dans une chasse aux sorcières, une tentative de destituer ou d’entraver la présidence de Trump, et c’est celle qui contient un email entre Peter Strzok et sa maîtresse Lisa Page, dont je parle en détail plus loin dans cet article.

L’échange dit ceci :

  • Lisa Page : « [Trump] ne deviendra jamais président, n’est-ce pas ? N’est-ce pas ? »
  • Strzok : « Non, il ne le sera pas. On va l’arrêter. »

Hillary Clinton aurait dû être pénalement poursuivie en justice

L’inspecteur général Horowitz a lui aussi biaisé son rapport…

Le rapport dit :

Nous avons constaté que les procureurs ont examiné la violation de cinq lois fédérales :

  1. 18 U.S.C. §§ 793(d) et (e) (mauvaise manipulation délibérée de documents ou d’informations relatives à la défense nationale) ;
  2. 18 U.S.C. § 793(f) (enlèvement, perte, vol ou destruction de documents ou d’informations relatives à la défense nationale par négligence grave, ou omission de signaler un tel enlèvement, perte, vol ou destruction) ;
  3. 18 U.S.C. § 1924 (enlèvement et conservation non autorisés de documents ou de matériel classifiés par des employés du gouvernement) ; et
  4. 18 U.S.C. § 2071 (dissimulation, suppression ou altération de documents gouvernementaux).

Puis il ajoute :

L’ancienne secrétaire d’État Clinton et ses adjoints disent qu’ils n’avaient pas l’intention de communiquer des informations classifiées sur le système non classifié de Clinton. … et que les emails en question ne portaient pas les marques de classification appropriées.

Mais plus loin, on peut lire :

Les expéditeurs s’abstenaient souvent d’utiliser des faits ou des termes classifiés spécifiques dans les emails, avec le soin d’éviter de parler d’informations classifiées, et que l’ex-secrétaire d’État Clinton s’appuyait sur le jugement des employés du département d’État pour traiter correctement les informations classifiées, entre autres faits.

Comment le rapport peut-il soutenir deux faits contradictoires,

  • le premier étant qu’il n’y a pas de « grosse négligence » et de « mauvaise manipulation d’information classifiées », car selon Clinton, « les emails en question ne portaient pas les marques de classification appropriées »,
  • le second étant que « Clinton et ses adjoints s’abstenaient d’utiliser des faits ou des termes classifiés spécifiques dans les emails, avec le soin d’éviter de parler d’informations classifiées » ?

Double langage du rapport : coupables oui mais. Pas coupables, cependant…

La conduite du haut responsable du FBI Peter Strzok, et de sa maîtresse, Lisa Page, avocate spéciale du directeur adjoint du FBI McCabe qui a été brutalement licencié pour avoir menti au FBI, confirme que l’enquête a été influencée par des violents préjugés anti-Trump et des « considérations politiques inappropriées ».

Par exemple, le rapport dit :

  • « Comme nous le décrivons au chapitre 12 de notre rapport, la plupart des messages posant questions se rapportaient à l’enquête sur la Russie, qui ne fait pas partie de cet examen. Néanmoins, la suggestion dans certains messages liés à la Russie en août 2016 que Strzok est disposé à prendre des mesures officielles pour influer sur les perspectives électorales du candidat présidentiel Trump nous a amenés à remettre en question les décisions d’enquête dans lesquelles Strzok était impliqué, et s’il a pris des mesures spécifiques au cours de l’enquête en fonction de ses opinions politiques. »

Notez bien ce que dit le rapport :

  1. Strzok est disposé à prendre des mesures officielles pour influer sur les perspectives électorales du candidat présidentiel Trump.
  2. Pourtant, Robert Mueller l’a choisi pour mener à la fois l’enquête sur le serveur d’email privé de Clinton, et sur la soi-disant collusion russe.

Le rapport continu :

  • « Dans certains cas, Strzok et Page ont préconisé des mesures d’enquête plus agressives dans le cadre de l’enquête contre Trump, comme l’utilisation d’assignations à comparaître devant un grand jury et de mandats de perquisition pour obtenir des preuves.

Notez bien ce qui est dit, ici : Robert Mueller et son équipe d’enquêteurs ne sont pas à la recherche de coupables d’un crime, mais des preuves qu’un crime supposé a été commis. N’est-ce pas étrange ? N’est-ce pas extraordinaire que l’enquête la plus importante du 21e siècle, aux Etats-Unis, n’ait pas pour point de départ un délit constaté, comme dans le Watergate, pour lequel on cherchera ensuite les coupables, mais une rumeur de délit pour laquelle on cherche à prouver qu’elle est réelle ?

Le rapport poursuit :

  • Il y avait clairement des tensions et des désaccords dans un certain nombre de domaines importants entre les agents et les procureurs. Cependant, nous n’avons pas trouvé de preuves documentaires ou testimoniales indiquant que des considérations inappropriées, y compris des préjugés politiques, ont eu une incidence directe sur les décisions d’enquête que nous avons examinées au chapitre cinq.
  • Néanmoins, ces messages ont jeté une ombre sur le traitement par le FBI de l’enquête et sur la crédibilité de l’enquête.

Ainsi, l’inspecteur général dit que le comportement de Strozk et sa maîtresse « a été influencé par des violents préjugés anti-Trump et des considérations politiques inappropriées », mais qu’il n’a pas « trouvé les preuves documentaires qu’ils ont eu une incidence sur les décisions d’enquête ».

Pour moi, l’inspecteur général couvre son propre département. Il reconnaît un comportement anormal, un biais politique important concernant une enquête politique, mais il innocente les coupables en disant ne pas avoir trouvé les preuves que ces malversations ont porté leur fruit. Et les 20 personnes mises en examen par Mueller ? Et les personnes dont la vie a été détruite par cette enquête ? Et les 7 millions de dollars gaspillés par l’enquête ?

Comment Peter Strozk et Lisa Page ont tenté d’utiliser le FBI pour détruire Trump

Page 396 :

« Peter Strzok est un agent de contre-espionnage expérimenté qui a été promu au poste de directeur adjoint adjoint (DAD) de la Section de l’espionnage en septembre 2016 ».

…/…

« En plus de leurs rôles dans l’enquête sur Clinton [où tout a été fait, nous l’avons vu plus haut, pour l’innocenter], Page et Strzok ont été impliqués dans l’enquête du FBI sur les efforts du gouvernement russe pour s’ingérer dans l’élection présidentielle de 2016. Strzok a dirigé l’enquête sur la Russie à la fin juillet 2016. Page a également travaillé sur l’enquête sur la Russie et nous a dit qu’elle exerçait la même fonction de liaison qu’elle l’avait fait dans l’enquête sur Clinton. »

Les échanges de SMS qui tuent

Page 398 :

« Certains des messages exprimaient des opinions politiques sur les candidats et les enjeux de l’élection présidentielle de 2016, y compris des déclarations d’hostilité envers le candidat Trump et des déclarations de soutien à la candidate Clinton. »

« Nous avons identifié trois catégories de messages préoccupants au sujet d’un biais dans les enquêtes du FBI :

  1. Les premiers étaient des messages de nature politique commentant Trump et Clinton. Nous mettons particulièrement l’accent sur ces messages parce que Strzok et Page ont joué un rôle important dans les enquêtes impliquant Trump et Clinton, et ces messages créent une apparence de partialité.
  2. La deuxième catégorie, qui mêle sentiments politiques et discussion sur l’enquête contre Clinton, donne l’impression que les décisions d’enquête ont été influencées par des préjugés ou des considérations inappropriées.
  3. La troisième catégorie soulève des questions similaires, mais cette fois en ce qui concerne l’enquête sur la Russie.

Je résume :

  1. Strzok a dirigé l’enquête sur la Russie. Page y a participé.
  2. Son enquête a été influencée par des préjugés anti-Trump et des considérations inappropriées.
  3. Strzok a eu un rôle central dans l’enquête sur Clinton. Page y a participé.
  4. Ses échanges de SMS montrent que son enquête a été influencée par son soutien à Clinton.

Et les médias disent qu’il n’y a pas eu de malversations ? C’est une blague ?

Ce que pensent de Trump Strozk et Page qui enquêtent sur Trump

Voici, selon les SMS qu’ils s’échangeaient, ce que les deux amants avaient en tête, ce qu’ils pensaient, ce qu’ils cherchaient à accomplir, lorsqu’ils dirigeaient l’enquête contre Trump.

SMS de nature politique sur Trump et Clinton :

  • 16 août 2015, Strzok : « Bernie Sanders est un idiot comme Trump. Ils s’annulent l’un l’autre. »
  • 12 février 2016, Page : « Je ne suis pas prude, mais je suis vraiment consternée. Trump a utilisé le mot « couilles molles ». L’homme n’a ni dignité ni classe. Il ne peut tout simplement pas être président. Donald Trump divise les électeurs. »
  • 12 février 2016, Strzok : « Oh [Trump’s] descend dans les abysses. J’espère que la mascarade prendra fin et que les gens le laisseront tomber. Le problème, alors, c’est que Rubio va probablement perdre contre Cruz. Le parti républicain est en pleine confusion. »
  • 3 mars 2016, Page : « mon Dieu, Trump est un être humain détestable. »
  • 3 mars 2016, Strzok : « oh mon Dieu [Trump] est un idiot.
  • 3 mars 2016, Page : « Il est horrible. »
  • 3 mars 2016, Strzok : « mon Dieu, Hillary doit gagner 100,000,000,000-0. »
  • 3 mars 2016, Page : « As-tu aussi entendu [Trump] faire un commentaire sur la taille de son pénis tout à l’heure ? Cet homme ne peut pas être président. »
  • 12 mars 2016 : Page a transmis un article sur un candidat « d’extrême droite » au Texas, déclarant : « Qu’est-ce qui ne va pas chez les gens ?
  • Strzok a répondu : « Cet article du Texas est déprimant comme l’enfer. Mais réponds, comment pourrions-nous nous retrouver avec un Président Trump. »
  • 16 mars 2016, Page : « Je ne peux pas croire que Donald Trump soit un candidat sérieux à la présidence. »
  • 11 juin 2016, Strzok : « Ils méritent pleinement d’y aller, et de démontrer l’absurdité absolue de Trump. »
  • 18 juillet 2016, Page : « ….Donald Trump est un énorme pourriture. »
  • 19 juillet 2016, Page : « Trump parlait à peine, mais la première chose qui sortait de sa bouche était « nous allons gagner très gros ». C’est comme vivre dans un cauchemar. »
  • 21 juillet 2016, Strzok : « Trump est un désastre. Je n’ai aucune idée à quel point sa présidence serait déstabilisante. »
  • 26 août 2016, Strzok : « Je viens d’aller dans un Walmart du sud de la Virginie. Je pourrais SENTIR le soutien de Trump…… »
  • 26 septembre 2016, Page a envoyé un article à Strzok intitulé « Pourquoi Donald Trump ne devrait pas être président », déclarant : « As-tu lu ceci ? C’est cinglant. Et j’ai peur. »
  • 19 octobre 2016, Strzok : « Je suis en colère. Trump est un putain d’idiot, incapable de fournir une réponse cohérente. »
  • 3 novembre 2016, Page : « Les chiffres de la probabilité selon le NYT diminuent tous les jours. J’ai peur pour notre organisation. »
  • 3 novembre 2016, Strzok : « [Jill] Stein et le crétin [Gary] Johnson sont en train de tout foutre en l’air, aussi. »
  • 7 novembre 2016, Strzok : Faisant référence à un article intitulé « Une victoire de M. Trump reste possible », Strzok déclare : « OH MON DIEU! PUTAIN QUE C’EST TERRIFIANT ! ».
  • 13 novembre 2016, Page : « J’ai acheté [le film] tous les hommes du président. Je me suis dit qu’il fallait que je me rafraîchisse sur le Watergate. »

SMS échangés pendant l’enquête contre Clinton, et qui laissent penser que l’enquête a été sabotée pour l’innocenter) :

  • 24 février 2016, Page à Strzok: « Une chose de plus : elle pourrait être notre prochaine présidente. La dernière chose dont tu as besoin, c’est qu’on y aille [armés] comme pour aller chasser l’ours. Tu crois qu’elle va se souvenir ou se préoccuper que [l’enquête] venait plus du département de la Justice que du FBI ? » Strzok a répondu: « je suis d’accord…. »
  • Page a envoyé des messages similaires à son supérieur Andrew McCabe et à un autre employé du FBI, ajoutant que le fait d’avoir un plus grand nombre [de personnes dans la pièce lors de l’audition de Clinton] « n’est pas nécessaire du point de vue opérationnel [mais qu’il faut assurer] autant la protection de sa réputation que le reste ». Clinton sera interviewée le 2 juillet 2016, et il n’y avait que trois fonctionnaires du FBI et cinq fonctionnaires du Département dans la pièce.
  • 26 juillet 2016: Strzok et Page ont échangé une série de messages, alors qu’ils semblaient regarder la Convention nationale du parti démocrate.
    • Au cours de cet échange, Page a écrit : « Ouais, c’est plutôt cool. Il faut juste gagner maintenant. Je ne vais pas mentir, j’ai eu un flash de nervosité hier à propos de Trump. Les sandernistas [votants pour Sanders] ont le potentiel de faire une très grosse erreur ici ».
    • Strzok a répondu : « Je ne m’inquiète pas pour eux. Je m’inquiète au sujet d’Assange l’anarchiste qui prend les informations qui leur sont données et les divulguent pour les perturber. « Nous devons obtenir le mémo [le résumé de l’enquête sur le serveur privé d’email de Clinton], le mémoire et le classement de l’affaire. »

SMS échangés pendant l’enquête sur la collusion avec la Russie) :

Tu es destiné à protéger le pays de cette menace [Trump]

  • 6 août 2016 : Lors d’un échange, Page a transmis à Strzok un article de presse concernant une critique de Trump à l’égard des Khans (la famille qui a comparu à la Convention Nationale Démocratique) et a déclaré: « Jésus. tu dois lire ça. Et que Trump aille se faire foutre. »
  • Strzok a répondu à l’article et a ajouté : « Et que Trump aille se faire foutre. »
  • Page répondit : « Sans vouloir enlever à l’injustice de tout ceci, nous sommes tous les deux des gens profondément chanceux. Elle a ensuite envoyé un autre message qui explique le premier : « peut-être que tu es destiné à rester où tu es parce que tu es destiné à protéger le pays de cette menace. »

Et le coup de grâce arriva avec ce message…

Trump ne deviendra jamais président, n’est-ce pas ? Non, il ne le sera pas. On va l’arrêter

  • 8 août 2016, Page a déclaré : « [Trump] ne deviendra jamais président, n’est-ce pas ? N’est-ce pas ? »
  • Strzok lui répondit : « Non, il ne le sera pas. On va l’arrêter. »

18 mai 2017. Mueller a été nommé enquêteur spécial dans le dossier russe le 17 mai 2017.

Nous sommes le lendemain, Strzok et Page ont échangé des messages pour savoir si Strzok devait se joindre à l’enquête du conseiller spécial.

Strzok écrit : « Pour moi, et pour cette affaire, j’ai personnellement le sens d’une mission inachevée. Je l’ai lancée avec [le traitement] de l’enquête sur Clinton. Maintenant, je dois finir le travail. »

Conclusion

Imaginez ce que doit ressentir le Président Trump en ayant pris connaissance de tout ça. Imaginez comment vous réagiriez si vous appreniez qu’une machine aussi puissante que le FBI, en réalité l’agence de police la plus puissante au monde.

Ce rapport tant attendu est une auberge espagnole. Il est tellement gros que peu de gens se sont donné la peine de le lire, ce qui fait que les journalistes peuvent raconter n’importe quel bobard sur son contenu sans risquer d’être contredits. Il est à la fois tellement riche de révélations compromettantes et de contre-vérités pour couvrir le département de la Justice, que les médias et la gauche l’ont présenté comme si l’accusation de partialité de l’enquête contre Clinton est fausse, alors que le contraire est vrai.

S’il y a bien un thème central à ce rapport, c’est le biais et les malversations qu’il dénonce.

Et tout ceci n’aura aucune importance si les coupables ne sont pas traînés devant la justice.

Et le ministre de la Justice, Jeff Sessions, a démontré de façon tragique qu’il est incapable du courage politique nécessaire pour déclencher les mises en accusation qui s’imposent.

Deux douzaines d’agents du FBI ont demandé à être entendus sous serment par la commission d’enquête du Congrès pour révéler les malversations dont ils ont été témoins et qui ont profondément affecté leur moral, leur foi dans l’agence qu’ils servent.

La justice viendra peut-être d’eux.

Dans l’attente, toute cette affaire révèle les profonds dysfonctionnements qui gangrènent la première et plus belle démocratie au monde. Elle montre que les meilleurs systèmes ne sont pas encore assez parfaits lorsque l’homme décide de mettre son intelligence au service du mal. Et les dirigeants de gauche incarnent le mal.

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

(1) près de 580 pages avec les documents annexes : justice.gov

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